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Pesticides usage agricole : L’ONSSA publie le procès-verbal de sa commission, annonçant des décisions cruciales pour le secteur. Suite à la réunion qui a eu lieu jeudi 30 mars 2017, la commission des Pesticides à Usage Agricole de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaire (ONSSA) a communiqué le procès-verbal de ladite réunion portant sur l’homologation de 19 nouveaux produits et le renouvellement d’homologation de 16 produits phytosanitaires. Ces décisions sont le reflet d’une dynamique complexe visant à encadrer et à améliorer le pesticides usage agricole, un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et la durabilité de l’agriculture.
Les enjeux du pesticides usage agricole et les nouvelles homologations
Le pesticides usage agricole est un pilier de l’agriculture moderne, permettant de protéger les cultures contre les ravageurs, les maladies et les adventices qui menacent les rendements. Cependant, une utilisation non maîtrisée peut engendrer des risques pour la santé humaine, l’environnement et la biodiversité. C’est dans ce contexte que les travaux de la commission des Pesticides à Usage Agricole de l’ONSSA prennent toute leur importance. L’homologation de 19 nouveaux produits et le renouvellement de 16 autres témoignent d’un effort constant pour adapter la réglementation aux avancées scientifiques et aux besoins du terrain. Ces nouvelles approbations visent à offrir aux agriculteurs des solutions plus efficaces, plus ciblées et potentiellement moins impactantes pour l’environnement, tout en garantissant la qualité et la sécurité des produits alimentaires. La publication du procès-verbal, qui rend ces décisions effectives dès la date de parution, assure une transparence essentielle pour l’ensemble des acteurs de la chaîne agricole.
Le marché mondial des produits phytosanitaires est soumis à une pression constante. Les préoccupations croissantes concernant la santé publique et l’environnement poussent les autorités réglementaires à travers le monde à renforcer les critères d’homologation. Les agriculteurs, quant à eux, sont confrontés à des défis de plus en plus complexes. La pression croissante des ravageurs et des maladies, parfois due aux changements climatiques ou à l’apparition de résistances, nécessite des outils de protection des cultures toujours plus performants. Parallèlement, le coût des intrants, y compris les pesticides, connaît une inflation notable, rendant la gestion économique des exploitations agricoles de plus en plus délicate. Dans ce paysage concurrentiel et réglementaire exigeant, la disponibilité de produits homologués et efficaces est cruciale pour maintenir la compétitivité des exploitations et assurer la pérennité du secteur agricole. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) milite d’ailleurs pour une gestion intégrée des ravageurs, qui combine différentes méthodes de lutte, y compris l’usage raisonné des pesticides, pour une agriculture plus durable.
Défis agronomiques et réalités économiques du pesticides usage agricole
Les défis agronomiques rencontrés par les producteurs sont multiples et influencent directement le recours aux pesticides. Le stress hydrique, exacerbé par les aléas climatiques, affaiblit les plantes et les rend plus vulnérables aux attaques de pathogènes et d’insectes. De plus, la volatilité des prix des matières premières et la hausse des coûts de production, incluant le prix des engrais et des produits phytosanitaires, impactent significativement la rentabilité des exploitations. Les agriculteurs doivent naviguer dans un équilibre précaire entre la nécessité de protéger leurs cultures pour garantir un rendement suffisant et la gestion des coûts qui peuvent rapidement devenir prohibitifs. La décision d’utiliser ou non un pesticide, et lequel, est donc une équation complexe intégrant des facteurs techniques, économiques et environnementaux. Le pesticides usage agricole, dans ce contexte, doit être envisagé comme une composante d’une stratégie globale de gestion de la production.
La dynamique entre le “coût prix” et le “prix de vente” est au cœur des préoccupations des professionnels de l’agriculture. Le coût prix représente l’ensemble des dépenses engagées pour produire une denrée agricole : semences, fertilisants, eau, énergie, main-d’œuvre, mais aussi et surtout les produits phytosanitaires. Ces derniers constituent souvent une part non négligeable du budget d’une exploitation. Si le coût prix augmente, notamment en raison de la hausse des prix des pesticides, il devient impératif que le prix de vente soit suffisamment élevé pour couvrir ces dépenses et générer un bénéfice. Or, le prix de vente est largement dicté par les marchés, la concurrence, et parfois les politiques de prix fixés par les distributeurs ou les industries agroalimentaires. Une mauvaise adéquation entre ces deux prix peut entraîner une érosion des marges des agriculteurs, voire des pertes financières, les poussant parfois à réduire l’usage des intrants, y compris les pesticides, ce qui peut paradoxalement affecter les rendements et la qualité.
Pour consulter la liste des nouveaux produits homologués et celle des produits dont les homologations ont été renouvelées, cliquez ici. Ces décisions de l’ONSSA ont un impact direct sur la disponibilité des outils pour les producteurs marocains et reflètent une politique active de régulation du pesticides usage agricole au Maroc.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis économiques et environnementaux liés au pesticides usage agricole, les producteurs explorent de plus en plus des alternatives. L’agriculture biologique, qui bannit l’utilisation de produits de synthèse, gagne du terrain. Des méthodes de lutte intégrée, combinant des approches biologiques (insectes auxiliaires, pièges à phéromones), culturales (rotation des cultures, choix de variétés résistantes) et l’utilisation raisonnée de produits phytosanitaires homologués, sont également privilégiées. Le recours à des outils d’aide à la décision (OAD) permet de rationaliser l’application des traitements, en se basant sur le suivi des ravageurs et des conditions météorologiques. De plus, la recherche et le développement dans le domaine des biopesticides, issus de substances naturelles, offrent des perspectives prometteuses pour réduire la dépendance aux produits chimiques conventionnels. Pour des informations plus générales sur les pratiques agricoles durables, consulter les ressources de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est une excellente démarche.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix des pesticides usage agricole augmente-t-il ?
L’augmentation des prix des pesticides est multifactorielle. Elle est souvent liée à la hausse des coûts des matières premières nécessaires à leur fabrication, à des contraintes logistiques internationales, à l’augmentation des coûts de recherche et développement pour de nouvelles molécules, ainsi qu’à des réglementations environnementales plus strictes qui peuvent rendre la production plus coûteuse. De plus, la spéculation sur les marchés des matières premières peut également influencer les prix. Pour un aperçu des enjeux agricoles, notamment en Tunisie, le site du Ministère de l’Agriculture peut fournir des informations pertinentes sur le contexte local.
Quelles sont les conséquences d’une réduction de l’usage des pesticides ?
Une réduction de l’usage des pesticides, si elle n’est pas accompagnée de mesures alternatives efficaces, peut entraîner une augmentation des attaques de ravageurs et de maladies, une baisse des rendements et une diminution de la qualité des productions agricoles. Cependant, une utilisation raisonnée et ciblée, associée à des méthodes de lutte intégrée, peut permettre de réduire les risques pour la santé et l’environnement sans compromettre la production.
Comment l’homologation de nouveaux produits peut-elle aider les agriculteurs ?
L’homologation de nouveaux pesticides offre aux agriculteurs une gamme d’outils plus large et potentiellement plus performants pour lutter contre les bioagresseurs. Ces nouveaux produits peuvent être plus spécifiques, avoir un profil toxicologique et écotoxicologique plus favorable, ou permettre de contourner des résistances développées par les ravageurs face aux produits plus anciens. Cela contribue à une meilleure gestion sanitaire des cultures et à la pérennité des exploitations.
Pour rester informé des actualités du secteur, le site HortiTecNews est une ressource précieuse.




