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protection des plantes : Maroc-Émirats Arabes Unis scellent 21 accords, l’agriculture en première ligne.
Dans un contexte de coopération bilatérale renforcée, le Maroc et les Émirats Arabes Unis ont marqué une étape décisive avec la signature de 21 accords de partenariat dans divers secteurs stratégiques. Parmi ceux-ci, le domaine agricole occupe une place de choix, témoignant de l’importance accordée à la sécurité alimentaire et au développement du secteur. Deux mémorandums d’entente clés ont été signés, illustrant la volonté commune de mutualiser les savoir-faire et de renforcer la collaboration en matière de protection des plantes et de mise en valeur des terres agricoles.
Renforcer la protection des plantes et la biosécurité phytosanitaire
La signature de ces accords, présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, Prince héritier d’Abou Dhabi, Commandant suprême adjoint des Forces armées de l’État des Émirats Arabes Unis, témoigne d’une vision partagée quant à l’avenir de l’agriculture. Le premier mémorandum d’entente, spécifiquement axé sur la mise en quarantaine dans le domaine agricole et la protection des plantes, ainsi que sur l’échange de produits agricoles, a été paraphé par Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane et le ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch. Cet accord est d’une importance capitale pour garantir la santé des cultures et prévenir l’introduction et la propagation de ravageurs et de maladies qui pourraient compromettre les rendements et la qualité des productions agricoles. Dans un monde de plus en plus interconnecté, où les flux commerciaux de produits agricoles sont intenses, la mise en place de systèmes de quarantaine robustes et d’une surveillance phytosanitaire efficace est essentielle. La protection des plantes devient ainsi un pilier de la compétitivité et de la durabilité du secteur agricole.
La pression sur le marché mondial de l’agriculture ne cesse de croître, alimentée par une demande croissante due à l’augmentation de la population mondiale et aux changements climatiques. Dans ce contexte, la protection des plantes revêt une importance stratégique. Les cultures sont constamment menacées par une multitude d’organismes nuisibles, qu’il s’agisse d’insectes ravageurs, de maladies fongiques ou bactériennes, et de mauvaises herbes concurrentes. L’inefficacité de la protection des plantes peut entraîner des pertes de rendement considérables, affectant directement la rentabilité des exploitations agricoles et, par extension, la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché. Les agriculteurs sont donc confrontés à un défi permanent pour maintenir leurs cultures en bonne santé et assurer une production optimale. Les accords de coopération bilatérale comme ceux conclus entre le Maroc et les Émirats Arabes Unis visent à renforcer les capacités dans ce domaine, en facilitant l’échange d’informations, de technologies et de bonnes pratiques.
Valorisation agricole et développement de l’élevage
Le second mémorandum d’entente, axé sur la mise en valeur agricole et l’élevage, signé également par Abdallah Ben Zayed Al Nahyane et Aziz Akhannouch, complète cette démarche en abordant l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. La mise en valeur des terres agricoles implique l’optimisation de leur potentiel productif par des techniques agricoles modernes, l’irrigation, l’amélioration des sols, et l’adoption de cultures à haute valeur ajoutée. Parallèlement, le développement de l’élevage, qu’il soit bovin, ovin ou avicole, contribue à la diversification des revenus agricoles et à la sécurité alimentaire. L’amélioration des techniques d’élevage, la gestion des troupeaux, la santé animale et la production de fourrages sont autant de domaines où une collaboration accrue peut apporter des bénéfices mutuels. L’intégration de ces deux volets, la mise en valeur des terres et l’élevage, permet de créer des synergies et d’optimiser l’utilisation des ressources, tout en renforçant la résilience du secteur face aux défis environnementaux et économiques. La protection des plantes est intrinsèquement liée à ces aspects, car des cultures saines fournissent une alimentation de qualité pour le bétail, et des pratiques agricoles durables contribuent à la santé des écosystèmes, bénéficiant ainsi à l’ensemble de l’agriculture.
Les défis agronomiques auxquels sont confrontés les agriculteurs sont de plus en plus complexes. Le stress hydrique, exacerbé par les changements climatiques et la raréfaction des ressources en eau, impose une gestion rigoureuse de l’irrigation et le recours à des cultures plus résistantes à la sécheresse. Parallèlement, le coût des intrants agricoles, tels que les engrais, les semences et les produits phytosanitaires, ne cesse d’augmenter, pesant lourdement sur la marge des producteurs. Cette pression économique oblige les agriculteurs à optimiser l’utilisation de chaque ressource et à adopter des stratégies de protection des plantes plus efficaces et économiquement viables. La recherche de solutions innovantes, l’adoption de pratiques agroécologiques et le développement de variétés végétales plus résistantes deviennent des priorités absolues. La coopération internationale permet de partager les avancées technologiques et de trouver des solutions adaptées aux problématiques spécifiques de chaque région. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) joue un rôle crucial dans la diffusion de ces connaissances et dans le soutien aux pays en développement pour relever ces défis.
Comprendre la dynamique “Coût de production vs Prix de vente”
La relation entre le coût de production et le prix de vente est au cœur de la viabilité économique de toute exploitation agricole. Pour les produits agricoles, ce calcul est particulièrement sensible. Le coût de production englobe une multitude de dépenses : l’achat des semences, des engrais, des produits phytosanitaires pour la protection des plantes, le carburant pour les machines agricoles, la main-d’œuvre, l’irrigation, et l’amortissement du matériel. Chaque étape de la culture, de la préparation du sol à la récolte, entraîne des coûts qui doivent être soigneusement maîtrisés. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par une multitude de facteurs, notamment l’offre et la demande sur les marchés locaux et internationaux, la qualité du produit, les coûts de transformation et de transport, et la concurrence. Lorsque le coût de production dépasse le prix de vente, les agriculteurs se retrouvent en difficulté, menaçant la pérennité de leurs exploitations et la sécurité alimentaire. Les accords de coopération, en facilitant l’accès à des technologies plus efficaces et moins coûteuses, en optimisant les processus de production, et en ouvrant de nouveaux marchés, peuvent contribuer à rééquilibrer cette dynamique. L’amélioration de la protection des plantes, par exemple, peut réduire les pertes de rendement, augmentant ainsi la quantité de produit disponible à la vente et potentiellement améliorant la marge bénéficiaire.
Protection des plantes : un enjeu stratégique pour l’avenir
Les accords signés entre le Maroc et les Émirats Arabes Unis jettent les bases d’une collaboration fructueuse dans le domaine agricole. L’accent mis sur la protection des plantes et la mise en valeur des terres souligne la volonté des deux pays de renforcer leur autosuffisance alimentaire et de développer des filières agricoles résilientes et durables. Le partage d’expertise et l’accès à des technologies de pointe, notamment dans le domaine de la protection des plantes, permettront aux agriculteurs de mieux faire face aux aléas climatiques et aux pressions sanitaires. La coopération pourrait également s’étendre à la recherche et développement pour identifier des solutions innovantes et écologiques, favorisant une agriculture plus respectueuse de l’environnement. L’intégration de pratiques agricoles modernes et l’amélioration de la protection des plantes sont des leviers essentiels pour assurer la compétitivité du secteur et répondre aux défis d’un marché mondial en constante évolution. L’importance de ces partenariats pour le développement de l’agriculture au Maroc et aux Émirats Arabes Unis ne peut être sous-estimée, ouvrant la voie à une prospérité partagée.
Ce partenariat stratégique renforce la position du Maroc en tant que plateforme agricole régionale et ouvre de nouvelles perspectives pour les exportations de produits agricoles vers les marchés des Émirats Arabes Unis et au-delà. L’expertise marocaine en matière de cultures sous serre, d’irrigation efficiente et de protection des plantes, combinée aux ressources et aux ambitions des Émirats Arabes Unis, offre un potentiel immense pour stimuler l’innovation et la croissance dans le secteur. L’implication de l’HortiTecNews dans la diffusion de ces avancées est également un atout pour informer les professionnels et les sensibiliser aux meilleures pratiques. La protection des plantes, dans ce contexte, devient un élément clé pour garantir la qualité et la compétitivité des produits marocains sur les marchés internationaux.
FAQ sur la crise actuelle de la protection des plantes
Pourquoi le prix de la protection des plantes augmente-t-il ?
L’augmentation du prix des produits phytosanitaires utilisés pour la protection des plantes est due à plusieurs facteurs. Premièrement, l’augmentation du coût des matières premières nécessaires à leur fabrication, souvent d’origine pétrolière ou minérale. Deuxièmement, les contraintes réglementaires de plus en plus strictes en matière d’environnement et de santé publique, qui imposent des processus de développement et d’homologation plus longs et coûteux pour les nouveaux produits. Enfin, la dépendance vis-à-vis de certains marchés d’approvisionnement et les tensions géopolitiques peuvent également influencer les prix. Les accords de coopération visent à trouver des solutions pour atténuer ces hausses et garantir l’accès des agriculteurs à des intrants abordables pour la protection des plantes.
Quelles sont les alternatives pour les producteurs face à la hausse des prix des produits phytosanitaires ?
Face à la hausse des prix des produits phytosanitaires, les producteurs se tournent de plus en plus vers des alternatives. Cela inclut le développement de programmes de lutte intégrée, qui combinent différentes méthodes de contrôle des ravageurs et maladies, incluant la lutte biologique (utilisation d’ennemis naturels des ravageurs), les pratiques culturales (rotation des cultures, choix de variétés résistantes, gestion de la fertilisation) et l’utilisation raisonnée des produits chimiques. L’agroécologie, qui vise à intégrer les principes écologiques dans la conception et la gestion des systèmes agricoles durables, offre également des solutions prometteuses. La recherche et l’innovation dans le domaine des biopesticides et des biostimulants sont également des pistes importantes pour une protection des plantes plus durable et économique.
Comment la coopération entre le Maroc et les Émirats Arabes Unis peut-elle aider à améliorer la protection des plantes ?
La coopération bilatérale entre le Maroc et les Émirats Arabes Unis dans le domaine de la protection des plantes peut se traduire par plusieurs actions concrètes. Cela peut inclure le partage d’informations sur les ravageurs et les maladies émergents, le transfert de technologies et de savoir-faire en matière de diagnostic et de contrôle, la mise en place de systèmes de surveillance phytosanitaire conjoints, et le développement de programmes de formation pour les techniciens et les agriculteurs. Les deux pays peuvent également collaborer dans la recherche et le développement de solutions innovantes, y compris des méthodes de protection des plantes plus respectueuses de l’environnement et économiquement viables. L’accès facilité à certains intrants ou à des technologies de production avancées peut également être un avantage clé de ce partenariat.
Source : le360.ma




