
L’ONSSA réfute les rumeurs de suspension des importations européennes de tomates cerises marocaines
17 September 2025
Marché mondial de la tomate : tendances et évolutions
19 September 2025
La récolte espagnole d’agrumes pour la campagne 2025/26 est estimée à 5,44 millions de tonnes, selon les prévisions préliminaires du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation. Cela représente une baisse de 10,7 % par rapport à la saison précédente et de 14,2 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes – le niveau le plus bas enregistré depuis seize ans.
Causes de la baisse
Cette chute est attribuée à des pluies excessives au printemps, à des températures élevées durant des périodes clés de développement des fruits et à des épisodes de grêle dans plusieurs zones de production.
Détail par produit
- Oranges : environ 2,72 millions de tonnes (soit –11,6 % / –356 300 tonnes). Les variétés Navel représentent 71 % de la production.
- Petits agrumes (mandarines, clémentines, satsumas, hybrides) : 1,73 million de tonnes (–8,2 % / –154 100 tonnes), soit 31,9 % de la production totale.
- Clémentines : 52,2 % des volumes
- Satsumas : 5,4 %
- Autres mandarines et hybrides : le reste
- Citrons : 866 654 tonnes (–14,7 % / –149 400 tonnes). Les variétés Fino comptent pour 77,3 % et les Verna pour 22,1 %.
- Pamplemousses : seule catégorie en hausse, avec 107 902 tonnes (+8 %), soit 26,4 % au-dessus de la moyenne quinquennale, établissant un nouveau record pour la troisième année consécutive.
Poids économique et commercial
L’Espagne reste premier producteur d’agrumes de l’UE et sixième mondial. Entre 2019/20 et 2023/24, le pays a exporté en moyenne 3,5 millions de tonnes par an, pour une valeur annuelle avoisinant 3,6 milliards d’euros.
Il est également leader mondial de la commercialisation d’agrumes frais, représentant près de 25 % des exportations mondiales. Plus de la moitié de la production nationale (55 %) est destinée à l’export, avec des proportions encore plus élevées pour les petits agrumes et les citrons (>60 %), et près de 85 % pour le pamplemousse.
Un risque croissant pour la filière
Lors de la présentation des prévisions, le ministère a aussi souligné une inquiétude majeure du secteur : l’augmentation de l’introduction de ravageurs et maladies exotiques dans les cultures européennes d’agrumes. Cette menace s’explique par la mondialisation des échanges, l’ouverture des marchés et l’impact croissant du changement climatique sur la santé végétale.




