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tomates perdues : L’Italie, pilier historique de la production de tomates, traverse une crise sans précédent. Dans la région des Pouilles, particulièrement touchée dans la province de Foggia, des intempéries exceptionnelles ont entraîné l’état d’urgence. Les conséquences sont dévastatrices, avec des estimations alarmantes concernant la perte de récoltes, notamment celle des tomates. Cette situation met en lumière la fragilité des systèmes agricoles face aux aléas climatiques et soulève des questions cruciales sur la sécurité alimentaire et la viabilité économique des exploitations agricoles.
Impact dévastateur des pluies sur les tomates perdues en Italie
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur les Pouilles ont eu un effet dévastateur sur les cultures de tomates. Selon Giorgio Mercuri, président de l’Alliance des coopératives alimentaires, “Toutes les cultures de tomates ont été compromises”. Les raisins de table ne sont pas épargnés, avec une perte de production estimée à 30%. Pour les tomates, le chiffre est encore plus dramatique : 60% de la production est jugée perdue. Ces pertes ne sont pas isolées. Les cultures de tomates avaient déjà subi des dégâts considérables l’été dernier, à cause de la grêle. Cette nouvelle catastrophe climatique aggrave une situation déjà précaire. Les producteurs et les coopératives se retrouvent dans l’impossibilité de rembourser leurs emprunts bancaires, menaçant directement l’emploi des travailleurs saisonniers et permanents. La confédération italienne des agriculteurs de Puglia rapporte la destruction de 2.300 hectares de cultures de tomates, engendrant des dommages estimés à des dizaines de millions d’euros. Les tomates restantes sur pied sont gravement endommagées, compromettant même les opérations de pré-semis pour la prochaine saison. L’humidité excessive favorise le développement de moisissures et de maladies, affectant davantage la qualité du produit et rendant une partie de la récolte invendable.
Pressions mondiales sur le marché des tomates perdues et ses ramifications économiques
La crise italienne des tomates perdues intervient dans un contexte de pressions accrues sur le marché mondial des fruits et légumes. La demande alimentaire mondiale ne cesse de croître, poussant les producteurs à optimiser leurs rendements. Or, les événements climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et intenses, sapent les efforts de production. La perte d’une telle quantité de tomates en Italie, l’un des principaux exportateurs mondiaux, aura inévitablement des répercussions sur les prix et la disponibilité sur les marchés internationaux. Les consommateurs pourraient devoir faire face à une augmentation du coût des produits dérivés de la tomate, tels que les sauces, les conserves et le concentré. De plus, cette situation met en évidence la nécessité d’une meilleure résilience des chaînes d’approvisionnement alimentaire. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne régulièrement l’importance de diversifier les sources d’approvisionnement et de soutenir les pratiques agricoles durables pour faire face aux défis climatiques. Les agriculteurs, comme ceux de la région des Pouilles, sont en première ligne, subissant de plein fouet les conséquences d’un réchauffement climatique qu’ils n’ont pas créé. La recherche de solutions, qu’elles soient techniques ou politiques, est donc plus que jamais une priorité.
Les défis agronomiques derrière les tomates perdues et l’escalade des coûts
La problématique des tomates perdues dans les Pouilles ne se résume pas à la simple malchance face aux intempéries. Le Prof. Giancarlo Colelli de l’Université de Foggia apporte un éclairage pertinent sur les causes agronomiques profondes. Il explique que la durée prolongée des fortes pluies a entraîné une érosion significative des sols. Lorsque l’eau n’a pas pu s’écouler correctement vers la mer, des inondations massives ont submergé des dizaines d’hectares, bloquant les récoltes. Cette situation est souvent exacerbée par une “mauvaise conservation des terres”, c’est-à-dire des pratiques agricoles qui ne favorisent pas le drainage adéquat et la rétention de l’eau de manière contrôlée. La culture de la tomate est particulièrement sensible aux excès d’eau, qui peuvent entraîner le pourrissement des racines, le développement de maladies fongiques comme le mildiou, et une diminution drastique de la qualité des fruits. Les coûts des intrants agricoles, tels que les engrais et les pesticides, ont également connu une hausse significative ces dernières années. Pour les producteurs, la combinaison de ces coûts élevés et des pertes de récoltes due aux intempéries crée un cercle vicieux difficile à briser. Le prix de revient de la production devient difficile à amortir, impactant directement leur capacité à investir dans de meilleures pratiques agricoles ou à faire face aux aléas.
FAQ sur la crise actuelle des tomates perdues
Pourquoi le prix de la tomate risque-t-il d’augmenter suite à ces événements ?
La diminution drastique de l’offre due aux intempéries en Italie, l’un des principaux producteurs mondiaux, crée une rareté sur le marché. Lorsque l’offre diminue et que la demande reste stable, voire augmente, les prix ont tendance à grimper pour compenser la perte de volume et les coûts de production accrus pour les récoltes restantes.
Quelles sont les conséquences à long terme pour les agriculteurs touchés ?
Les agriculteurs risquent un endettement accru, une impossibilité de rembourser les prêts, et potentiellement la perte de leurs exploitations. La confiance des investisseurs peut également être ébranlée, rendant plus difficile l’accès au financement pour de futurs investissements nécessaires à la modernisation et à la résilience de leurs cultures. La perte de récoltes répétées peut également entraîner une perte de savoir-faire et un désengagement de la profession.
Existe-t-il des cultures alternatives qui seraient moins sensibles aux conditions climatiques extrêmes ?
Certaines cultures sont intrinsèquement plus résistantes à l’excès d’eau ou à la sécheresse. L’exploration de variétés locales adaptées aux conditions spécifiques de la région, ou l’adoption de techniques d’irrigation et de drainage plus performantes, ainsi que des serres protégées, peuvent réduire la dépendance aux aléas climatiques. L’investissement dans la recherche agronomique est crucial pour identifier ces solutions.
Quel est le rôle des coopératives agricoles dans la gestion de telles crises ?
Les coopératives jouent un rôle essentiel en mutualisant les ressources, en négociant de meilleurs prix pour les intrants, en offrant des conseils techniques, et en représentant collectivement les intérêts des agriculteurs auprès des autorités et des marchés. Elles peuvent faciliter l’accès à des assurances agricoles et aider à la reconstruction après une catastrophe. L’exemple de HortiTecNews montre l’importance de ces plateformes pour le partage d’informations et de bonnes pratiques.
Comment les consommateurs peuvent-ils contribuer à soutenir l’agriculture face à ces défis ?
Privilégier les produits locaux et de saison, lorsque cela est possible, soutient directement les agriculteurs. S’informer sur l’origine des produits et les pratiques de production permet de faire des choix éclairés. Soutenir les initiatives qui promeuvent une agriculture durable et résiliente, et se renseigner sur les politiques agricoles mises en place pour aider les producteurs face aux changements climatiques, sont également des moyens d’agir.




