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Pommier : au cœur des préoccupations des arboriculteurs de Midelt. La journée organisée par Univers Horticole a mis en lumière les défis et les solutions pour améliorer la qualité de la production de pommes, un enjeu majeur dans un marché mondialisé et concurrentiel.
Optimiser la culture du Pommier : des techniques pour une qualité supérieure
Le Mardi 15 mars, l’équipe d’Univers Horticole s’est rendue dans la région de Midelt pour échanger avec les agriculteurs arboricoles. Le thème central de cette journée d’information était : “Pratiques pour l’Amélioration de la qualité de la production en verger de pommier”. Cet événement souligne l’importance capitale de la pomiculture et la nécessité d’adapter constamment les méthodes de culture pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs et du marché international. La pression est immense : les producteurs doivent non seulement atteindre des rendements élevés, mais surtout garantir une qualité irréprochable de leurs fruits. La compétitivité globale impose de repenser chaque étape, de la sélection des variétés à la gestion post-récolte. L’optimisation de la culture du pommier ne se limite plus à la quantité ; elle est désormais intrinsèquement liée à la qualité gustative, visuelle et nutritionnelle des pommes produites.
La journée a débuté avec l’intervention de Monsieur El Mostapha Souda, Directeur Commercial, qui a dressé un portrait de la société et présenté sa gamme de produits conçus pour soutenir les producteurs de pommier. Par la suite, Dr. Ali Ansari a pris la parole pour une présentation approfondie des différentes techniques culturales essentielles à l’amélioration de la qualité de la production. Ses conseils ont couvert l’ensemble du cycle de vie du pommier, depuis le stade dormant, où les décisions prises influencent directement la vigueur et la fructification future, jusqu’à la récolte, moment clé où la maturité optimale doit être déterminée pour maximiser la qualité gustative et la conservation des fruits. Ces pratiques couvrent un large éventail d’interventions, allant de la taille adaptée pour favoriser la pénétration de la lumière et la circulation de l’air, à la gestion des nutriments pour assurer une croissance saine et équilibrée de l’arbre et du fruit. La maîtrise de ces techniques est fondamentale pour tout producteur de pommier désireux de se démarquer.
Innovations phytosanitaires et lutte intégrée pour le Pommier
L’aspect sanitaire et la protection des cultures ont été particulièrement abordés par Monsieur El Houssin Attaoui, Directeur Technique & Homologation. Il a mis en avant deux produits phares : Kaiser 10SC, un fongicide de nouvelle génération spécifiquement conçu pour lutter contre l’Oïdium, une maladie redoutable qui peut dégrader significativement la qualité des pommes, et Vertis 1.8CS, un insecticide à base d’Abamectine doté d’une formulation microencapsulée innovante. Cette technologie de microencapsulation permet une libération contrôlée du principe actif, augmentant ainsi la durée d’action et réduisant la fréquence des applications, tout en minimisant l’impact sur l’environnement. Monsieur Attaoui a démontré avec clarté l’importance cruciale de ces solutions pour une gestion efficace des ravageurs et des maladies. Une bonne gestion phytosanitaire, telle que celle proposée par ces produits, est indispensable pour garantir non seulement la quantité, mais surtout la qualité esthétique et gustative de la pomme, éléments déterminants pour la commercialisation. Ces avancées contribuent directement à la rentabilité de la filière pommier.
Après ces présentations techniques qui ont captivé l’attention de l’assistance, un débat animé s’est engagé. Les échanges ont été riches en informations et en idées nouvelles, visant collectivement à améliorer la production de pommes dans la région de Midelt. Cette synergie entre experts et producteurs est le moteur essentiel du progrès dans le secteur agricole. La problématique de la gestion de l’eau, des coûts des intrants, et de la recherche de variétés plus résistantes et mieux adaptées aux conditions locales, ont été au cœur des discussions. L’idée est de construire une stratégie commune pour la pérennité du verger de pommier.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis économiques et agronomiques, les producteurs de pommier explorent de nouvelles voies. L’agroécologie gagne du terrain, proposant des méthodes de culture qui visent à préserver la biodiversité, à améliorer la fertilité des sols et à réduire la dépendance aux intrants chimiques. Cela peut passer par l’utilisation de couverts végétaux, la promotion des auxiliaires naturels pour la lutte contre les ravageurs, ou encore l’optimisation des ressources en eau grâce à des systèmes d’irrigation plus performants. L’intégration de ces pratiques permet non seulement de produire des pommes de meilleure qualité, mais aussi de valoriser le terroir et de répondre à la demande croissante des consommateurs pour des produits durables et respectueux de l’environnement. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) promeut activement ces approches au niveau mondial, soulignant leur rôle dans la sécurité alimentaire et la durabilité des systèmes agricoles. Les avancées dans la sélection variétale ouvrent également de nouvelles perspectives, avec le développement de pommes plus résistantes aux maladies et au changement climatique, ou encore offrant des profils gustatifs inédits. L’innovation est donc au cœur de la stratégie d’amélioration de la production de pommier.
Comprendre le dynamisme économique du marché du Pommier
Le prix de la pomme est le reflet d’une chaîne de valeur complexe, où chaque maillon exerce une influence. Le prix de revient en verger englobe une multitude de facteurs : l’achat des plants, les travaux de préparation du sol, la fertilisation, la protection contre les maladies et les ravageurs, l’irrigation, la main-d’œuvre pour la taille, l’éclaircissage et la récolte. Viennent ensuite les coûts de conditionnement, de stockage, de transport, ainsi que les marges des intermédiaires et les frais de commercialisation. Le prix de vente final doit impérativement couvrir l’ensemble de ces dépenses tout en dégageant une marge bénéficiaire suffisante pour permettre au producteur de réinvestir et de maintenir son activité. Une année de faible rendement, des conditions météorologiques défavorables ayant impacté la qualité, ou une augmentation significative du coût des intrants (engrais, produits phytosanitaires, carburant), peuvent rapidement faire grimper le prix de revient. Face à cela, le prix de marché est déterminé par l’offre et la demande globale. Si l’offre est abondante et la demande modérée, les prix tendent à baisser. Inversement, une offre limitée et une forte demande peuvent engendrer une hausse significative des prix. La volatilité du marché mondial du pommier, influencée par les récoltes dans d’autres pays producteurs, les politiques commerciales et les fluctuations des taux de change, rend cette dynamique encore plus complexe. Les accords commerciaux internationaux, promus par des organismes comme la FAO, visent à réguler ces flux et à assurer une certaine stabilité, mais les aléas restent fréquents. L’importance de la qualité, évoquée lors de la journée d’Univers Horticole, devient alors un levier essentiel pour se positionner sur des marchés à plus forte valeur ajoutée et ainsi mieux absorber les fluctuations de prix. L’innovation dans les techniques culturales et la protection des cultures, comme celles présentées par HortiTecNews, jouent un rôle crucial dans cette optimisation.
FAQ sur la crise actuelle du Pommier
Pourquoi le prix de la Pomme augmente-t-il ?
L’augmentation du prix de la pomme est souvent multifactorielle. Elle peut être due à une récolte moins abondante que prévu (du fait des conditions climatiques par exemple), une hausse des coûts de production (engrais, énergie, main-d’œuvre), une demande accrue, ou encore des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. L’amélioration de la qualité, recherchée par les producteurs de pommier, permet de se positionner sur des segments de marché où les prix sont plus élevés, justifiant ainsi certains surcoûts.
Quelles sont les maladies les plus redoutées pour le Pommier ?
Parmi les maladies les plus préoccupantes pour le pommier figurent l’Oïdium (causant des dépôts blancs sur les feuilles et les fruits, dégradant leur qualité), la tavelure (provoquant des lésions brunâtres sur les fruits), le feu bactérien (qui peut rapidement détruire des arbres entiers) et diverses maladies du bois qui affaiblissent l’arbre.
Comment améliorer la conservation des pommes après la récolte ?
Une bonne conservation repose sur plusieurs piliers : une récolte au stade de maturité optimal, une manipulation douce pour éviter les meurtrissures, un stockage dans des conditions de température et d’humidité contrôlées (souvent en atmosphère contrôlée pour les grandes quantités), et une gestion rigoureuse des maladies lors du stockage pour éviter la propagation.
Quels sont les avantages de la microencapsulation pour les insecticides ?
La microencapsulation permet de protéger le principe actif de l’insecticide de la dégradation et d’assurer une libération progressive et contrôlée. Cela se traduit par une efficacité prolongée, une réduction du nombre d’applications nécessaires, une meilleure sécurité pour l’applicateur et une diminution de l’impact sur l’environnement, car moins de produit est relâché d’un coup. Ces avancées sont cruciales pour une agriculture moderne et durable du pommier.
Où trouver des informations fiables sur les bonnes pratiques agricoles pour le Pommier ?
Il existe de nombreuses sources d’information. Les instituts de recherche agricole nationaux, les chambres d’agriculture, les coopératives agricoles, les conseillers spécialisés, ainsi que les publications professionnelles comme celles d’HortiTecNews, sont d’excellentes ressources. Des organisations internationales comme la FAO offrent également des données et des recommandations globales.




