
Melon : La France est le plus grand marché pour le Maroc
8 March 2017
Les exportations des fraises espagnoles toujours en baisse
8 March 2017
Tomates turques : la nouvelle coqueluche des marchés mondiaux, un succès bâti sur la qualité et l’ambition. La Turquie s’affirme de plus en plus comme un acteur majeur sur la scène internationale des fruits et légumes, et ses tomates ne font pas exception. Récemment, le producteur et exportateur turc Başyazıcıoğlu Tarım a franchi une étape significative en concluant un accord d’approvisionnement avec la prestigieuse chaîne de supermarchés européenne Lidl. Cet accord témoigne de la reconnaissance croissante de la qualité et de la demande soutenue pour les **tomates turques** sur les marchés les plus exigeants.
Ce partenariat avec Lidl n’est pas un coup de hasard, mais s’inscrit dans une stratégie d’expansion déjà bien rodée. Le groupe Başyazıcıoğlu Tarım possède déjà des accords similaires avec d’autres géants de la distribution, notamment Magnit en Russie et Gippo en Biélorussie. Cette diversification des marchés d’exportation souligne la compétitivité et la capacité d’adaptation de l’offre turque face aux fluctuations géopolitiques et économiques. Feridun Kahraman, responsable d’export de Başyazıcıoğlu Tarım, confirme cette dynamique : « Il y a beaucoup de demande pour nos tomates et notre volume de production total finit par être exporté à travers des contrats. Nous n’avons presque plus de tomates en stock ». Cette phrase, loin d’être une simple déclaration, révèle une réalité économique : la demande excède souvent l’offre disponible, forçant une gestion logistique et productive des plus rigoureuses.
Les défis de la production de tomates turques face à une demande accrue
La succès des **tomates turques** sur les marchés internationaux ne se fait pas sans son lot de défis, notamment sur le plan agronomique et économique. Les supermarchés, à l’instar de Lidl, exigent désormais une qualité irréprochable et des calibres imposants, reflétant les attentes des consommateurs européens. “Selon Kahraman, les supermarchés demandent une meilleure qualité et de grands calibres.” Atteindre ces standards demande une maîtrise technique avancée. Les conditions de culture, bien que bénéficiant d’un climat favorable dans certaines régions de Turquie, sont soumises à des contraintes environnementales et des coûts de production croissants. Le stress hydrique, un enjeu majeur dans de nombreuses régions agricoles, nécessite des techniques d’irrigation efficientes et des variétés de tomates plus résistantes. De plus, l’augmentation des coûts des intrants agricoles – engrais, énergie pour le chauffage des serres, main-d’œuvre – met la pression sur la rentabilité des producteurs. Le maintien de marges bénéficiaires acceptables dans un marché concurrentiel où le prix de vente est souvent plafonné par les distributeurs devient un exercice d’équilibrisme complexe. La capacité de la Turquie à relever ces défis agronomiques et à optimiser ses coûts de production sera déterminante pour la pérennité de son succès sur le marché des **tomates turques**.
La capacité de production de Başyazıcıoğlu Tarım est un atout majeur dans cette course à l’export. Avec deux grandes serres situées dans les régions de Bogazliyan et Nevşehir, l’entreprise bénéficie d’une infrastructure moderne capable de produire 10 tonnes de tomates par jour. La saison de production s’étend de mars à décembre, offrant une disponibilité quasi continue des fruits. Les volumes livrés aux clients dépendent évidemment de la nature des contrats établis. L’entreprise est actuellement capable d’assurer des livraisons hebdomadaires allant jusqu’à quatre ou cinq camions, une cadence qui témoigne de sa robustesse logistique et de sa planification rigoureuse. Le principal produit phare de Başyazıcıoğlu Tarım est la tomate grappe, très appréciée pour sa saveur et sa tenue, mais l’entreprise diversifie également son offre avec la culture de tomates cœur de bœuf et de tomates cerises, afin de répondre à une palette plus large de demandes.
Dynamique économique : Prix de revient versus Prix de vente des tomates turques
La compétitivité des **tomates turques** sur le marché mondial repose sur une dynamique économique complexe, particulièrement la relation entre le coût de production et le prix de vente. Pour les producteurs turcs, le “coût de revient” englobe une multitude de dépenses : les semences de qualité, les engrais et produits phytosanitaires, l’eau pour l’irrigation, l’énergie nécessaire au chauffage des serres (cruciale pour prolonger la saison et garantir la qualité), la main-d’œuvre qualifiée, et enfin, les coûts liés à la récolte, au conditionnement et au transport. Ces dépenses ont connu une inflation notable ces dernières années, exacerbée par la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières. D’un autre côté, le “prix de vente” est largement dicté par la loi de l’offre et de la demande sur les marchés internationaux, ainsi que par le pouvoir de négociation des grandes chaînes de distribution. Les distributeurs, soucieux de proposer des prix attractifs à leurs consommateurs, exercent une pression constante sur les prix d’achat auprès des fournisseurs. Pour les producteurs comme Başyazıcıoğlu Tarım, l’enjeu est donc de réussir à couvrir leurs coûts de production tout en dégageant une marge bénéficiaire suffisante pour réinvestir et assurer la pérennité de leur activité. Cela passe par une optimisation de l’efficacité productive, la recherche de variétés à haut rendement et résistance, la négociation des contrats d’approvisionnement sur le long terme, et parfois, la diversification des marchés pour éviter une dépendance excessive vis-à-vis d’un seul acheteur. La capacité à exporter des volumes importants, comme le souligne Feridun Kahraman, permet de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer la marge unitaire.
Les marchés d’exportation des tomates turques : Entre tradition et nouveaux horizons
Actuellement, les **tomates turques** jouissent d’une position enviable sur le marché mondial, et ce, malgré une concurrence féroce entre les producteurs nationaux. “« Les tomates turques ont actuellement une bonne position sur le marché mondial et malgré la concurrence acharnée entre les producteurs turcs, nous arrivons à garder notre place sur le marché »”, confirme Feridun Kahraman. Les principaux marchés d’exportation restent l’Europe, avec des destinations clés comme les Pays-Bas, l’Allemagne, la Roumanie, la Bulgarie et le Danemark. Ces pays apprécient la qualité gustative et la fraîcheur des **tomates turques**. Avant la crise diplomatique entre la Russie et la Turquie, les volumes exportés vers la Russie étaient également substantiels. Ces relations commerciales ont connu un coup d’arrêt, obligeant les exportateurs à se réorienter. Plus récemment, Başyazıcıoğlu Tarım a initié un partenariat avec l’Arabie Saoudite. Les premiers retours de ce nouveau marché sont très satisfaisants, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives prometteuses pour les **tomates turques**. L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, met régulièrement en lumière l’importance des échanges agricoles internationaux et les défis liés à la sécurité alimentaire mondiale. Cette diversification est essentielle pour la résilience du secteur agricole turc. Pour des informations plus spécifiques sur les marchés agricoles, il est possible de consulter les statistiques et rapports publiés par des organisations comme celle que vous avez mentionnée. D’autres pays d’Afrique du Nord, tels que la Tunisie, disposent également de ministères dédiés à l’agriculture qui publient des données sur leur production et leurs échanges, par exemple le Ministère de l’Agriculture tunisien ([http://www.agriculture.tn](http://www.agriculture.tn)).
FAQ sur la crise actuelle des prix agricoles et l’avenir des tomates turques
Pourquoi le prix de la tomate turque a-t-il tendance à fluctuer ?
Le prix de la tomate turque, comme celui de nombreux produits agricoles, est influencé par une combinaison de facteurs : la loi de l’offre et de la demande, les coûts de production (qui peuvent augmenter en raison des prix de l’énergie et des intrants), les conditions météorologiques (qui affectent les rendements), et les politiques commerciales internationales. Les fluctuations peuvent aussi résulter de la saturation du marché ou, au contraire, de pénuries temporaires.
Quels sont les principaux défis pour les producteurs de tomates turques aujourd’hui ?
Les défis sont multiples : la hausse des coûts des intrants (engrais, énergie), la gestion de l’eau face au stress hydrique, la concurrence internationale accrue, et la nécessité de répondre aux exigences de qualité et de calibre des grands distributeurs. L’adaptation aux changements climatiques et l’adoption de pratiques agricoles durables sont également des enjeux majeurs.
Comment la Turquie parvient-elle à maintenir sa compétitivité malgré la concurrence ?
La Turquie bénéficie d’un avantage climatique pour la production de tomates, de vastes surfaces agricoles, et d’une main-d’œuvre disponible. Les investissements dans les technologies agricoles modernes, comme les serres de haute technologie, et une optimisation logistique jouent un rôle crucial. Les exportateurs cherchent également à valoriser la qualité et la fraîcheur de leurs produits pour se différencier.
Quel est l’impact des accords d’approvisionnement avec les grandes chaînes de distribution sur le marché des tomates turques ?
Ces accords garantissent des débouchés stables et souvent sur le long terme, sécurisant ainsi une partie des revenus des producteurs. Ils permettent également d’atteindre des volumes d’exportation significatifs. Cependant, ils impliquent aussi le respect de normes de qualité strictes et une certaine pression sur les prix, nécessitant une grande efficacité de production.
Quelles sont les perspectives d’avenir pour l’exportation des tomates turques ?
Les perspectives sont globalement positives, compte tenu de la demande soutenue pour des produits de qualité. L’exploration de nouveaux marchés comme l’Arabie Saoudite montre une volonté de diversification. L’innovation dans les méthodes de culture, le développement de variétés résistantes et la durabilité des pratiques agricoles seront clés pour maintenir et accroître la présence des tomates turques sur les marchés internationaux. Les ressources et l’expertise de sites spécialisés comme HortiTecNews sont précieuses pour suivre ces évolutions.




