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green business : L’explosion des start-ups au Maroc, un modèle africain pour la COP 21.
Le Maroc, sollicité par la France, pays hôte de la conférence climat 2015 COP 21, endosse un rôle de leadership au niveau africain. L’objectif est de mener à terme les négociations visant à parvenir à un accord international sur les questions du changement climatique. Cette reconnaissance souligne le positionnement stratégique du royaume dans la transition écologique mondiale et, par extension, le dynamisme croissant du green business sur son territoire.
Le Maroc, pionnier du green business en Afrique
Le Maroc est aujourd’hui considéré comme un modèle pour les pays africains en matière de développement des énergies et des technologies durables, ainsi que des politiques environnementales ambitieuses. Les bouleversements positifs majeurs connus par le pays dans ce domaine sont le fruit d’une stratégie offensive ciblant tous les secteurs liés à l’économie circulaire. Le ministère de l’Environnement, dans ses plans pour 2015-2016, a dévoilé les grands chantiers prévus. Parmi ceux-ci, la construction de 16 nouvelles stations d’épuration des eaux usées en 2015, ainsi que la programmation de 34 nouveaux centres. La réhabilitation des décharges sauvages a vu sa cadence multipliée par trois en 2014, promettant de mettre définitivement fin aux dégradations environnementales liées à ces “points noirs” d’ici 2022. Dans cette dynamique, le green business est en plein essor. Des start-ups innovantes se lancent dans des professions “verdissantes”, se positionnant sur de nouvelles niches à fort potentiel. Des entreprises comme Bio’LYAYZ et Amendy sont citées comme des exemples prometteurs de ce nouveau paysage entrepreneurial.
La pression mondiale pour adopter des pratiques plus durables est une force motrice essentielle pour l’essor du green business. Les accords internationaux, tels que l’Accord de Paris (issu de la COP 21), imposent des cadres réglementaires de plus en plus stricts aux entreprises. Les consommateurs, de plus en plus sensibilisés aux enjeux environnementaux, privilégient les produits et services éco-responsables, obligeant les entreprises traditionnelles à repenser leurs modèles économiques. Les investisseurs, quant à eux, réorientent massivement leurs capitaux vers des projets à impact positif, voyant le green business non seulement comme une responsabilité sociétale, mais aussi comme une opportunité de croissance rentable et pérenne. Ce contexte global crée un terreau fertile pour l’innovation et l’émergence de nouvelles entreprises dédiées à des solutions durables, faisant du green business un secteur d’avenir incontournable.
Les défis agronomiques et la dynamique économique du green business
Le secteur agricole, particulièrement exposé aux aléas climatiques, est au cœur des préoccupations du green business. Les défis agronomiques sont considérables : le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique, impose une gestion plus rationnelle de l’eau. L’augmentation des coûts des intrants (engrais, pesticides) pousse également à rechercher des alternatives plus économiques et écologiques. C’est dans ce contexte que le green business agricole propose des solutions innovantes, telles que l’agriculture de précision, l’utilisation de bio-intrants, les systèmes d’irrigation économes en eau, ou encore la valorisation des déchets organiques. Ces approches visent à améliorer la résilience des exploitations tout en réduisant leur empreinte environnementale. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) joue un rôle clé dans la promotion de ces pratiques durables à l’échelle mondiale.
La dynamique entre le “coût prix” et le “prix de vente” est un élément crucial dans la viabilité du green business. Initialement, les coûts de production des produits et services écologiques peuvent être plus élevés en raison de l’innovation technologique, de l’utilisation de matériaux spécifiques ou de processus de fabrication moins standardisés. Par exemple, les certifications écologiques peuvent engendrer des frais supplémentaires. Cependant, le “prix de vente” bénéficie souvent d’une prime grâce à la demande croissante des consommateurs conscients et à la valeur ajoutée perçue (qualité, durabilité, impact positif). À long terme, l’optimisation des processus, les économies d’échelle et l’innovation continue permettent souvent de réduire les coûts de production, rendant les offres de green business de plus en plus compétitives. L’investissement dans la recherche et le développement est donc essentiel pour assurer la rentabilité et l’accessibilité de ces solutions.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis actuels, les producteurs ont plusieurs alternatives pour s’adapter et prospérer dans le cadre du green business. L’adoption de techniques d’agriculture régénératrice, qui améliorent la santé des sols et la biodiversité, permet de réduire la dépendance aux intrants chimiques et de séquestrer le carbone. La diversification des cultures et l’intégration de l’agroforesterie offrent également une meilleure résilience face aux chocs climatiques et une valorisation accrue des terres. Le recours aux énergies renouvelables pour l’irrigation et les serres diminue les coûts énergétiques et l’empreinte carbone. La mise en place de circuits courts et la vente directe permettent de mieux valoriser la production et de fidéliser la clientèle. La collaboration au sein de coopératives ou de groupements d’agriculteurs peut également renforcer le pouvoir de négociation et faciliter l’accès aux marchés et aux financements. Des plateformes comme HortiTecNews offrent des informations précieuses sur ces innovations et bonnes pratiques.
Pour les pays comme la Tunisie, le développement du green business agricole passe par des politiques de soutien ciblées. Le Ministère de l’Agriculture tunisien, par exemple, pourrait renforcer les programmes d’aide à la conversion vers l’agriculture biologique et l’irrigation économe en eau. Le renforcement de la recherche agronomique pour développer des variétés plus résistantes à la sécheresse et aux maladies est également crucial. Par ailleurs, l’encouragement de l’entrepreneuriat dans les filières agroalimentaires durables, à travers des incubateurs et des dispositifs de financement adaptés, peut stimuler la création d’emplois verts et la valorisation des produits du terroir. Il est essentiel de construire une synergie entre les acteurs publics, privés et la recherche pour construire un modèle agricole résilient et économiquement viable.
FAQ sur le green business et ses enjeux
Pourquoi le prix de la “green business” peut-il augmenter ?
L’augmentation du prix dans le secteur du green business peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Premièrement, l’innovation et la recherche et développement nécessaires pour créer des solutions durables sont coûteuses. Deuxièmement, les coûts des matières premières écologiques ou des processus de fabrication spécifiques peuvent être plus élevés au départ. Troisièmement, la demande croissante peut également influencer les prix. Enfin, les investissements dans la certification et la traçabilité pour garantir la durabilité des produits représentent aussi un coût. Cependant, il est important de noter que ces coûts initiaux sont souvent compensés par une meilleure efficacité à long terme, une réduction des risques environnementaux et une valeur ajoutée perçue par le consommateur.
Comment le “green business” contribue-t-il à la lutte contre le changement climatique ?
Le green business contribue de manière significative à la lutte contre le changement climatique en développant et en promouvant des activités qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre, encouragent l’utilisation d’énergies renouvelables, favorisent l’économie circulaire (recyclage, réutilisation, réduction des déchets), protègent les écosystèmes et la biodiversité, et promeuvent une utilisation plus efficace des ressources naturelles comme l’eau. Ces pratiques créent un impact positif direct sur l’environnement.
Quels sont les secteurs les plus porteurs pour le “green business” ?
Les secteurs les plus porteurs pour le green business incluent les énergies renouvelables (solaire, éolien), l’efficacité énergétique dans le bâtiment et l’industrie, la gestion des déchets et le recyclage, l’agriculture durable et biologique, la mobilité durable (véhicules électriques, transports en commun), les technologies de l’eau (traitement, économie d’eau), la mode et le textile écologiques, ainsi que les solutions basées sur la nature. L’innovation est constante et de nouvelles niches apparaissent régulièrement.




