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Tomate Marocaine : Ahold Réagit au Rapport de Fairfood et Renforce son Engagement envers des Conditions de Travail Équitables
La filière de la tomate marocaine, pilier essentiel des exportations agricoles du royaume, se retrouve une fois de plus au cœur des préoccupations internationales concernant les conditions de travail. Suite aux récents rapports publiés par l’ONG Fairfood, qui ont mis en lumière des défis persistants en matière de salaires dans la production de tomates au Maroc, plusieurs acteurs majeurs de la distribution européenne ont exprimé leur position. Après les réactions de géants comme Tesco et Sainsbury’s, c’est au tour du groupe Ahold Delhaize de clarifier sa démarche et de réaffirmer son engagement envers une chaîne d’approvisionnement responsable.
Ces développements soulignent la pression croissante exercée sur les distributeurs pour garantir non seulement la qualité et la compétitivité des produits, mais aussi le respect des droits humains et des normes sociales tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. La tomate marocaine, appréciée pour sa disponibilité et sa qualité sur les marchés européens, est particulièrement scrutée, étant donné l’importance de ce secteur pour l’économie et l’emploi au Maroc.
L’Engagement d’Ahold : Vision Partagée et Normes Rigoureuses pour la Tomate Marocaine
Dans une déclaration officielle, Ahold Delhaize a tenu à partager l’objectif de Fairfood visant à l’amélioration des conditions de travail dans les pays en développement. Le groupe met en avant son rôle actif dans l’optimisation des conditions de travail au sein de sa propre chaîne d’approvisionnement. “Nous partageons l’objectif de Fairfood qui est l’amélioration des conditions de travail dans les pays en voie de développement et nous avons joué un rôle actif pour améliorer les conditions de travail dans notre chaîne d’approvisionnement…”, peut-on lire dans leur communication.
Ahold insiste sur la garantie que tous ses fournisseurs se conforment à ses normes d’engagement. Ces normes stipulent que les fournisseurs doivent traiter leurs employés avec équité, dignité et respect, tout en assurant le respect scrupuleux de toutes les lois et réglementations en vigueur dans leurs pays respectifs. Cette approche proactive vise à prévenir toute dérive et à promouvoir des pratiques commerciales éthiques.
Mécanismes de Contrôle : Audits et Visites Régulières
Pour assurer la bonne application de ses normes, Ahold a mis en place un programme d’audits rigoureux dans les pays identifiés comme présentant un risque plus élevé en matière de conditions de travail. Dans ces régions, le groupe exige que ses fournisseurs se soumettent à des audits menés par des cabinets indépendants. Ces audits sont basés sur des référentiels reconnus internationalement, tels que le BSCI (Business Social Compliance Initiative) ou des normes jugées équivalentes.
Au-delà des audits formels, Ahold maintient une relation de proximité avec ses fournisseurs par des visites régulières. Cette combinaison d’évaluations externes et de contrôles internes permet une surveillance continue et une réactivité accrue face aux éventuels problèmes. Le groupe souligne qu’il collabore avec son fournisseur de tomates au Maroc depuis plus de six ans, attestant d’une relation de partenariat solide et de longue durée.
Le Cas Spécifique du Fournisseur Marocain : Conformité au SMAG et aux Heures Supplémentaires
Le fournisseur de tomates marocain avec lequel Ahold travaille a fait l’objet d’audits approfondis. Après un premier audit en 2010, une nouvelle évaluation a été réalisée en juin 2014, conformément à la norme Ethical Trading Initiative (ETI/SMETA), reconnue comme une référence équivalente au BSCI. Les résultats de cet audit ont confirmé que tous les travailleurs employés par ce fournisseur percevaient au moins le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti), qui constitue le salaire minimum légal pour les travailleurs agricoles au Maroc. De plus, les heures supplémentaires étaient rémunérées à des taux supérieurs, conformément aux dispositions légales.
Ces affirmations, issues d’un rapport d’audit indépendant, apportent un éclairage précieux sur les conditions de travail chez ce partenaire spécifique d’Ahold. Elles suggèrent que des efforts significatifs sont déployés par certains producteurs marocains pour se conformer aux exigences internationales en matière de droits sociaux.
Contexte Agricole et Réglementaire au Maroc
Le secteur agricole marocain, et particulièrement la production de fruits et légumes destinés à l’exportation, fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités et des organisations professionnelles. Le SMAG, établi par le gouvernement marocain, sert de référence minimale pour la rémunération des ouvriers agricoles. Son respect est un indicateur clé de la conformité sociale. Des institutions comme l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) veillent également à la qualité et à la sécurité des produits exportés, démontrant l’engagement du Maroc envers les standards internationaux. Pour plus d’informations sur les politiques agricoles marocaines, il est possible de consulter le site du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) fournit également un cadre d’analyse et de soutien au développement agricole durable dans la région, mettant en avant l’importance des bonnes pratiques agricoles et sociales.
Perspectives et Enjeux Futurs pour la Tomate Marocaine
Les récentes réactions des distributeurs européens face aux rapports sur les conditions de travail dans la filière de la tomate marocaine illustrent une tendance de fond : la prise de conscience accrue des consommateurs et des acteurs économiques quant à l’importance de la responsabilité sociale des entreprises. Les enjeux sont multiples : maintenir la compétitivité sur les marchés internationaux, assurer une rémunération décente aux travailleurs agricoles, et garantir la durabilité des pratiques de production.
Pour les producteurs marocains, cela signifie une nécessité d’investir continuellement dans l’amélioration des conditions de travail, la formation des employés et la transparence de leurs opérations. Les partenariats avec des distributeurs engagés, comme Ahold, peuvent offrir un cadre propice à cette démarche. Le dialogue entre les ONG, les producteurs, les exportateurs et les distributeurs reste essentiel pour relever ces défis collectivement et assurer un avenir plus équitable et durable à la filière de la tomate marocaine.
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