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myrtilles chiliennes entament leur campagne 2016-2017 avec une anticipation notable, marquant un départ précoce par rapport à la saison précédente. Cependant, cette précocité s’accompagne d’un volume d’exportation hebdomadaire actuellement inférieur aux chiffres de l’année dernière, soulevant des questions sur les dynamiques du marché mondial de ce fruit prisé.
Campagne précoce et défis d’exportation pour les myrtilles chiliennes
Selon les informations fournies par la société Decofrut, les expéditions de myrtilles chiliennes ont débuté près d’un mois plus tôt qu’en 2015. La quasi-totalité de ces exportations initiales a été acheminée par fret aérien, une stratégie logistique coûteuse mais souvent nécessaire pour les produits périssables nécessitant une mise sur le marché rapide. Entre les semaines 33 et 35, le Chili a exporté environ 25 tonnes de myrtilles fraîches. Ces premières récoltes proviennent principalement des régions métropolitaines, de Coquimbo et de Valparaiso, des zones reconnues pour leur potentiel de production fruitière. La répartition géographique des exportations révèle une forte orientation vers l’Asie, avec 92% du total expédié vers l’Extrême-Orient. La Chine représente à elle seule 80% de ce segment, tandis que le Japon absorbe les 20% restants. Les marchés nord-américain et sud-américain complètent le tableau, avec des volumes répartis équitablement entre les États-Unis et la Colombie.
Les prix des myrtilles chiliennes ont affiché une tendance à la hausse au cours des dernières semaines, atteignant un prix moyen de vente de 27,34 dollars par kilo. Cette performance tarifaire est d’autant plus remarquable que le marché asiatique a également vu arriver des myrtilles concurrentes en provenance du Pérou et du Canada. Bien que ces fruits aient trouvé preneur, leurs prix de vente se sont révélés nettement inférieurs à ceux des produits chiliens, soulignant la valorisation de la qualité et de la fraîcheur des myrtilles chiliennes auprès des consommateurs asiatiques.
La qualité des fruits livrés à ce jour a été jugée satisfaisante, tant sur le plan interne qu’externe, selon Decofrut. Cela est crucial pour maintenir la confiance des acheteurs et fidéliser la clientèle sur des marchés exigeants. Les estimations de production globales pour la saison ne sont cependant pas encore disponibles. De nombreuses régions clés du sud du Chili, qui jouent un rôle majeur dans la production de myrtilles, n’ont pas encore entamé leur période de récolte. La saison 2015-2016 avait vu le Chili exporter environ 33 millions de caisses, équivalant à 91 500 tonnes, marquant une légère baisse de 1% par rapport à l’année précédente. Les États-Unis demeuraient le principal marché, absorbant les deux tiers du volume total, suivis par l’Europe (22%), l’Extrême-Orient (9%) et le Canada (3%).
Pression du marché mondial et défis agronomiques pour les myrtilles
Le marché mondial des myrtilles est de plus en plus concurrentiel. L’essor de la production dans de nombreux pays, tels que le Pérou, le Mexique, et des pays africains comme le Maroc et le Portugal, met une pression constante sur les prix et les volumes exportés par les producteurs traditionnels comme le Chili. La demande mondiale est en croissance, stimulée par une prise de conscience accrue des bienfaits nutritionnels des myrtilles, riches en antioxydants et vitamines. Cependant, cette croissance de la demande doit être mise en perspective avec l’augmentation exponentielle de l’offre, qui peut entraîner des déséquilibres et une volatilité des prix.
Les producteurs de myrtilles, y compris ceux du Chili, sont confrontés à des défis agronomiques et économiques croissants. Le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique, rend la gestion de l’irrigation plus complexe et coûteuse. L’augmentation des coûts des intrants, tels que les engrais, les produits phytosanitaires et la main-d’œuvre, érode les marges bénéficiaires. Ces facteurs, combinés à la nécessité d’investir dans des technologies de récolte et de conditionnement plus performantes pour répondre aux standards de qualité internationaux, constituent des enjeux majeurs pour la pérennité de la filière. La qualité intrinsèque des myrtilles, leur saveur, leur calibre et leur durée de conservation sont autant de paramètres qui influencent leur valeur marchande. Assurer une qualité constante tout au long de la saison, malgré les aléas climatiques et les contraintes de production, est un impératif pour les exportateurs chiliens afin de maintenir leur position sur les marchés internationaux.
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces défis, les producteurs de myrtilles explorent diverses stratégies pour optimiser leur rentabilité. La diversification des marchés d’exportation, au-delà des destinations traditionnelles, permet de réduire la dépendance à un seul marché et de mieux répartir les risques. Le développement de variétés à plus forte valeur ajoutée, offrant des caractéristiques gustatives ou nutritionnelles supérieures, peut également justifier des prix de vente plus élevés. L’adoption de pratiques agricoles durables et certifiées peut aussi ouvrir l’accès à de nouveaux segments de marché sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux. La collaboration au sein de structures professionnelles, comme celles que l’on retrouve au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (https://www.fao.org), permet de mutualiser les connaissances, de négocier de meilleures conditions d’achat et de renforcer la puissance de négociation sur les marchés internationaux. Le recours à des analyses de marché fines et à des prévisions de récoltes précises, comme celles fournies par des organismes spécialisés, est essentiel pour adapter les stratégies de commercialisation et anticiper les fluctuations de prix.
L’innovation technologique joue également un rôle clé. L’automatisation de certaines tâches, le développement de systèmes d’irrigation intelligents et l’utilisation de drones pour le suivi des cultures peuvent contribuer à réduire les coûts de production et à améliorer l’efficacité. Les producteurs peuvent également envisager des contrats à terme pour sécuriser leurs prix de vente, bien que cette approche comporte ses propres risques. Pour les producteurs situés en dehors des zones traditionnelles d’exportation, il est pertinent de se renseigner auprès des ministères de l’agriculture locaux. Par exemple, pour le Maroc, il serait pertinent de consulter les informations du Ministère de l’Agriculture, afin de comprendre le cadre réglementaire et les aides potentielles. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’optimiser les pratiques et de répondre aux exigences des marchés mondiaux, tout en assurant la viabilité économique des exploitations.
Dans le contexte actuel, la performance des différentes origines de myrtilles sur les marchés asiatiques, notamment la comparaison entre les prix des myrtilles chiliennes et celles du Pérou ou du Canada, met en lumière l’importance de la chaîne d’approvisionnement et de la gestion de la qualité. Une logistique efficace, qui minimise les temps de transit et maintient la chaîne du froid, est primordiale pour préserver la fraîcheur et l’attrait des myrtilles. Les entreprises comme HortiTecNews jouent un rôle crucial dans la diffusion d’informations et d’analyses pour aider les acteurs du secteur à naviguer dans ce paysage complexe.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la myrtille augmente-t-il ?
L’augmentation du prix de la myrtille peut être attribuée à plusieurs facteurs, notamment une offre qui peine parfois à suivre la demande croissante, des conditions météorologiques défavorables dans certaines régions productrices qui réduisent les volumes de récolte, une hausse des coûts de production (intrants, main-d’œuvre, transport) et une qualité perçue plus élevée de certains lots qui justifie un prix premium. De plus, la concurrence entre les marchés et la nécessité pour les exportateurs de couvrir les coûts logistiques élevés, comme le fret aérien, influencent directement le prix final.
Quelles sont les principales régions productrices de myrtilles au Chili ?
Les principales régions productrices de myrtilles au Chili, mentionnées dans le contexte de cette campagne précoce, sont les régions métropolitaines, Coquimbo et Valparaiso. Les régions du sud du Chili jouent également un rôle significatif dans la production globale, bien que leurs récoltes débutent plus tard dans la saison.
Comment la Chine influence-t-elle le marché mondial de la myrtille ?
La Chine est devenue un marché d’exportation majeur pour les myrtilles chiliennes, représentant une part substantielle des volumes expédiés. L’évolution de la demande et des prix en Chine a donc un impact direct et significatif sur le marché mondial de la myrtille, influençant les décisions de production et de commercialisation des autres pays exportateurs.
La qualité des myrtilles chiliennes est-elle affectée par cette campagne précoce ?
Selon les informations disponibles, la qualité des myrtilles chiliennes livrées en début de campagne 2016-2017 a été jugée bonne, tant sur le plan interne qu’externe. Cela suggère que malgré la précocité, les standards de qualité sont maintenus, ce qui est essentiel pour la réputation et la compétitivité des produits chiliens sur les marchés internationaux.




