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Nouveaux barrages : un investissement stratégique pour le Souss-Massa face à la pression hydrique. L’annonce d’une enveloppe de 300 millions de dirhams (MDH) destinée à la construction de retenues collinaires dans la région Souss-Massa marque une étape cruciale dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau. Cet effort conjoint des ministères de l’Équipement, du Transport et de la Logistique, de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, ainsi que du Conseil de la région, témoigne de la prise de conscience face aux défis croissants liés à la gestion de l’eau.
Les enjeux des nouveaux barrages dans le Souss-Massa
La construction de ces nouveaux barrages s’inscrit dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027. L’objectif principal est double : garantir un approvisionnement fiable en eau potable pour les populations locales et irriguer les cultures, un secteur vital pour l’économie régionale. Les ministères de l’Équipement et de l’Agriculture, ainsi que le Conseil de la région, se sont engagés à verser une contribution financière significative, répartie sur une période de trois ans à compter de 2021. L’injection de 180 MDH par le ministère de l’Équipement, complétée par 60 MDH de chacun des deux autres partenaires, souligne l’ampleur de l’engagement collectif. Ces nouveaux barrages représentent une réponse concrète aux menaces du stress hydrique qui pèse sur la région.
Les récentes précipitations, bien que bienvenues, n’ont pas suffi à effacer durablement les inquiétudes. Les retenues d’eau de la région Souss-Massa, qui avaient atteint 179,93 millions de m³ au début de l’année 2020, affichaient alors un taux de remplissage de seulement 24,63 %. Ce chiffre met en lumière la fragilité du système hydrique et la nécessité impérieuse de renforcer les infrastructures de stockage. L’investissement dans ces nouveaux barrages est donc essentiel pour diversifier les sources d’approvisionnement et atténuer la dépendance vis-à-vis des pluies, de plus en plus imprévisibles.
Le contexte global et la pression sur les ressources en eau
Au-delà des spécificités régionales, la construction de nouveaux barrages s’inscrit dans une dynamique mondiale. Le changement climatique exacerbe la rareté de l’eau, rendant les investissements dans les infrastructures hydrauliques plus critiques que jamais. De nombreux pays sont confrontés à des défis similaires de gestion des ressources en eau, où la demande ne cesse de croître sous l’effet de l’urbanisation, de l’industrialisation et de l’expansion de l’agriculture irriguée. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la gestion durable de l’eau est l’un des défis majeurs du XXIe siècle, essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et le développement économique. Les nouveaux barrages, lorsqu’ils sont conçus et gérés de manière responsable, jouent un rôle pivot dans cette stratégie globale.
La pression accrue sur les ressources en eau a également des implications économiques significatives pour les producteurs. L’incertitude quant à la disponibilité de l’eau peut entraîner une augmentation des coûts de production, notamment pour les cultures qui nécessitent une irrigation régulière. Les agriculteurs doivent souvent faire face à des choix difficiles entre l’optimisation de leurs rendements et la gestion prudente des ressources disponibles. L’investissement dans des systèmes d’irrigation plus efficaces et le développement d’infrastructures de stockage comme ces nouveaux barrages sont des leviers essentiels pour améliorer la résilience du secteur agricole face à ces contraintes.
Défis agronomiques et coûts de production
Le stress hydrique constitue un défi agronomique majeur pour la région Souss-Massa. Les rendements des cultures peuvent être considérablement affectés par un manque d’eau suffisant et régulier, entraînant une baisse de la qualité et de la quantité des récoltes. De plus, l’augmentation des coûts des intrants, qu’il s’agisse des engrais, des pesticides ou de l’énergie nécessaire au pompage de l’eau, vient complexifier davantage la situation des agriculteurs. Le prix de revient de la production agricole est directement impacté par ces facteurs. Le dynamisme du marché, où le prix de vente est déterminé par l’offre et la demande, peut alors se heurter à une réalité de coûts de production croissants, érodant les marges des producteurs.
Dans ce contexte, la maîtrise du coût de l’eau devient primordiale. Si les nouveaux barrages visent à augmenter la disponibilité de cette ressource, leur construction et leur entretien représentent un investissement conséquent. Il est crucial de trouver un équilibre entre le coût de mise à disposition de l’eau et sa valeur économique pour les différentes filières agricoles. La gestion des tarifs de l’eau, qu’elle soit publique ou privée, doit tenir compte de ces dynamiques pour ne pas pénaliser excessivement les agriculteurs, tout en assurant la pérennité des infrastructures. L’innovation dans les techniques d’irrigation, comme le goutte-à-goutte, devient également essentielle pour optimiser l’utilisation de chaque goutte d’eau disponible, faisant ainsi le lien entre l’investissement dans les infrastructures et l’efficacité à la parcelle.
FAQ sur la situation hydrique et les investissements
Pourquoi le prix de l’eau pourrait-il augmenter suite à la construction de nouveaux barrages ?
La construction et l’entretien de nouveaux barrages représentent des investissements financiers considérables. Ces coûts doivent être amortis. Par conséquent, le prix de l’eau distribuée peut refléter ces dépenses pour assurer la viabilité des infrastructures et permettre leur maintenance future. De plus, si la demande en eau reste élevée et que les volumes disponibles sont accrus, cela peut influencer la valorisation de la ressource elle-même.
Quelles sont les alternatives pour les producteurs face à la raréfaction de l’eau ?
Face à la raréfaction de l’eau, les producteurs peuvent adopter plusieurs stratégies. Cela inclut l’adoption de techniques d’irrigation économes en eau, comme le goutte-à-goutte ou l’irrigation souterraine. La sélection de cultures plus résistantes à la sécheresse et le recours à des variétés améliorées sont également des pistes pertinentes. La diversification des sources d’eau, par exemple par la collecte des eaux de pluie ou la réutilisation des eaux usées traitées, peut également contribuer à sécuriser l’approvisionnement. L’innovation technique, telle que l’utilisation de capteurs pour optimiser l’arrosage, joue un rôle clé.
Comment le Maroc gère-t-il la question de ses ressources en eau à l’échelle nationale ?
Le Maroc a mis en place une stratégie ambitieuse pour la gestion de ses ressources en eau, axée sur la construction de barrages, la préservation des nappes phréatiques, la désalinisation de l’eau de mer et l’amélioration de l’efficacité des réseaux d’irrigation. Le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 vise à mobiliser toutes les ressources disponibles pour faire face au stress hydrique. Des efforts importants sont également déployés pour sensibiliser à l’économie d’eau et promouvoir des pratiques agricoles durables. Les investissements dans les infrastructures, comme les nouveaux barrages, sont un pilier de cette stratégie.
L’engagement du Maroc dans la sécurisation de ses ressources hydriques est visible à travers des projets d’envergure. Pour une vision plus globale des politiques agricoles et de gestion de l’eau, il est toujours pertinent de consulter les sites officiels, comme celui du Ministère de l’Agriculture, qui peuvent présenter des initiatives similaires ou des comparaisons de stratégies dans d’autres pays de la région. L’expertise et les meilleures pratiques sont souvent partagées au sein de la communauté internationale des acteurs du secteur. Sur HortiTecNews, nous suivons de près l’évolution de ces enjeux pour vous offrir une information complète.




