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tomate marocaine : un pilier de l’agroalimentaire marocain qui conquiert de nouveaux horizons. Au cœur d’une expansion audacieuse, la société Matysha, dirigée par Taquie-dine Cherradi, porte haut les couleurs de l’excellence maraîchère marocaine. Connue pour sa production massive près d’Agadir, où elle cultive près d’un million de plants, dont 700 000 de tomates sur plus de 300 hectares, Matysha est également un acteur majeur dans la production d’autres légumes tels que les melons, courgettes, haricots et poivrons. La société ne se contente pas de dominer le marché local, elle étend son influence à l’international, exportant 23 000 tonnes grâce à sa plateforme commerciale stratégiquement située sur le marché Saint-Charles, à Perpignan. C’est dans cette dynamique d’internationalisation que Taquie-dine Cherradi a annoncé un projet d’envergure : implanter une production de tomate marocaine directement dans les Pyrénées-Orientales, marquant ainsi une étape cruciale dans sa stratégie de développement.
Cette ambition a été dévoilée lors du MedFEL, un salon professionnel de référence pour les fruits et légumes de la Méditerranée, qui s’est tenu à Perpignan. L’homme d’affaires marocain a partagé sa vision d’un projet local prometteur, qui vise à renforcer la présence de la tomate marocaine sur les marchés européens tout en créant des opportunités d’emploi significatives. L’annonce d’une création de 28 emplois dans les Pyrénées-Orientales témoigne de l’impact économique et social de ce projet. Taquie-dine Cherradi a précisé que l’entreprise débuterait avec une exploitation pilote de 10 hectares de serres, avec l’objectif d’étendre la production à terme. Au-delà de la tomate, le projet pourrait s’élargir à d’autres cultures, comme les salades et potentiellement la célèbre fraise Gariguette, démontrant ainsi la polyvalence et l’adaptabilité de l’expertise marocaine.
L’expansion de la tomate marocaine : enjeux et opportunités
Le projet de Taquie-dine Cherradi dans les Pyrénées-Orientales s’inscrit dans un contexte mondialisé où la demande en fruits et légumes de qualité est constante. La tomate marocaine, reconnue pour sa saveur et sa qualité, bénéficie d’un savoir-faire ancestral associé à des techniques agricoles modernes. L’implantation de serres en France permettrait de réduire les temps de transport, d’assurer une fraîcheur optimale et de répondre plus efficacement aux exigences des consommateurs européens, tout en diversifiant les sources d’approvisionnement. Cette stratégie est d’autant plus pertinente que le marché mondial est soumis à des pressions croissantes, notamment en raison des fluctuations climatiques et des coûts logistiques. L’objectif de Matysha est clair : passer de la production d’un à trois millions de plants dans les années à venir, un objectif ambitieux qui souligne la croissance exponentielle de l’entreprise. Actuellement, Matysha affiche un chiffre d’affaires annuel impressionnant de 35 millions d’euros, un résultat significatif qui témoigne de sa solidité sur le marché, malgré les contraintes géopolitiques, comme l’embargo russe qui impacte certains de ses débouchés.
La production de tomate marocaine fait face à des défis agronomiques constants. La gestion de l’eau, une ressource précieuse dans de nombreuses régions productrices, est un enjeu majeur. Les agriculteurs doivent adopter des techniques d’irrigation économes, telles que le goutte-à-goutte, pour optimiser l’utilisation de chaque goutte. Parallèlement, l’augmentation des coûts des intrants – engrais, semences, énergie – pèse sur la rentabilité des exploitations. L’innovation agronomique, l’optimisation des rendements et la recherche de variétés plus résistantes aux maladies et aux stress environnementaux sont donc essentielles pour maintenir la compétitivité. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne l’importance de ces défis dans ses publications, encourageant les pratiques durables et l’innovation pour assurer la sécurité alimentaire mondiale. La capacité des producteurs de tomate marocaine à relever ces défis est un facteur clé de leur succès.
Dynamique des prix : entre coût de production et prix de vente
La compréhension de la dynamique des prix de la tomate marocaine nécessite d’analyser la relation complexe entre le coût de production et le prix de vente. Le coût de production englobe une multitude de facteurs : l’achat des semences, les engrais, les produits phytosanitaires, l’eau, l’énergie pour le chauffage des serres ou l’irrigation, la main-d’œuvre (souvent saisonnière et donc coûteuse), ainsi que les coûts liés à la maintenance des infrastructures (serres, systèmes d’irrigation, etc.). À ces coûts directs s’ajoutent les coûts indirects comme l’amortissement du matériel, les assurances, et les frais administratifs. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par l’offre et la demande sur les marchés nationaux et internationaux. La concurrence entre producteurs, les conditions météorologiques qui peuvent affecter la disponibilité des produits, et les coûts de transport jouent un rôle crucial. Lorsque l’offre est abondante et la demande faible, les prix tendent à baisser, parfois en dessous du seuil de rentabilité pour les producteurs. Inversement, une offre limitée face à une demande soutenue peut entraîner une hausse des prix. La stratégie de Matysha, en se rapprochant des marchés de consommation européens, vise à mieux maîtriser cette chaîne de valeur et à capter une plus grande partie de la marge, en réduisant les intermédiaires et les coûts logistiques.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux fluctuations du marché et à l’augmentation des coûts de production, les producteurs de tomate marocaine explorent diverses stratégies pour assurer leur pérennité. L’optimisation des rendements par l’utilisation de variétés à haut potentiel et l’amélioration des techniques culturales reste primordiale. La diversification des cultures est également une voie explorée ; proposer une gamme plus large de légumes permet de lisser les risques liés à la monoculture. Le développement de circuits de distribution courts, comme la vente directe aux consommateurs ou la contractualisation avec des grossistes et des enseignes de distribution locales, peut permettre de mieux valoriser la production et de garantir un prix plus juste. L’adoption de pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement, telles que l’agriculture biologique ou l’agroécologie, répond à une demande croissante des consommateurs et peut ouvrir des marchés de niche à plus forte valeur ajoutée. L’investissement dans la recherche et le développement pour améliorer la résistance des plants aux maladies et aux stress environnementaux est également essentiel. L’objectif est de produire des tomates de qualité, tout en réduisant l’empreinte écologique.
FAQ sur la crise actuelle de la tomate
Pourquoi le prix de la tomate marocaine augmente-t-il ?
Le prix de la tomate marocaine, comme celui d’autres légumes, peut augmenter pour plusieurs raisons. Les conditions météorologiques défavorables, tant au Maroc que dans les pays importateurs, peuvent réduire les rendements et donc l’offre. L’augmentation des coûts de production, notamment pour les engrais, l’énergie et la main-d’œuvre, oblige les producteurs à répercuter ces hausses sur leurs prix de vente. Les tensions géopolitiques et les coûts logistiques élevés peuvent également contribuer à l’augmentation des prix sur les marchés de destination. Enfin, la demande des consommateurs joue un rôle ; si celle-ci est forte et que l’offre est limitée, les prix augmentent naturellement.
Quels sont les principaux marchés d’exportation pour la tomate marocaine ?
Le Maroc est un exportateur majeur de tomates. Ses principaux marchés d’exportation comprennent l’Union Européenne, notamment la France, le Royaume-Uni, et les pays d’Europe du Nord. Le Moyen-Orient constitue également un débouché important. La proximité géographique et les accords commerciaux facilitent ces échanges. La qualité et la constance de la production marocaine en font un fournisseur de choix pour de nombreux distributeurs internationaux.
Comment la tomate marocaine se distingue-t-elle des autres origines ?
La tomate marocaine est réputée pour sa saveur intense, sa couleur vibrante et sa fermeté, qualités souvent attribuées aux conditions climatiques favorables du Maroc, notamment l’ensoleillement généreux et la douceur des températures. Le savoir-faire des producteurs marocains, alliant tradition et technologies modernes (comme les serres et l’irrigation goutte-à-goutte), permet d’obtenir des fruits de haute qualité tout au long de la saison. La maîtrise des techniques culturales et une attention particulière portée à la sélection des variétés contribuent également à distinguer la tomate marocaine sur le marché international. Le travail de la société Matysha, avec ses investissements dans la qualité et la logistique, renforce cette réputation.
Source : lindependant.fr
HortiTecNews est une excellente ressource pour suivre les actualités du secteur.
Pour des informations sur les politiques agricoles mondiales, consultez le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.




