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Culture cerise à Sefrou : une campagne prometteuse sous le signe de l’optimisme et de l’innovation.
Saviez-vous que Sefrou produit à elle seule la moitié de la production nationale en cerises ? Dans cette région, les plantations de cerisiers s’étendent sur près de 300 hectares. Ce n’est pas pour rien que la ville fête cet arbre et son fruit depuis le début du 20ème siècle en lui dédiant tout un festival. Cette année, la production de la cerise à Sefrou atteindra les 800 tonnes ! Ceci est dû à une pluviométrie qui a été particulièrement bonne et idéale à ce type de cultures mais aussi à tous les efforts consentis par les producteurs pour optimiser les rendements et organiser leurs filières. Houssine Laabari, gérant d’une exploitation agricole, confirme : « nous avons appris à maîtriser la production et à entretenir et à protéger les arbres de toutes les maladies qui menacent leurs productivités ». L’engagement des agriculteurs locaux est un pilier essentiel de la réussite de la culture cerise dans la région.
Aux côtés des efforts des agriculteurs, l’État consacre un intérêt particulier à la culture cerise dans la région, dans le cadre du Plan Maroc Vert. Des subventions pouvant atteindre les 80%, sont accordées aux agriculteurs pour le financement des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et des filets anti-grêles. Ces mesures visent à moderniser les pratiques agricoles et à améliorer la résilience des exploitations face aux aléas climatiques. Les équipes de 2M ont visité un des vergers les plus rentables de la région, illustrant concrètement les bénéfices de ces investissements.
Les défis et opportunités de la culture cerise
La culture cerise, bien que prometteuse à Sefrou, fait face à une pression croissante sur le marché mondial. L’augmentation de la demande pour ce fruit apprécié pour sa saveur et ses bienfaits nutritionnels stimule la production dans de nombreuses régions du globe. Cependant, cette expansion globale s’accompagne de défis importants. Les producteurs doivent composer avec une volatilité des prix, une concurrence accrue des pays émergents et des exigences de plus en plus strictes en matière de qualité et de traçabilité. Pour maintenir leur compétitivité, les agriculteurs de Sefrou misent sur l’innovation et l’adoption de techniques de production durables. Le Plan Maroc Vert, avec son soutien aux infrastructures d’irrigation et aux protections contre la grêle, joue un rôle crucial dans cette adaptation, permettant d’assurer une meilleure maîtrise des coûts de production et une qualité constante du fruit.
Sur le plan agronomique, la culture cerise exige une attention particulière. Les défis liés au stress hydrique sont une préoccupation majeure, notamment dans un contexte de changement climatique où les régimes de précipitations peuvent être imprévisibles. L’optimisation de l’utilisation de l’eau, par le biais de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, est donc primordiale. De plus, les coûts des intrants agricoles, tels que les engrais et les produits phytosanitaires, ont également une incidence significative sur la rentabilité. La protection des vergers contre les maladies et les ravageurs demande une vigilance constante et l’application de stratégies de lutte intégrée pour minimiser l’usage des produits chimiques tout en garantissant la santé des arbres et la qualité des cerises.
La dynamique économique de la culture cerise : Prix de revient vs. Prix de vente
La rentabilité de la culture cerise repose sur un équilibre délicat entre le prix de revient et le prix de vente. Le prix de revient englobe l’ensemble des dépenses engagées par le producteur : l’achat des plants, la préparation du sol, les travaux de plantation, l’irrigation, la fertilisation, la taille, la protection contre les maladies et les ravageurs, la récolte manuelle, et enfin le conditionnement et le transport. Ces coûts sont variables et peuvent être influencés par de nombreux facteurs, tels que le coût de la main-d’œuvre, le prix des intrants, la consommation d’eau et d’énergie. Dans le cas de la culture cerise, la récolte est particulièrement coûteuse car elle requiert une main-d’œuvre qualifiée et une rapidité d’exécution pour cueillir les fruits à maturité optimale.
Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par les forces du marché, la demande des consommateurs, la qualité du produit, la concurrence nationale et internationale, et les canaux de distribution utilisés. Les cerises de Sefrou, reconnues pour leur qualité, bénéficient d’une certaine valorisation, mais la pression concurrentielle peut limiter les marges. Pour optimiser la marge bénéficiaire, les producteurs cherchent à réduire leurs coûts de production grâce à l’adoption de technologies modernes, à l’amélioration de la gestion de l’eau et à la réduction des pertes post-récolte. L’accès à des marchés plus rémunérateurs, tels que l’exportation ou les circuits courts, peut également améliorer significativement la rentabilité de la culture cerise.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis économiques et environnementaux, diversifier les pratiques agricoles et explorer de nouvelles pistes devient essentiel pour les producteurs de cerises. L’adoption de variétés de cerises plus résistantes aux maladies et aux conditions climatiques extrêmes peut réduire les coûts de production et les pertes. L’agriculture de précision, grâce à l’utilisation de capteurs et de drones, permet une gestion plus fine des ressources, optimisant l’irrigation et la fertilisation, et donc réduisant les intrants et les coûts. Le développement de filières de transformation locales, pour produire des produits à base de cerises comme des confitures, des jus ou des produits déshydratés, peut également offrir des débouchés supplémentaires et une meilleure valorisation du fruit, notamment lorsque le marché du fruit frais est saturé ou que les prix sont bas.
La collaboration au sein de coopératives et de groupements de producteurs est une autre stratégie clé. Ces structures permettent de mutualiser les moyens, de négocier de meilleurs prix d’achat des intrants, d’organiser la commercialisation de manière plus efficace et de partager les bonnes pratiques. Le recours aux aides et subventions disponibles, comme celles offertes dans le cadre de programmes agricoles nationaux ou internationaux, est également une voie à explorer pour financer les investissements nécessaires à la modernisation des exploitations. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) propose d’ailleurs des ressources et des programmes d’accompagnement pour les agriculteurs cherchant à améliorer leurs techniques et leur rentabilité.
FAQ sur la culture cerise
Pourquoi le prix de la culture cerise peut-il varier autant ?
Le prix de la cerise est fortement influencé par l’offre et la demande. Une récolte abondante due à une bonne météo peut faire baisser les prix, tandis qu’une récolte médiocre, causée par le gel ou la grêle, fait grimper les prix. La qualité du fruit, sa taille, sa couleur et sa saveur jouent également un rôle majeur dans sa valorisation sur le marché. La concurrence des autres pays producteurs et les coûts de transport affectent aussi le prix final.
Quelles sont les principales menaces pour la culture cerise ?
Les principales menaces incluent les aléas climatiques (gelées tardives, grêle, sécheresse), les maladies (tavelure, moniliose) et les ravageurs (mouche de la cerise, carpocapse). Le manque d’eau, en particulier, peut impacter la taille et la qualité des fruits. Les coûts élevés des intrants agricoles et de la main-d’œuvre sont aussi des préoccupations constantes pour les producteurs.
Comment les producteurs de Sefrou s’adaptent-ils aux changements climatiques ?
Les producteurs de Sefrou mettent en place des stratégies d’adaptation, comme l’installation de systèmes d’irrigation économes en eau (goutte-à-goutte), l’utilisation de filets anti-grêle pour protéger les vergers, et la sélection de variétés plus résistantes aux conditions climatiques difficiles. L’État, à travers des programmes comme le Plan Maroc Vert, soutient financièrement ces efforts d’adaptation, rendant la culture cerise plus résiliente.
Quel est l’impact du Plan Maroc Vert sur la culture cerise ?
Le Plan Maroc Vert a eu un impact significatif en encourageant la modernisation des pratiques agricoles. Les subventions offertes pour l’installation de systèmes d’irrigation et de filets anti-grêle ont permis aux agriculteurs d’investir dans des technologies qui améliorent les rendements et la qualité des cerises, tout en réduisant leur vulnérabilité aux aléas climatiques. Ce soutien a contribué à consolider la position de Sefrou comme un centre majeur de la culture cerise.
L’innovation et l’engagement des acteurs de la filière sont essentiels pour l’avenir de la culture cerise. L’expertise des producteurs locaux, combinée au soutien institutionnel et à l’adoption de technologies avancées, comme celles promues par des plateformes telles que HortiTecNews, assure une perspective positive pour ce secteur vital de l’agriculture marocaine.




