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président ASPAM : Abdellah Jrid prend les rênes de l’Association des Producteurs d’Agrumes du Maroc dans un contexte de défis croissants pour le secteur. Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 25 mars à l’hôtel Farah de Casablanca, l’élection de M. Abdellah Jrid, président de la coopérative Agrumar Souss, à la tête de l’ASPAM marque un nouveau chapitre pour l’organisation. Cette nomination intervient à un moment charnière, où les producteurs d’agrumes marocains font face à une pression accrue sur les marchés internationaux, une volatilité des coûts de production et la nécessité impérative d’innover pour maintenir leur compétitivité.
Portrait du nouveau président ASPAM et ses ambitions
Abdellah Jrid, dont la passion pour l’agriculture remonte à son enfance, a bâti une carrière solide de plus de 30 ans dans le domaine des agrumes, débutant comme agriculteur et exportateur. Son parcours au sein de la coopérative Agrumar Souss, où il a gravi les échelons pour devenir président il y a cinq ans, témoigne de son engagement et de sa vision stratégique. Sous sa direction, Agrumar Souss a connu des investissements significatifs dans la modernisation de ses installations, contribuant à l’obtention du prix de l’excellence lors de la 6ème édition du Trofel en janvier 2015. Ce succès souligne sa capacité à mener des projets d’envergure et à obtenir des résultats concrets. En plus de ses responsabilités au sein d’Agrumar Souss, Abdellah Jrid est également président de l’association Agrotech du Souss-Massa-Draâ et membre de la chambre régionale de l’agriculture, des mandats qui lui confèrent une vision globale des enjeux agricoles de la région. L’élection de M. Abdellah Jrid en tant que président ASPAM est donc le fruit d’une reconnaissance de son expertise et de son leadership éprouvé. Il succède à Hassan el Youssi pour un mandat de trois ans, potentiellement renouvelable, avec la lourde tâche de naviguer le secteur des agrumes marocains à travers des eaux parfois tumultueuses.
Les défis du marché mondial et la pression sur le président ASPAM
Le secteur des agrumes, à l’échelle mondiale, est de plus en plus influencé par des facteurs complexes. La concurrence s’intensifie avec l’émergence de nouveaux acteurs sur les marchés internationaux et l’expansion des surfaces cultivées dans d’autres régions du monde. Le nouveau président ASPAM doit composer avec ces réalités. Les exigences des consommateurs évoluent également, avec une demande croissante pour des produits durables, traçables et respectueux de l’environnement. La pression sur les prix exercée par les grandes chaînes de distribution internationales est une autre donnée incontournable. Elles cherchent continuellement à optimiser leurs marges, ce qui se répercute directement sur les producteurs. Dans ce contexte, le rôle du président ASPAM est crucial pour défendre les intérêts des producteurs marocains, négocier de meilleures conditions commerciales et explorer de nouveaux marchés d’exportation. La capacité à anticiper les tendances du marché, à s’adapter rapidement aux changements et à innover dans les méthodes de production et de commercialisation sera déterminante pour le succès de la nouvelle mandature. Le poids de la responsabilité repose donc sur les épaules du président ASPAM.
Défis agronomiques et coûts de production sous la loupe du président ASPAM
Au-delà des enjeux commerciaux, le nouveau président ASPAM est confronté à des défis agronomiques de taille. Le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique, représente une menace constante pour la production d’agrumes au Maroc. La gestion de l’eau, ressource précieuse et de plus en plus rare, nécessite des investissements importants dans des techniques d’irrigation économes et une sélection de variétés plus résistantes à la sécheresse. Parallèlement, les coûts des intrants agricoles – engrais, produits phytosanitaires, carburant – ont connu une augmentation significative ces dernières années. Cette hausse pèse lourdement sur la rentabilité des exploitations. Il devient impératif pour le président ASPAM de promouvoir des pratiques agronomiques durables qui permettent de réduire la dépendance aux intrants chimiques et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles. La recherche et le développement de nouvelles variétés d’agrumes, mieux adaptées aux conditions locales et plus résistantes aux maladies et ravageurs, constituent également un axe stratégique essentiel. L’accès à des financements pour soutenir ces investissements et pour accompagner les agriculteurs dans la transition vers des modèles de production plus résilients est une préoccupation majeure qui sollicitera l’action du président ASPAM.
La dynamique “Coût de Production vs Prix de Vente” : un casse-tête pour le président ASPAM
La relation entre le coût de production et le prix de vente est au cœur des préoccupations de tout agriculteur, et pour le président ASPAM, c’est un dossier prioritaire. Le coût de production englobe l’ensemble des dépenses nécessaires à la culture et à la récolte des agrumes : achat des plants, préparation des sols, irrigation, fertilisation, traitements phytosanitaires, main-d’œuvre pour la taille, la récolte, le conditionnement, ainsi que les coûts liés au transport et à la commercialisation. Ces coûts sont sujets à une volatilité constante, notamment en raison des fluctuations des prix des intrants et de l’énergie. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par l’offre et la demande sur les marchés nationaux et internationaux, ainsi que par le pouvoir de négociation des différents acteurs de la chaîne de valeur. Souvent, les producteurs se retrouvent dans une position de faiblesse face aux grands distributeurs et aux centrales d’achat, qui exercent une pression à la baisse sur les prix. Cet écart grandissant entre un coût de production qui ne cesse d’augmenter et un prix de vente qui peine à suivre peut conduire à une érosion des marges, voire à des pertes financières pour les agriculteurs. Le rôle du président ASPAM sera donc de plaider pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne, de développer des stratégies collectives pour renforcer le pouvoir de négociation des producteurs et de promouvoir des contrats d’approvisionnement plus stables et rémunérateurs. Il est essentiel de trouver un équilibre durable pour assurer la pérennité du secteur. La compréhension approfondie de cette dynamique par le président ASPAM est la clé de voûte de sa mission.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis du marché et aux fluctuations des prix, les producteurs d’agrumes peuvent explorer diverses pistes pour diversifier leurs revenus et renforcer leur résilience. L’investissement dans la transformation des agrumes (jus, confitures, huiles essentielles) peut permettre de capter une plus grande partie de la valeur ajoutée et de réduire la dépendance aux marchés du frais. Le développement de l’agrotourisme, en valorisant le patrimoine agricole et les paysages, offre également des opportunités de revenus complémentaires. La diversification vers d’autres cultures, complémentaires ou alternatives aux agrumes, peut également permettre de lisser le risque. Enfin, l’adhésion à des coopératives plus structurées et l’adoption de pratiques d’agriculture biologique ou raisonnée, qui répondent aux attentes croissantes des consommateurs en matière de durabilité et de qualité, peuvent améliorer la valorisation des produits et ouvrir de nouveaux débouchés. L’ HortiTecNews, par exemple, publie régulièrement des articles sur les innovations et les bonnes pratiques dans le secteur.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix des agrumes marocains connaît-il une telle volatilité ?
La volatilité des prix est due à une combinaison de facteurs, incluant les aléas climatiques qui affectent la production, les fluctuations de la demande sur les marchés internationaux, la concurrence d’autres pays producteurs, et les coûts croissants des intrants et de la logistique.
Que fait l’ASPAM pour soutenir les producteurs face à la hausse des coûts de production ?
L’ASPAM travaille à plaider auprès des pouvoirs publics pour des mesures de soutien, à négocier de meilleures conditions d’accès aux intrants, à promouvoir des pratiques culturales plus économes et à rechercher des partenariats pour améliorer la compétitivité des producteurs. L’association joue un rôle de représentation auprès des instances nationales et internationales, s’inspirant parfois des modèles de régulation agricole observés au niveau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Quelles sont les perspectives pour le marché des agrumes à l’export ?
Les perspectives dépendent de la capacité du Maroc à maintenir sa qualité, à innover et à s’adapter aux exigences des marchés cibles. L’exploration de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Afrique subsaharienne, est une stratégie clé. Il est également essentiel de suivre de près les politiques agricoles et commerciales des pays importateurs, comme celles potentiellement promues par le Ministère de l’Agriculture tunisien.
Comment le nouveau président ASPAM compte-t-il aborder les défis de l’eau ?
Le président ASPAM mettra l’accent sur la promotion de techniques d’irrigation économes, le développement de variétés d’agrumes plus résistantes à la sécheresse, et le plaidoyer pour des investissements dans les infrastructures hydrauliques. L’objectif est d’assurer une gestion durable de cette ressource vitale pour la production d’agrumes.




