
Collet vert de la tomate : causes et solutions
12 September 2026
Le marché international de l’orange traverse actuellement une période plutôt favorable à la demande. Alors que la campagne sud-africaine approche progressivement de sa fin, les disponibilités égyptiennes ne devraient véritablement revenir sur le marché qu’en décembre, créant une fenêtre commerciale intéressante pour les fournisseurs encore présents.
Selon Daniel Badger, responsable des exportations chez Fresh Union, la demande en oranges reste actuellement à un bon niveau. L’entreprise sud-africaine termine notamment ses expéditions de Valencia, avec encore une trentaine de conteneurs à conditionner et expédier principalement vers l’Europe et le Royaume-Uni.
Une fenêtre entre l’Afrique du Sud et l’Égypte
La situation est particulièrement intéressante en cette fin de campagne. L’offre sud-africaine diminue progressivement tandis que la nouvelle campagne égyptienne n’est pas attendue avant décembre.
Cette période de transition pourrait donc maintenir une certaine tension sur les disponibilités et soutenir la demande pour les oranges encore présentes sur le marché.
Le contexte égyptien mérite d’ailleurs d’être souligné. La campagne 2026 s’est prolongée exceptionnellement tard, notamment grâce à une demande européenne inhabituelle durant les mois de juillet et août. Début septembre, les stocks égyptiens étaient toutefois devenus faibles alors que les acheteurs continuaient à rechercher des volumes.
Une campagne sud-africaine compliquée
Cette bonne demande intervient pourtant après une campagne loin d’être simple pour les exportateurs sud-africains.
L’un des principaux problèmes concerne la Citrus Black Spot (CBS). Les fruits destinés à l’Union européenne doivent répondre aux exigences phytosanitaires relatives à cette maladie, obligeant les exportateurs à être particulièrement vigilants dans la sélection des lots expédiés vers le marché communautaire.
Le Royaume-Uni représente à cet égard un débouché différent, les contraintes concernant la Citrus Black Spot n’y étant pas les mêmes que dans l’Union européenne.
Les exportateurs ont également dû composer avec les perturbations géopolitiques au Moyen-Orient, un marché important pour les agrumes sud-africains.
Les ports sud-africains restent un point sensible
À ces difficultés commerciales et phytosanitaires se sont ajoutés d’importants problèmes logistiques.
Le port de Durban a notamment connu des retards liés à la congestion, au manque d’équipements et à l’accumulation des navires. Selon Fresh Union, certains retards ont atteint plusieurs semaines durant la campagne du pamplemousse, avec des conséquences importantes pour les exportateurs.
Pour les produits frais, ces perturbations sont particulièrement pénalisantes : elles augmentent les coûts logistiques et réduisent la durée de vie commerciale disponible une fois les fruits arrivés à destination.
Une période à suivre pour le marché méditerranéen
Les prochaines semaines seront donc intéressantes à observer. L’Afrique du Sud termine progressivement sa campagne, tandis que l’Égypte ne devrait revenir avec de nouveaux volumes significatifs qu’à partir de décembre.
Cette transition intervient par ailleurs dans un contexte où l’offre européenne d’agrumes s’est contractée ces dernières années, renforçant l’importance des origines extérieures dans l’approvisionnement du marché européen.
Pour les opérateurs méditerranéens, notamment marocains, l’évolution des disponibilités sud-africaines et le calendrier de retour de l’Égypte seront deux indicateurs importants à suivre au cours des prochaines semaines.
Source : FreshPlaza, 15 septembre 2026.




