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tomate ogm maladie : Une innovation prometteuse freinée par le scepticisme public. En Floride, les producteurs de tomates sont confrontés à un défi persistant et coûteux : la tache bactérienne, une maladie dévastatrice qui impose des traitements fongicides intensifs. Dans un effort pour surmonter ce fléau agricole, des chercheurs ont développé une tomate génétiquement modifiée (OGM) qui promet une résistance complète, éliminant le besoin de pulvérisations répétées de pesticides à base de cuivre – jusqu’à 44 fois par an – et doublant potentiellement les rendements. Cependant, malgré ces avantages agronomiques et économiques considérables, cette avancée technologique se heurte à un obstacle majeur : l’absence de partenaires commerciaux prêts à investir dans sa commercialisation, en raison des craintes généralisées concernant les OGM.
Les défis de la gestion de la tomate OGM maladie et l’inertie du marché
Le professeur Sam Hutton de l’Université de Floride, impliqué dans ce projet depuis 2010, constate avec regret cette paralysie. “Actuellement, étant donné le climat entourant les OGM, aucun producteur n’est prêt à prendre l’initiative et faire ce premier pas”, explique-t-il. Cette réticence est compréhensible compte tenu de la sensibilité du public et des chaînes d’approvisionnement face aux produits génétiquement modifiés. Les approches conventionnelles de lutte contre la tache bactérienne se sont avérées peu efficaces sur le long terme. Les scientifiques ont passé des décennies à tenter d’identifier des gènes de résistance naturels dans la tomate elle-même, mais avec un succès limité. L’industrie de la tomate en Floride dépense près de 100 millions de dollars chaque année pour tenter de maîtriser cette maladie. La découverte que des gènes de résistance présents chez le poivron, un cousin proche de la tomate, pouvaient être transférés par génie génétique a ouvert une nouvelle voie. C’est dans ce contexte que la collaboration entre la Fondation 2Blades, l’Université de Floride et l’Université de Californie à Berkeley a vu le jour. En insérant le gène Bs2 du poivron doux dans des plants de tomate, les chercheurs ont créé une variété OGM qui, selon des années d’essais sur le terrain, démontre une résistance totale à la maladie, une sécurité alimentaire prouvée et une augmentation significative des rendements, le tout sans recourir aux pesticides.
La pression sur le marché mondial pour des productions agricoles plus efficaces et durables est immense. Les consommateurs exigent des fruits et légumes de haute qualité, produits de manière responsable et à des prix abordables. Dans ce contexte, une tomate OGM résistante à la maladie représenterait une solution idéale pour les producteurs, leur permettant de réduire drastiquement leurs coûts de production liés aux intrants phytosanitaires et d’améliorer la rentabilité de leurs exploitations. L’absence de traitements répétés signifie également une main-d’œuvre moins exposée aux produits chimiques et une réduction de l’impact environnemental. Pourtant, le débat autour des OGM, souvent alimenté par des informations partielles ou erronées, crée uneOP) pour les entreprises agroalimentaires, qui craignent un rejet de leurs produits par une partie de leur clientèle.
Les enjeux agronomiques et économiques de la tomate OGM maladie
Au-delà de la lutte contre les maladies, l’agriculture moderne fait face à de nombreux défis agronomiques. La gestion de l’eau, de plus en plus précieuse, et les coûts croissants des intrants, tels que les engrais et l’énergie nécessaire au fonctionnement des serres, exercent une pression constante sur les marges des producteurs. Une tomate OGM comme celle développée en Floride, en garantissant des rendements plus stables et une réduction des pertes dues aux maladies, pourrait permettre aux agriculteurs de mieux anticiper leur production et de mieux gérer leurs ressources. Cela permettrait de libérer des capitaux qui seraient autrement consacrés à l’achat de pesticides, pour être réinvestis dans d’autres aspects de l’exploitation ou dans l’amélioration de la qualité des produits. L’élimination des traitements fongicides répétitifs simplifie également le cycle de production et réduit la dépendance vis-à-vis de fournisseurs externes pour des produits chimiques dont les prix peuvent fluctuer.
La dynamique entre le coût de production et le prix de vente est au cœur de la viabilité économique de toute exploitation agricole. Pour la tomate, le “coût prix” englobe l’ensemble des dépenses engagées : semences, main-d’œuvre, eau, énergie, engrais, traitements phytosanitaires, emballage, transport. Le “prix de vente” est déterminé par le marché, influencé par l’offre et la demande, la saisonnalité, la qualité perçue et la concurrence. Dans le cas de la tomate conventionnelle souffrant de la tache bactérienne, les coûts de production sont significativement alourdis par les traitements anti-maladie. Une tomate OGM résistante à la maladie permettrait de réduire ces coûts de manière drastique. Si le prix de vente de cette tomate OGM devait être identique à celui d’une tomate conventionnelle, les marges bénéficiaires pour le producteur seraient considérablement améliorées. Inversement, même si le prix de vente devait être légèrement supérieur pour couvrir les coûts de recherche et développement ou pour refléter une qualité supérieure (absence de résidus chimiques), la réduction substantielle des coûts de production maintiendrait une excellente rentabilité. Le succès commercial de la tomate OGM maladie dépendra donc d’un équilibre subtil entre ces deux facteurs, potentiellement aidé par une meilleure communication sur les bénéfices de cette technologie.
Les alternatives pour les producteurs
Face à la difficulté de commercialiser la tomate OGM maladie, les producteurs sont contraints de se rabattre sur des méthodes de lutte plus traditionnelles, souvent plus coûteuses et moins efficaces. Cela inclut l’utilisation de variétés de tomates moins sensibles mais pas totalement résistantes, qui nécessitent toujours des traitements. Les rotations de cultures, l’amélioration du drainage des sols pour limiter l’humidité propice au développement bactérien, et l’utilisation de produits biologiques ou de biocontrôle sont également des stratégies employées. Ces alternatives demandent une expertise agronomique pointue et ne garantissent pas toujours une protection complète, laissant les exploitations vulnérables aux épidémies. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) promeut d’ailleurs l’adoption de pratiques agricoles durables qui intègrent ces différentes approches pour une gestion intégrée des ravageurs et des maladies.
Dans certains pays, le Ministère de l’Agriculture supervise la recherche et l’adoption de nouvelles technologies agricoles. Par exemple, en Tunisie, le “Ministère de l’Agriculture” joue un rôle clé dans l’orientation des politiques agricoles. Une démarche proactive de la part des institutions publiques pourrait aider à surmonter les freins liés aux OGM, en mettant en place des cadres réglementaires clairs et en facilitant le dialogue entre chercheurs, producteurs et consommateurs. L’objectif serait de fournir aux agriculteurs des outils innovants pour améliorer leur productivité et leur résilience face aux défis climatiques et sanitaires, tout en garantissant la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement. La plateforme HortiTecNews, par exemple, est une source d’informations précieuses sur les innovations dans le secteur horticole, et pourrait jouer un rôle dans la diffusion d’informations objectives sur les bénéfices potentiels de tels développements.
FAQ sur la tomate OGM maladie
Pourquoi le coût de production de la tomate OGM maladie est-il potentiellement plus bas ?
Le coût de production de la tomate OGM maladie est potentiellement plus bas car elle est résistante à des maladies majeures comme la tache bactérienne. Cela élimine ou réduit considérablement le besoin d’acheter et d’appliquer des pesticides coûteux, réduit la main-d’œuvre nécessaire aux traitements et diminue les pertes de récolte dues aux maladies.
La tomate OGM maladie est-elle plus chère à l’achat pour le consommateur ?
Ce n’est pas nécessairement le cas. Bien que les coûts de recherche et développement des OGM soient élevés, la réduction des coûts de production pour le fermier, combinée à une augmentation des rendements, pourrait permettre de maintenir un prix de vente compétitif, voire de le réduire à terme, par rapport aux tomates conventionnelles nécessitant des traitements coûteux.
Quels sont les risques pour la santé associés à la consommation de tomate OGM maladie ?
Les recherches scientifiques approfondies et les processus d’évaluation rigoureux menés par les agences de régulation à travers le monde ont conclu que les tomates OGM approuvées sont aussi sûres à consommer que leurs homologues conventionnelles. Le gène inséré (Bs2) est bien caractérisé et ne présente pas de risque connu pour la santé humaine.
Comment la résistance à la maladie est-elle obtenue dans la tomate OGM ?
La résistance à la maladie est obtenue en introduisant un gène spécifique provenant d’une autre plante (dans ce cas, le poivron) qui confère une protection naturelle contre un pathogène particulier. Ce processus est réalisé par des techniques de génie génétique et permet à la tomate de se défendre contre la maladie sans nécessiter d’interventions chimiques externes.




