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Tomates Maroc : malgré un volume exporté en hausse, le Maroc n’atteint pas son contingent en décembre, entraînant des interrogations sur la dynamique du marché européen et les défis pour les producteurs.
La semaine 51, couvrant la période du 15 au 21 décembre, a vu un volume d’exportation de tomates marocaines vers l’Union Européenne (UE) quantifié à 11 830 000 kilos. Ce chiffre représente une augmentation notable par rapport à la semaine précédente et également par rapport à la même période lors de la campagne 2013-2014. Cependant, malgré cette progression quantitative, le prix moyen du contingent s’est maintenu à 0,84 euro le kilo, un niveau stable par rapport à la semaine précédente. Les données, relayées par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche de la Junta de Andalucía, indiquent une consommation de 58% du contingent disponible pour le mois de décembre jusqu’à la semaine 51. Ce taux de consommation est inférieur de 5% à celui observé durant la campagne 2013/14, suggérant que le Maroc n’a pas pleinement atteint son objectif de contingent pour le mois.
Il est essentiel de rappeler que le Maroc dispose d’un contingent spécifique de 42 150 tonnes de tomates pour le mois de décembre, auquel s’ajoute un contingent supplémentaire de 28 000 tonnes qui peut être consommé entre octobre et mai. Cette nuance est importante pour comprendre la gestion des flux exportés et les objectifs fixés par les accords commerciaux. Le fait que le taux de consommation soit en deçà des attentes pour décembre soulève des questions quant à la compétitivité des Tomates Maroc sur le marché européen, surtout face à une pression concurrentielle accrue et à des facteurs externes.
Analyse des défis pour les Tomates Maroc sur le marché européen
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation paradoxale où le volume exporté augmente, mais le contingent n’est pas entièrement consommé. Premièrement, la pression du marché européen est intense. D’autres pays producteurs, notamment d’Europe du Sud et d’Afrique du Nord, intensifient également leurs exportations vers l’UE. Cette concurrence accrue peut diluer la demande et rendre plus difficile l’écoulement des volumes prévus, même si le prix moyen reste stable. Les fluctuations climatiques dans les pays producteurs peuvent également jouer un rôle, créant des périodes de surplus ou de pénurie qui impactent les prix et les volumes d’exportation. De plus, l’évolution des préférences des consommateurs européens, qui recherchent de plus en plus des produits locaux ou issus de circuits courts, peut également influencer la demande pour les Tomates Maroc.
Sur le plan agronomique, les producteurs de Tomates Maroc font face à des défis croissants. Le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique, impose des contraintes sévères sur la gestion de l’eau, une ressource vitale pour la culture de tomates. Les coûts des intrants, tels que les engrais, les pesticides et l’énergie nécessaire pour les serres, ont considérablement augmenté ces dernières années, pesant sur la rentabilité des exploitations. Ces augmentations de coûts rendent la production plus onéreuse, et le prix de vente fixé par les contingents doit impérativement couvrir ces dépenses pour assurer la viabilité économique des agriculteurs. L’équilibre entre le coût de production et le prix de vente est donc une dynamique économique cruciale. Lorsque les coûts augmentent significativement, le prix de vente doit suivre pour maintenir une marge bénéficiaire. Si le prix de vente, fixé par les accords commerciaux ou par la dynamique du marché, ne parvient pas à compenser ces hausses, cela peut décourager les producteurs ou les obliger à réduire leurs surfaces de production, impactant ainsi les volumes exportables.
La dynamique du prix de la Tomate Maroc : Coût vs Prix de Vente
La question du “coût prix” par rapport au “prix de vente” est au cœur des préoccupations pour les exportateurs de Tomates Maroc. Le coût de production comprend l’ensemble des dépenses engagées depuis la préparation des sols jusqu’à la récolte et le conditionnement. Cela inclut le coût des semences, des fertilisants, de l’eau, de l’énergie (pour le chauffage des serres et le goutte-à-goutte), de la main-d’œuvre pour la plantation, l’entretien et la récolte, ainsi que les coûts de conditionnement et de transport jusqu’aux points de chargement. Le prix de vente, quant à lui, est souvent négocié dans le cadre des accords commerciaux avec les marchés d’exportation, comme l’UE, ou déterminé par l’offre et la demande sur ces marchés. Lorsque le coût de production augmente (en raison de la hausse des prix des intrants, de l’énergie, ou de la main-d’œuvre), le prix de vente doit théoriquement suivre pour que les producteurs maintiennent leur rentabilité. Si le prix de vente est plafonné par un contingent ou par une concurrence accrue, les marges se réduisent, voire disparaissent. C’est dans ce contexte que le Maroc peut se retrouver à exporter un volume important, sans pour autant avoir pleinement valorisé son contingent, car le prix moyen obtenu pourrait ne pas être suffisamment rémunérateur pour couvrir les coûts de production élevés.
Focus sur les Courgettes Marocaines : un constat similaire
Parallèlement, le marché des courgettes marocaines vers l’UE présente une situation comparable, bien que distincte. Durant la semaine 51, 1 077 tonnes de courgettes marocaines ont été exportées vers l’UE, avec un prix moyen de 0,67 euro le kilo. Le volume exporté sous quota a enregistré une augmentation de 9% par rapport à la semaine précédente. Néanmoins, ces chiffres sont significativement plus bas, à hauteur de 65%, par rapport à la saison précédente. Jusqu’au 21 décembre, seulement 8 409 tonnes ont été vendues, représentant 16% du contingent total disponible, soit une baisse de 36% par rapport à la saison antérieure. Cette tendance pour les courgettes renforce l’idée d’une pression globale sur les produits agricoles marocains sur le marché européen, impliquant potentiellement des problématiques de compétitivité prix et des défis logistiques ou qualitatifs.
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces défis, les producteurs de Tomates Maroc explorent diverses pistes. L’innovation agronomique, avec l’adoption de techniques d’irrigation plus économes en eau et la recherche de variétés plus résistantes aux maladies et aux conditions climatiques difficiles, est primordiale. La diversification des cultures et des marchés d’exportation pourrait également réduire la dépendance à l’égard de l’UE. Le renforcement des filières de transformation locale, qui permettent de valoriser les produits non conformes aux standards d’exportation ou de transformer les surplus, est une autre stratégie clé. Il est également important pour les producteurs de se tenir informés des évolutions du marché et de collaborer avec des organismes tels que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture pour anticiper les tendances et les réglementations. En outre, le développement de l’agro-industrie marocaine, en soutenant les initiatives de recherche et développement et en améliorant l’accès aux financements, est un levier essentiel pour accroître la compétitivité des Tomates Maroc et d’autres productions agricoles.
FAQ sur la situation actuelle des Tomates Maroc
Pourquoi le prix de la Tomate Maroc n’a-t-il pas baissé malgré le non-atteinte du contingent en décembre ?
Le prix moyen est resté stable à 0,84 euro le kilo. Cette stabilité peut s’expliquer par plusieurs facteurs : une offre globale qui reste tendue sur le marché européen, des coûts de production élevés pour tous les producteurs (y compris marocains et européens), ou encore des pratiques commerciales qui visent à maintenir un certain niveau de prix pour garantir une rentabilité minimale, même avec des volumes moindres que prévu. Le non-atteinte du contingent ne signifie pas automatiquement une chute des prix si la demande reste soutenue par rapport à l’offre globale disponible sur le marché européen, incluant les productions locales.
Quels sont les principaux concurrents du Maroc sur le marché européen de la tomate ?
Les principaux concurrents du Maroc sur le marché européen incluent l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, et dans une moindre mesure, d’autres pays d’Afrique du Nord comme l’Égypte ou la Tunisie. La concurrence est particulièrement forte durant les mois d’hiver où le Maroc est un fournisseur clé.
Comment les aléas climatiques affectent-ils la production de Tomates Maroc ?
Les aléas climatiques, tels que la sécheresse ou les épisodes de froid, peuvent impacter la disponibilité en eau, augmenter les coûts de chauffage des serres, et affecter directement les rendements et la qualité des tomates. Cela peut entraîner une baisse de la production ou une augmentation des coûts de production, rendant la compétitivité des Tomates Maroc plus difficile à maintenir.
Que signifie “contingent” dans le contexte des exportations de Tomates Maroc ?
Un contingent est une quantité maximale de produit (ici, des tomates) qui peut être importée dans une zone économique (ici, l’UE) à un tarif douanier préférentiel ou nul, dans le cadre d’accords commerciaux. Dépasser ce contingent peut entraîner l’application de droits de douane plus élevés, rendant le produit moins compétitif. Le Maroc dispose de contingents spécifiques pour différents périodes de l’année, dont un pour décembre.
Source : HortiTecNews




