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importations legumes fruits : L’Union Européenne a connu une augmentation significative de ses importations de légumes et de fruits en provenance de pays tiers au cours des quatre premiers mois de 2017. Les données d’Eurostat, analysées par FEPEX, révèlent une hausse de 10% de la valeur des importations de légumes, atteignant 1 312 millions d’euros, et une croissance de 9% pour les fruits, s’élevant à 4 630 millions d’euros par rapport à la même période de l’année précédente. Cette tendance souligne une pression mondiale croissante sur le marché des fruits et légumes, influençant directement les flux commerciaux internationaux.
Analyse des principales origines des importations legumes fruits
Les pays tiers continuent de jouer un rôle majeur dans l’approvisionnement de l’UE en légumes. Le Maroc, la Turquie et l’Égypte se distinguent comme les principaux fournisseurs non européens. Les importations de légumes en provenance du Maroc ont connu une croissance remarquable de 17%, passant de 470,6 millions d’euros au premier semestre 2016 à 551,8 millions d’euros jusqu’en avril 2017. La Turquie a vu ses exportations de légumes vers l’UE augmenter de 51%, atteignant 145 millions d’euros contre 95,7 millions d’euros l’année précédente. L’Égypte a également enregistré une hausse de 20%, ses exportations de légumes s’élevant à 139 millions d’euros contre 116 millions d’euros. Cette dynamique des importations legumes fruits met en évidence la forte compétitivité de ces pays sur le marché européen.
Concernant les fruits, les fournisseurs hors UE les plus importants sont l’Afrique du Sud, avec 619,8 millions d’euros (+11%), suivie du Costa Rica (541 millions d’euros, +21%) et de l’Équateur (457 millions d’euros, +8,5%). La diversité des origines souligne l’étendue des chaînes d’approvisionnement et la dépendance accrue de l’UE vis-à-vis des marchés extérieurs pour ses besoins en fruits et légumes.
En termes de volume, les importations de légumes de l’UE ont augmenté de 5% au premier trimestre, pour un total de 1,09 million de tonnes. Les expéditions de fruits ont également affiché une croissance de 5%, atteignant 4,3 millions de tonnes, confirmant ainsi la tendance haussière des importations legumes fruits.
Pression mondiale et défis agronomiques des importations legumes fruits
La forte croissance de la valeur des importations en provenance de pays tiers n’est pas un phénomène étranger aux dynamiques économiques mondiales. Elle reflète la facilité d’accès au marché de l’UE, souvent plus réglementé mais présentant des opportunités commerciales significatives par rapport à d’autres marchés. Cette situation crée une concurrence intense pour les producteurs de l’UE, qui doivent faire face à des coûts de production différents et souvent plus élevés. La capacité des pays tiers à proposer des prix compétitifs sur le marché européen est un facteur clé de cette évolution. Les volumes importants débarquant sur le continent européen exercent une pression constante sur les prix, affectant la rentabilité des exploitations locales.
Les défis agronomiques jouent également un rôle dans la compétitivité des productions. Des facteurs tels que le stress hydrique croissant, qui peut limiter les rendements et affecter la qualité des produits, ainsi que la hausse des coûts des intrants (engrais, énergie, main-d’œuvre) en Europe, peuvent rendre la production locale moins compétitive face aux importations. Les producteurs européens sont ainsi amenés à innover et à optimiser leurs pratiques pour maintenir leur position sur le marché. Par exemple, l’adoption de techniques d’irrigation plus efficientes ou la recherche de variétés plus résistantes aux conditions climatiques deviennent essentielles. La compréhension de ces enjeux est cruciale pour toute analyse des flux d’importations legumes fruits.
Dynamique des prix : Coût de production versus Prix de vente
La dynamique entre le coût de production et le prix de vente est au cœur des problèmes rencontrés par les producteurs face aux importations legumes fruits. Dans l’UE, les normes environnementales et sociales, ainsi que les coûts de la main-d’œuvre, sont généralement plus élevés que dans de nombreux pays tiers. Cela se traduit par un coût de production intrinsèquement plus haut pour les agriculteurs européens. Lorsque les importations arrivent sur le marché avec des prix plus bas, la marge des producteurs locaux se réduit considérablement. Pour rester compétitifs, les producteurs européens sont souvent contraints de baisser leurs propres prix de vente, parfois en dessous d’un seuil de rentabilité acceptable, afin de pouvoir écouler leurs récoltes.
Cette pression sur les prix peut avoir des conséquences dévastatrices à long terme, menaçant la viabilité de nombreuses exploitations agricoles. Le consommateur final peut bénéficier de prix plus bas à court terme, mais la dépendance accrue aux importations peut à terme compromettre la sécurité alimentaire et la diversité des approvisionnements. Il est essentiel de reconnaître que le prix affiché en rayon ne représente pas uniquement le coût du produit, mais aussi les coûts cachés liés à la production dans un cadre européen exigeant.
Les alternatives pour les producteurs
Face à cette concurrence accrue sur les importations legumes fruits, les producteurs européens explorent diverses stratégies. L’accent est mis sur la différenciation par la qualité, les labels (bio, AOP/IGP), l’innovation variétale et le développement de circuits de distribution courts, favorisant la vente directe ou via des plateformes coopératives. Le lien direct avec le consommateur et la valorisation du “produit local” deviennent des atouts majeurs. De plus, le soutien à la recherche et développement pour améliorer l’efficience agronomique et réduire l’empreinte environnementale des productions est essentiel. Les politiques agricoles communes jouent un rôle crucial en soutenant ces transitions et en assurant une juste rémunération aux agriculteurs. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) propose également des références et des recommandations pour une agriculture plus durable et résiliente.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix des importations legumes fruits augmente-t-il ?
L’augmentation des prix des importations legumes fruits peut être due à plusieurs facteurs, notamment l’augmentation des coûts de production dans les pays exportateurs (main-d’œuvre, énergie, engrais), les coûts de transport (augmentation des prix du carburant, réorganisation logistique), les conditions climatiques affectant les récoltes, ou encore les fluctuations des taux de change. La demande accrue sur le marché européen peut également jouer un rôle.
Comment la UE protège-t-elle ses producteurs ?
L’Union Européenne met en place diverses mesures pour soutenir ses producteurs, telles que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC), les mesures de soutien à la qualité et aux labels, la promotion des circuits courts, et des politiques commerciales visant à établir des relations équitables avec les pays tiers. Des accords commerciaux et des réglementations sanitaires et phytosanitaires visent également à encadrer les importations.
Quelles sont les alternatives pour les consommateurs ?
Les consommateurs peuvent privilégier l’achat de produits locaux et de saison, issus de circuits courts, et s’informer sur l’origine des produits. Soutenir les agriculteurs locaux par des choix d’achat conscients contribue à maintenir une agriculture européenne diversifiée et durable. Le recours à des plateformes comme HortiTecNews permet de se tenir informé des tendances du marché et des initiatives de producteurs.




