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Limites tomates turques : une détente attendue dans un marché sous tension.
Plus tôt ce mois-ci, le Service fédéral russe de surveillance vétérinaire et phytosanitaire, Rosselkhoznadzor, a déclaré qu’il était « prêt » à augmenter les importations de tomates turques. Cette annonce, rapportée par Hürriyet Daily News, marque un tournant potentiel dans les relations commerciales entre la Russie et la Turquie, particulièrement affectées par les restrictions passées sur ce produit agricole clé. L’assouplissement des limites tomates turques intervient après une période de tensions diplomatiques et commerciales qui ont eu des répercussions significatives sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Pour rappel, la Russie avait imposé une interdiction sur de nombreux produits turcs, y compris les tomates, suite à l’incident de l’avion russe abattu par la Turquie fin 2015. Bien que les restrictions sur les importations de tomates turques aient été levées en novembre dernier, le pays avait instauré un système de quotas. Ce système, qui limitait le nombre d’entreprises autorisées à exporter vers le marché russe, a suscité le mécontentement des producteurs turcs. Le 19 mars, le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci, avait exprimé son opposition claire à ces limites tomates turques, déclarant : « Nous sommes absolument contre la limitation du nombre d’entreprises. Si nécessaire, nous pouvons faire la même chose. Nous importerons en choisissant entre les entreprises. »
L’évolution des limites tomates turques et la pression du marché mondial
La décision de Rosselkhoznadzor de se montrer plus ouvert concernant les limites tomates turques reflète une prise de conscience des pressions exercées sur le marché mondial des fruits et légumes. La demande constante et l’importance stratégique des tomates dans l’alimentation russe rendent la dépendance vis-à-vis de sources d’approvisionnement diversifiées cruciale. Dans ce contexte, la Turquie, en tant que fournisseur majeur, joue un rôle central. Les perturbations passées ont mis en évidence la fragilité des chaînes d’approvisionnement et ont encouragé les pays importateurs à revoir leurs politiques pour assurer la sécurité alimentaire et la stabilité des prix. L’assouplissement des limites tomates turques est donc une réponse à ces réalités économiques mondiales, visant à stabiliser l’offre et à potentiellement modérer les prix.
Cependant, le chemin vers une normalisation complète des échanges n’est pas sans obstacles. Le 3 avril, Rosselkhoznadzor a spécifiquement demandé au ministère turc de l’Agriculture de fournir une liste des entreprises souhaitant approvisionner le marché russe en tomates. Cette démarche indique que, malgré l’ouverture, un contrôle et une sélection des fournisseurs restent en place. Les experts russes se sont dits prêts à visiter ces entreprises, suggérant une phase d’évaluation et de vérification pour s’assurer que les normes de qualité et de sécurité sanitaires sont respectées. Au total, 14 entreprises turques sont actuellement autorisées à fournir des tomates au marché russe, un chiffre qui pourrait évoluer.
Les défis agronomiques et la dynamique économique derrière les limites tomates turques
Au-delà des considérations diplomatiques et commerciales, les réalités agronomiques jouent un rôle déterminant dans la production de tomates. Les producteurs turcs, comme leurs homologues dans de nombreuses régions, font face à des défis croissants. Le stress hydrique est une préoccupation majeure dans de nombreuses régions de production, nécessitant des techniques d’irrigation plus efficaces et une gestion optimisée des ressources en eau. Les coûts des intrants, tels que les engrais, les pesticides et l’énergie, ont également connu une augmentation significative, pesant lourdement sur la rentabilité des exploitations. Ces facteurs agronomiques et économiques influencent directement la capacité des producteurs à répondre à la demande et à maintenir des prix compétitifs, ce qui, en retour, impacte les limites tomates turques imposées par les pays importateurs.
La dynamique entre le “Coût Prix” et le “Prix de Vente” est au cœur des négociations et des décisions politiques concernant les limites tomates turques. Le “Coût Prix” englobe l’ensemble des dépenses engagées par un producteur pour cultiver, récolter et transporter ses tomates : semences, engrais, eau, énergie, main-d’œuvre, emballage, transport, et amortissement du matériel. L’augmentation de ces coûts, due à l’inflation mondiale et aux défis environnementaux, pousse les producteurs à demander un prix de vente plus élevé pour maintenir leur marge bénéficiaire. Cependant, les pays importateurs, tels que la Russie, sont contraints de considérer l’impact de ces prix sur le consommateur final et sur leur propre balance commerciale. Les limites tomates turques peuvent être un outil utilisé pour protéger les marchés nationaux, réguler l’afflux de produits étrangers, ou simplement tenter de négocier des conditions commerciales plus favorables. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) suit de près ces dynamiques pour assurer la sécurité alimentaire mondiale.
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces contraintes, les producteurs turcs de tomates cherchent activement des stratégies pour diversifier leurs marchés et renforcer leur résilience. L’exportation vers de nouveaux marchés, moins soumis à des restrictions politiques, est une option. La diversification des cultures, en investissant dans des variétés de tomates à plus forte valeur ajoutée ou en se tournant vers d’autres produits horticoles, peut également réduire la dépendance à un seul marché. L’adoption de technologies agricoles innovantes, telles que l’agriculture de précision et les serres intelligentes, peut aider à optimiser l’utilisation des ressources, à réduire les coûts de production et à améliorer la qualité des produits, rendant les tomates turques plus compétitives malgré les limites tomates turques.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix des tomates turques a-t-il fluctué récemment ?
Les fluctuations des prix des tomates turques sont dues à une combinaison de facteurs, notamment les tensions géopolitiques passées ayant entraîné des restrictions d’importation par la Russie, l’augmentation des coûts de production pour les agriculteurs (engrais, énergie), et la dynamique de l’offre et de la demande sur le marché mondial. L’assouplissement récent des limites tomates turques par la Russie pourrait contribuer à stabiliser les prix.
Qu’est-ce que le système de quotas pour les importations de tomates ?
Un système de quotas limite la quantité totale d’un produit (ici, les tomates turques) qui peut être importée dans un pays sur une période donnée, ou bien le nombre d’entreprises autorisées à exporter. Ces mesures sont souvent utilisées comme des outils commerciaux ou politiques pour réguler les flux d’importation.
Comment la Russie justifie-t-elle les restrictions sur les tomates turques ?
Historiquement, la Russie a justifié les restrictions sur les produits turcs, y compris les tomates, par des raisons sanitaires et phytosanitaires, mais ces mesures ont souvent coïncidé avec des périodes de tensions diplomatiques. La réouverture des marchés est généralement annoncée après des assurances sur le respect des normes.
Quels sont les impacts de ces limites sur les consommateurs ?
Lorsque l’offre de tomates est restreinte, que ce soit par des quotas ou d’autres barrières, les consommateurs peuvent faire face à une diminution de la disponibilité des produits et à une augmentation des prix. L’assouplissement des limites tomates turques devrait, à terme, améliorer l’accessibilité et potentiellement réduire les prix pour les consommateurs russes.
Ce nouvel arrangement, s’il se confirme, pourrait bénéficier à de nombreuses entreprises du secteur, y compris celles suivies par HortiTecNews, en ouvrant de nouvelles perspectives sur un marché historiquement important. L’équilibre entre la nécessité de protéger les marchés nationaux et celle d’assurer un approvisionnement stable et abordable reste un défi constant pour les autorités russes.




