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terres agricoles attractives : Un rapport récent de Land Matrix met en lumière les pays africains qui attirent le plus les investissements étrangers dans leurs terres agricoles, soulevant des questions cruciales sur l’avenir de l’agriculture sur le continent.
Les cinq pays africains aux terres agricoles les plus attractives pour les investisseurs
Selon le dernier rapport publié par Land Matrix, intitulé « Land Matrix Analytical Report II: International Land Deals for Agriculture », les pays africains aux terres agricoles les plus attractives pour les investisseurs étrangers sont l’Ethiopie, le Ghana, le Soudan du Sud, le Maroc et la RD Congo. Ce rapport, couvrant la période 2000-2016, révèle que les acquisitions à grande échelle de terres agricoles affectent majoritairement le continent africain, faisant de ces terres agricoles attractives un enjeu mondial majeur.
L’Ethiopie se positionne en tête du classement continental et à la 7ème place mondiale, avec 40 contrats portant sur 1 million d’hectares (ha) de terres. Le Ghana suit de près avec près de 800 000 ha, tandis que le Soudan du Sud et le Maroc affichent chacun près de 750 000 ha. La République Démocratique du Congo complète ce paysage des terres agricoles attractives avec également près de 750 000 ha concernés par ces transactions.
À l’échelle mondiale, l’Indonésie mène la danse avec plus de 3 millions d’hectares agricoles cédés. Ce rapport souligne une tendance inquiétante : 11 des 20 pays les plus importants en termes de cession de terres sont africains. L’Afrique apparaît ainsi comme le nouvel eldorado des multinationales agro-industrielles, où les terres agricoles attractives sont convoitées à grande échelle.
Enjeux et impacts des acquisitions de terres agricoles attractives en Afrique
La dynamique d’acquisition de terres agricoles attractives en Afrique est loin d’être sans conséquences. Comme le soulignent les auteurs du rapport, ces transactions s’accompagnent fréquemment de dépossessions arbitraires et massives des populations locales. Ces populations, souvent détentrices de droits fonciers coutumiers, voient leurs terres ancestrales être cédées à des investisseurs étrangers, créant ainsi des tensions sociales et économiques considérables. L’accès à des terres agricoles attractives pour les investisseurs peut ainsi se faire au détriment des communautés locales qui dépendent de ces terres pour leur subsistance.
La pression sur les terres agricoles attractives s’inscrit dans un contexte global de demande croissante en denrées alimentaires, exacerbée par la croissance démographique et les changements climatiques. Les terres africaines, souvent perçues comme sous-exploitées et dotées d’un fort potentiel, deviennent alors une cible privilégiée pour les entreprises cherchant à sécuriser leurs approvisionnements et à diversifier leurs opérations. Ce phénomène, souvent désigné sous le terme de “land grabbing”, soulève des interrogations éthiques et de développement durable.
Les défis agronomiques liés à l’exploitation de ces terres ne sont pas négligeables. Les investisseurs étrangers font face à des problématiques telles que le stress hydrique, la variabilité des sols, la nécessité d’investir dans des infrastructures adaptées et la gestion des intrants agricoles dont les coûts sont en constante augmentation. La rentabilité des projets dépendra fortement de la capacité à surmonter ces obstacles, tout en assurant une gestion durable des ressources naturelles. La recherche de terres agricoles attractives doit s’accompagner d’une compréhension approfondie des contraintes locales.
Le dilemme du “Coût Prix” versus le “Prix de Vente”
La dynamique économique derrière les acquisitions de terres agricoles attractives repose sur une analyse fine du “coût prix” par rapport au “prix de vente” potentiel. Le “coût prix” englobe non seulement l’acquisition foncière elle-même, mais aussi tous les investissements nécessaires à la mise en valeur : infrastructures (irrigation, routes, stockage), matériel agricole, semences, engrais, main-d’œuvre, et les coûts liés à l’obtention des permis et autorisations. Il faut également considérer les coûts cachés, tels que la formation du personnel local ou les compensations éventuelles.
Le “prix de vente” est déterminé par les marchés mondiaux des matières premières agricoles (céréales, oléagineux, produits tropicaux). Les investisseurs misent sur une augmentation future de ces prix, ou sur la capacité à produire à un coût inférieur à celui des concurrents, pour garantir une marge bénéficiaire. Cependant, la volatilité des marchés mondiaux et les fluctuations des taux de change peuvent impacter significativement la rentabilité, rendant l’investissement dans des terres agricoles attractives un pari risqué.
De plus, les modèles économiques privilégient souvent des cultures d’exportation, parfois au détriment des cultures vivrières locales, exacerbant l’insécurité alimentaire dans certaines régions. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) surveille de près ces dynamiques, œuvrant pour une agriculture plus inclusive et durable. Pour en savoir plus sur les enjeux de l’agriculture mondiale, consultez le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Les alternatives pour les producteurs face à la spéculation foncière
Face à la pression croissante sur les terres agricoles attractives et au risque de voir les terres se concentrer entre quelques mains, de nombreux producteurs locaux et petites exploitations cherchent des alternatives pour pérenniser leur activité. L’agriculture de précision, l’optimisation de l’utilisation des intrants et le développement de circuits courts de commercialisation sont autant de stratégies qui permettent d’augmenter la productivité et la rentabilité sur des surfaces plus modestes. L’innovation technologique, souvent promue par des plateformes comme HortiTecNews, offre des solutions pour améliorer les rendements sans nécessairement nécessiter d’extensions foncières majeures.
La diversification des cultures et la valorisation des produits locaux peuvent également offrir des débouchés plus stables et moins dépendants des fluctuations des marchés mondiaux. Le développement de coopératives et d’organisations professionnelles permet aux petits producteurs de mutualiser leurs ressources, de négocier de meilleurs prix et d’accéder à des financements. La sécurisation des droits fonciers coutumiers et la mise en place de cadres réglementaires clairs sont également essentielles pour protéger les petits exploitants.
FAQ sur la spéculation et les terres agricoles attractives
Pourquoi le prix des terres agricoles attractives augmente-t-il ?
L’augmentation du prix des terres agricoles attractives s’explique par plusieurs facteurs : la demande mondiale croissante en denrées alimentaires, la pression démographique, l’intérêt accru des investisseurs étrangers cherchant de nouvelles opportunités économiques, la raréfaction des terres disponibles dans certaines régions, et parfois, des politiques gouvernementales incitatives à l’investissement étranger. Les conditions climatiques et la perspective de rendements agricoles élevés contribuent également à cette attractivité.
Quels sont les risques pour les petits agriculteurs face aux grandes acquisitions ?
Les petits agriculteurs risquent la dépossession de leurs terres, la perte de leur indépendance économique, la marginalisation dans les chaînes de valeur, et une insécurité alimentaire accrue si les terres sont dédiées à des cultures d’exportation. Ils peuvent également être confrontés à des conflits fonciers et à une dégradation de leurs conditions de vie.
Comment le Maroc gère-t-il l’attractivité de ses terres agricoles ?
Le Maroc, bien que mentionné dans le rapport pour ses terres agricoles attractives, dispose d’un cadre réglementaire visant à encadrer les transactions foncières. Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts est chargé de superviser ces opérations afin d’assurer une utilisation efficiente et durable des terres, tout en protégeant les intérêts nationaux et locaux. Pour plus d’informations sur les politiques agricoles marocaines, vous pouvez consulter le site du Ministère de l’Agriculture (à adapter si un lien spécifique est disponible).




