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penurie myrtille : les États-Unis pourraient faire face à une situation critique. Les récents événements climatiques extrêmes, notamment les gels tardifs dans le sud-est du pays, ont engendré des pertes considérables pour plusieurs cultures fruitières. Si les fraises ont été largement médiatisées, la filière des myrtilles est également touchée de plein fouet, laissant présager une nette diminution de l’offre sur le marché américain.
Les conséquences dévastatrices du gel sur la production de myrtille
Les témoignages recueillis auprès des producteurs américains dressent un tableau alarmant. Mark Lyon, propriétaire d’une exploitation de fraises en Caroline du Nord, a vu une partie significative de sa récolte anéantie par le gel. L’hiver doux avait précipité le développement des fruits, les rendant particulièrement vulnérables aux baisses de température soudaines. Mais le gel n’a pas épargné d’autres cultures. Joe Cornelius, à la tête de la ferme Blueberry J & J, rapporte une perte estimée à 90% de sa production de myrtilles suite aux gelées du mercredi dernier. Ces conditions météorologiques adverses ont non seulement affecté sa propre ferme, mais aussi de nombreuses autres exploitations en Géorgie et en Caroline du Nord. “Une bonne partie, sinon la totalité de la production a été perdue”, déplore Joe Cornelius. “Donc, nous allons probablement voir une importante pénurie de myrtille sur le marché ici aux États-Unis.” Cette prédiction souligne l’ampleur du problème et l’impact direct que cette penurie myrtille pourrait avoir sur les consommateurs américains.
Pression sur le marché mondial et défis agronomiques de la myrtille
La penurie myrtille aux États-Unis ne se limite pas à un problème local. Le marché mondial des fruits est interconnecté, et une diminution significative de la production dans un pays majeur comme les États-Unis peut avoir des répercussions internationales. D’autres régions productrices, confrontées à leurs propres défis climatiques ou sanitaires, ne sont pas toujours en mesure de compenser un tel déficit. De plus, la culture de la myrtille est intrinsèquement exigeante. Elle requiert des conditions de sol spécifiques, un apport hydrique contrôlé et une gestion rigoureuse des ravageurs et maladies. Les événements climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses prolongées ou, comme récemment, les gels, exacerbent ces vulnérabilités. Le stress hydrique peut affaiblir les plantes, les rendant plus susceptibles aux maladies, tandis que la hausse des coûts des intrants (fertilisants, produits phytosanitaires, main-d’œuvre) pèse déjà lourdement sur la rentabilité des exploitations. Ces contraintes agronomiques, combinées aux aléas climatiques, rendent la culture de la myrtille de plus en plus complexe et coûteuse, contribuant indirectement à la pression observée sur le marché et accentuant la crainte d’une penurie myrtille.
Analyse économique : Le dilemme du prix du “Coût Prix” versus “Prix de Vente”
La penurie myrtille a un impact direct et significatif sur la dynamique économique du secteur. La loi de l’offre et de la demande prend ici tout son sens. Lorsque l’offre diminue drastiquement, comme c’est le cas suite aux pertes de récoltes, la demande reste généralement stable, voire augmente si les consommateurs cherchent à s’approvisionner avant que les prix ne grimpent davantage. Cette inadéquation crée une tension sur les prix. Les producteurs qui parviennent à sauver une partie de leur récolte se retrouvent dans une position délicate. D’une part, ils pourraient être tentés de vendre à des prix plus élevés pour compenser leurs pertes et couvrir leurs coûts de production qui, eux, n’ont pas diminué. Au contraire, ils peuvent être contraints d’augmenter leurs prix pour simplement survivre. D’autre part, ils doivent rester compétitifs et accessibles pour les consommateurs, tout en tenant compte des marges des distributeurs. Le “Coût Prix”, qui représente l’ensemble des dépenses engagées pour produire la myrtille (semences, engrais, main-d’œuvre, énergie, assurance, etc.), est déjà élevé, surtout dans un contexte d’inflation des intrants. Le “Prix de Vente” doit impérativement couvrir ce coût, mais également permettre une marge bénéficiaire raisonnable pour assurer la pérennité de l’exploitation et permettre des investissements futurs. Dans une situation de penurie myrtille, le prix de vente a tendance à s’envoler, ce qui peut entraîner une désaffection des consommateurs pour ce fruit, ou les pousser à se tourner vers des substituts moins chers. C’est un équilibre fragile à trouver, où les producteurs sont pris entre le marteau des coûts et l’enclume de la demande, le tout amplifié par la rareté du produit.
penurie myrtille : des initiatives pour assurer l’approvisionnement
Face à une telle penurie myrtille, les acteurs de la filière sont amenés à explorer diverses pistes pour limiter les dégâts et envisager l’avenir. Cela passe par des stratégies de diversification des cultures, l’adoption de techniques de production plus résilientes face au changement climatique, ou encore l’investissement dans des infrastructures de protection des cultures, comme des tunnels ou des filets anti-grêle. L’innovation technologique joue également un rôle crucial. Le développement de variétés plus résistantes au gel ou à la sécheresse, ainsi que l’amélioration des systèmes d’irrigation et de fertilisation, sont des axes de recherche importants. La collaboration internationale est également essentielle. Les échanges d’expertise et de savoir-faire, ainsi que la mise en place de filières d’approvisionnement diversifiées, peuvent aider à atténuer les chocs liés aux aléas climatiques locaux. Des organisations comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture travaillent d’ailleurs sur ces enjeux d’adaptation et de résilience des systèmes agricoles à l’échelle mondiale. La gestion des risques via des assurances agricoles adaptées est aussi une composante essentielle pour aider les producteurs à surmonter ces périodes difficiles et à maintenir leur activité, même après un événement catastrophique ayant conduit à une penurie myrtille.
Les alternatives pour les producteurs
Si la myrtille est affectée, les producteurs peuvent envisager de se tourner vers d’autres cultures moins sensibles aux aléas climatiques récents ou dont le cycle de production est différent. Le développement de cultures sous serres ou en intérieur, bien que plus coûteux à l’installation, offre une protection accrue contre les variations climatiques extrêmes. De plus, certaines variétés de fruits rouges, comme les framboises ou les mûres, pourraient présenter une moindre vulnérabilité selon les régions. L’exploration de marchés de niche ou de produits à plus forte valeur ajoutée peut également être une stratégie pour compenser les pertes subies sur des productions traditionnelles. Les conseils techniques des chambres d’agriculture ou des instituts de recherche agricole peuvent guider ces choix. En France, par exemple, des structures comme HortiTecNews fournissent des informations précieuses sur les bonnes pratiques et les innovations dans le secteur horticole.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la myrtille augmente-t-il ?
Le prix de la myrtille augmente principalement en raison d’une diminution de l’offre (production) due à des facteurs tels que les intempéries (gel, sécheresse), les maladies ou les ravageurs. Lorsque l’offre est plus faible que la demande, les prix ont tendance à monter.
Comment la pénurie de myrtille affecte-t-elle les consommateurs ?
La penurie myrtille peut entraîner une augmentation des prix en magasin, rendant le fruit moins accessible. Les consommateurs peuvent également rencontrer des difficultés à trouver le produit, ou être confrontés à des choix limités en termes de quantité ou de qualité.
Quelles sont les régions les plus touchées par la pénurie de myrtille ?
Dans le cas présent, les régions du sud-est des États-Unis, comme la Caroline du Nord et la Géorgie, sont particulièrement touchées par les gels récents qui ont affecté la production de myrtilles.
Quelles sont les solutions à long terme pour éviter la pénurie de myrtille ?
Les solutions à long terme incluent l’adaptation des pratiques agricoles au changement climatique, le développement de variétés plus résistantes, l’investissement dans des technologies de protection des cultures, et la diversification des sources d’approvisionnement.




