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Les exportations africaines de myrtilles évoluent vers un nouveau modèle, marqué par une pression croissante sur les coûts logistiques et une exigence accrue en qualité produit.
Cette transformation ne repose plus sur l’augmentation des volumes, mais sur une stratégie orientée valeur.
Pression logistique et impact direct sur la rentabilité
La hausse des coûts de transport et de l’énergie, estimée à environ +15 %, réduit les marges des exportateurs d’environ 6 %.
À cela s’ajoutent les perturbations géopolitiques, notamment en mer Rouge, qui obligent certains flux à passer par le cap de Bonne-Espérance, rallongeant les délais de transport d’environ 12 jours.
Conséquence directe :
👉 une pression accrue sur la qualité à l’arrivée
👉 un risque plus élevé de déclassement produit
Adaptation variétale et exigence post-récolte
Dans ce contexte, les exigences techniques évoluent rapidement.
Les acheteurs privilégient désormais :
- des variétés avec longue durée de conservation (shelf life),
- une fermeté élevée,
- une meilleure résistance au transport long.
Le choix variétal devient donc directement lié à la performance logistique, et non plus seulement au rendement.
Montée en puissance d’une stratégie “valeur”
Face à la baisse des marges, les exportateurs africains réorientent leur modèle :
- développement de segments premium,
- recours au fret aérien pour les gros calibres (≥ 22 mm),
- ciblage de marchés à forte valeur comme le Moyen-Orient et l’Asie.
L’objectif est clair :
👉 compenser les coûts logistiques par une montée en gamme
Nouveaux acteurs et repositionnement régional
Certains pays, comme le Zimbabwe, gagnent en importance grâce à une stratégie axée sur :
- l’efficacité de production,
- l’optimisation des ressources,
- et la qualité export.
En parallèle, l’Afrique dans son ensemble renforce son rôle en contre-saison, avec une croissance rapide des volumes exportés ces dernières années.
Accès au marché : nouvelles exigences
L’accès aux circuits premium, notamment en Europe, dépend de plus en plus de critères non productifs :
- certification eau,
- empreinte carbone,
- conformité aux standards durables.
Ces exigences deviennent un filtre d’entrée pour les segments à forte valeur.




