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agricole : Le développement du secteur agricole dans la région de l’Oriental progresse significativement, comme l’a souligné M. Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, lors de son intervention à Oujda. Cette dynamique positive se traduit par des réalisations notables au sein des différentes filières de production, dépassant même, dans certains cas, les objectifs fixés pour 2020. L’inauguration du nouveau siège de la Chambre agricole de la région a marqué un jalon important dans cette avancée, plaçant l’agriculture de l’Oriental sous les feux des projecteurs de la réussite. Ces progrès s’inscrivent dans le cadre ambitieux du plan Maroc Vert, démontrant l’efficacité des stratégies mises en place pour dynamiser le monde agricole.
Le Plan Maroc Vert et ses réalisations agricoles dans l’Oriental
Le ministre Akhannouch a particulièrement mis en exergue les avancées substantielles enregistrées au titre des deux premiers piliers du plan Maroc Vert dans la région de l’Oriental. Ces avancées concernent des filières clés pour l’économie locale et nationale. Les semences ont atteint 105% de leur production programmée, témoignant d’une maîtrise et d’une optimisation des ressources. La filière des agrumes affiche une performance de 61%, un chiffre encourageant qui reflète les efforts d’amélioration des rendements et de la qualité. L’olivier, pilier traditionnel de l’agriculture marocaine, a atteint 94% de la production visée, confirmant son importance stratégique. Enfin, la filière du sucre a non seulement atteint mais dépassé ses objectifs, avec 102% de la production programmée. Ces chiffres démontrent une gestion proactive et une adaptation réussie aux défis du secteur agricole.
Le monde agricole est aujourd’hui confronté à des pressions mondiales croissantes. La demande alimentaire mondiale continue d’augmenter, poussée par une croissance démographique soutenue et une amélioration du niveau de vie dans de nombreuses régions émergentes. Parallèlement, les aléas climatiques, de plus en plus fréquents et intenses, tels que les sécheresses prolongées ou les inondations, perturbent les cycles de production et affectent les rendements. L’accès aux ressources naturelles, notamment l’eau, devient de plus en plus critique, posant des défis majeurs pour les systèmes agricoles, particulièrement dans des régions arides ou semi-arides comme l’Oriental. Les coûts des intrants, tels que les engrais, les semences certifiées et l’énergie, connaissent également une volatilité significative, impactant directement la rentabilité des exploitations agricoles. Face à ces enjeux complexes, le développement du secteur agricole au Maroc, et plus spécifiquement dans l’Oriental, nécessite une stratégie multidimensionnelle et résiliente, axée sur l’innovation et la durabilité.
Les défis agronomiques et économiques du secteur agricole
Au-delà des chiffres de production, le secteur agricole est confronté à des défis agronomiques de taille. Le stress hydrique est une préoccupation majeure, nécessitant des investissements dans des techniques d’irrigation économes en eau, comme le goutte-à-goutte, et le développement de cultures moins consommatrices d’eau. Les coûts des intrants, qu’il s’agisse de fertilisants, de semences ou de produits phytosanitaires, représentent une part importante des charges des agriculteurs. La fluctuation des prix sur les marchés internationaux peut rendre la planification budgétaire difficile. Le directeur de la Chambre agricole de l’Oriental, Mohamed Aoussar, a d’ailleurs souligné la nécessité de valoriser et de commercialiser efficacement les produits agricoles. La création d’unités spécialisées dans l’industrie agroalimentaire et de grands marchés agricoles est essentielle pour améliorer la chaîne de valeur. La conquête de nouveaux marchés à l’exportation et la généralisation des contrats-programmes sont des leviers indispensables pour développer d’autres filières à forte valeur ajoutée et assurer la pérennité du modèle agricole.
La dynamique entre le “coût prix” et le “prix de vente” est au cœur des préoccupations économiques du secteur agricole. Le coût prix englobe toutes les dépenses engagées par un producteur pour mettre un bien agricole sur le marché. Cela inclut le coût de la terre (location ou amortissement), le coût des semences, des fertilisants, des produits de protection des cultures, de l’eau, de l’énergie (pour l’irrigation, le chauffage des serres, le transport), de la main-d’œuvre (saisonnière ou permanente), de l’entretien du matériel, de l’assurance, et des frais administratifs. Vient s’ajouter à cela l’amortissement des investissements à long terme, comme les bâtiments d’exploitation ou les équipements spécialisés. Le prix de vente, quant à lui, est le montant que le producteur obtient en échange de son produit sur le marché. Il est déterminé par une multitude de facteurs, dont l’offre et la demande, la qualité du produit, la saisonnalité, la concurrence des importations, les coûts de transformation et de distribution, et les marges des intermédiaires. Lorsque le prix de vente est inférieur au coût prix, l’agriculteur subit une perte, ce qui peut compromettre sa capacité à réinvestir et à maintenir son activité. Un déséquilibre persistant entre ces deux indicateurs peut entraîner une crise dans le secteur agricole, poussant les producteurs à réduire leurs superficies, à changer de culture, voire à abandonner leur exploitation. C’est pourquoi des politiques de soutien, des contrats-programmes et des dispositifs de stabilisation des prix, comme ceux promus par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sont cruciaux pour assurer la viabilité économique de l’agriculture.
Les acteurs du développement agricole et les perspectives futures
La cérémonie d’inauguration du siège de la Chambre agricole de l’Oriental a rassemblé des personnalités clés du monde politique et économique, témoignant de l’importance accordée au développement du secteur. Outre le ministre Akhannouch, étaient présents le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, le wali de la région de l’Oriental, Mohamed Mhedia, le président de la région, Abdenbi Bioui, ainsi que de nombreux élus locaux. Cette présence conjointe souligne une volonté d’action coordonnée pour impulser davantage le secteur agricole, en intégrant les aspects industriels et commerciaux à la production. Le secteur agricole marocain, soutenu par des initiatives comme le plan Maroc Vert et des acteurs engagés tels que HortiTecNews, continue de tracer sa voie vers une croissance durable et une meilleure résilience face aux défis globaux. Pour des exemples concrets d’autres approches agricoles, on peut observer les politiques menées en Tunisie par le Ministère de l’Agriculture (Ministère de l’Agriculture de Tunisie).
FAQ sur la situation du secteur agricole
Pourquoi le prix des produits agricoles peut-il être volatile ?
La volatilité des prix des produits agricoles est due à une combinaison de facteurs : les aléas climatiques qui affectent les récoltes, les fluctuations de la demande mondiale, les coûts élevés des intrants (engrais, énergie), la spéculation sur les marchés des matières premières agricoles, et les variations des taux de change. Ces éléments rendent difficile pour les agriculteurs de garantir une rentabilité stable.
Quelles sont les principales filières agricoles concernées par les progrès dans l’Oriental ?
Les progrès dans l’Oriental concernent notamment les filières des semences, des agrumes, de l’olivier et du sucre, qui ont montré des performances significatives dans le cadre du plan Maroc Vert. D’autres filières à valeur ajoutée sont également en cours de développement.
Comment le Maroc compte-t-il faire face au stress hydrique dans l’agriculture ?
Le Maroc investit dans des techniques d’irrigation efficientes, telles que le goutte-à-goutte, et soutient le développement de cultures moins gourmandes en eau. La modernisation des infrastructures hydrauliques et la sensibilisation des agriculteurs à une gestion optimisée de l’eau sont également des priorités.
Quel est le rôle de l’agro-industrie dans le développement agricole ?
L’agro-industrie joue un rôle crucial en transformant les produits agricoles bruts en produits à plus forte valeur ajoutée (jus, conserves, produits laitiers, etc.). Elle permet de diversifier l’offre, de créer des emplois, de réduire les pertes post-récolte et d’ouvrir de nouveaux marchés, tant nationaux qu’internationaux, contribuant ainsi à la rentabilité globale du secteur agricole.
Que signifie le dépassement des objectifs de production pour la filière agricole ?
Lorsque les objectifs de production sont dépassés dans le secteur agricole, cela indique généralement une efficacité accrue des pratiques agricoles, une meilleure gestion des ressources, des conditions climatiques favorables, ou l’impact positif de politiques de soutien et d’investissement. Cela peut se traduire par une augmentation de l’offre, potentiellement une stabilisation ou une baisse des prix pour les consommateurs, et une amélioration des revenus pour les producteurs, sous réserve de la dynamique du marché.




