FAO : La consommation mondiale des engrais minéraux dépassera 200 millions de tonnes en 2018

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La consommation mondiale d’engrais devrait croître de 1,8 % par an jusqu’en 2018, pronostique un rapport de la FAO : “ Engrais, tendances et perspectives mondiales à l’horizon de 2018 “. La capacité de production d’engrais devrait augmenter plus rapidement que les utilisations.

 “L’utilisation d’engrais minéraux au niveau mondial devrait dépasser en volume 200,5 millions de tonnes en 2018, soit 25 % de plus qu’en 2008 “, précise la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans un communiqué du 16 février 2015.

Cette tendance est valable pour les trois principaux engrais : l’azote, le phosphate et la potasse. “L’utilisation mondiale de l’azote, qui est le facteur le plus déterminant du rendement des cultures, devrait augmenter de 1,4 % par an jusqu’en 2018, tandis que l’utilisation du phosphate augmenterait de 2,2 % et la potasse de 2,6 %. En comparaison, l’on prévoit que les disponibilités de ces trois éléments essentiels croîtront de 3,7 %, 2,7 % et 4,2 % par an, respectivement. “

 Utilisation stable en Europe occidentale

 “L’Europe dans son ensemble disposera également d’un excédent des trois principaux éléments nutritifs du fait de soldes largement positifs en Europe orientale et en Asie centrale. L’utilisation d’engrais en 2018 devrait être stable en Europe occidentale mais augmenterait de 3,6 % par an dans la sous-région orientale. “

“L’augmentation considérable de l’utilisation d’engrais minéraux a permis une expansion rapide de la productivité agricole dans la période de l’après-guerre “, indique la FAO. Mais c’est sans compter la dégradation des ressources. “ Le suremploi d’engrais dans certaines régions a entraîné la pollution des sols et la formation de dépôts d’azote qui compromettent les ressources hydriques. “

L’application d’engrais n’est pas l’unique solution, de nombreuses alternatives existent pour restaurer l’azote dans le sol : “la rotation des cultures adaptées localement, le paillage, le fumier. Et les légumineuses, comme le soja, recèlent dans leurs systèmes racinaires des micro-organismes qui captent l’azote de l’air et le restituent aux plantes “.

Source : lafranceagricole.fr

 

 

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