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L’Algérie s’attend à un recul de sa croissance agricole durant le prochain quinquennat, passant d’une moyenne de 13% ces dernières années à une fourchette de 6 à 8%.
L’agriculture algérienne face à un ralentissement prévisionnel
Les perspectives pour le secteur agricole algérien ne sont pas aussi florissantes qu’espéré. Les prévisions indiquent un ralentissement significatif du taux de croissance agricole au cours du prochain quinquennat, se situant entre 6% et 8%, une baisse notable par rapport à la moyenne de 13% enregistrée ces dernières années. Fodhil Ferroukhi, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, a commenté cette performance passée, soulignant l’effort conséquent de l’État entre 2011 et 2014. Cet effort s’est traduit par une redynamisation de la production agricole, particulièrement dans les filières jugées stratégiques, et par une stimulation de l’investissement grâce à un ensemble de mesures d’aide et d’accompagnement destinées aux professionnels du secteur. Ces initiatives visaient à soutenir la croissance agriculture et à renforcer la sécurité alimentaire du pays.
Les défis climatiques et économiques qui pèsent sur la croissance agriculture
Ce recul attendu de la croissance agriculture est principalement attribué à des conditions climatiques qui s’annoncent défavorables, selon les responsables du ministère. Cette conjoncture intervient à un moment crucial pour l’Algérie, alors que le pays s’apprête à entamer sa transition vers “l’après-pétrole”. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a récemment réaffirmé à Doha, au Qatar, la volonté du pays de miser sur des secteurs porteurs tels que l’agriculture, le tourisme et l’énergie pour diversifier son économie. Cet engagement se manifeste par des investissements substantiels : 20 milliards de dollars seront alloués à l’amélioration de l’approvisionnement en eau au cours du prochain quinquennat. De plus, l’enveloppe budgétaire dédiée à l’agriculture a été augmentée de 1,2 milliard de dollars, portant le total à 3,5 milliards de dollars. Le pays a également l’intention d’accroître sa production d’engrais grâce au développement d’infrastructures comme le complexe de transformation du phosphate d’Oued Keberit, dont les travaux sont prévus pour débuter en 2015. Ces mesures visent à atténuer l’impact des facteurs externes sur la croissance agriculture.
La pression du marché mondial sur les produits agricoles est une réalité indéniable. L’Algérie, comme de nombreux autres pays, doit composer avec la volatilité des prix internationaux, les fluctuations de la demande et la concurrence accrue des grands exportateurs. L’évolution des réglementations commerciales, les accords internationaux et les aléas géopolitiques peuvent tous avoir une incidence directe sur la compétitivité des producteurs algériens. Pour garantir une croissance agriculture durable, il est impératif de renforcer la résilience du secteur face à ces pressions externes, en favorisant l’innovation, l’amélioration des rendements et la diversification des productions.
Les enjeux agronomiques de la performance agricole
Au-delà des facteurs macroéconomiques et climatiques, des défis agronomiques plus spécifiques viennent compliquer la tâche des agriculteurs algériens. Le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique et une gestion parfois inefficiente des ressources en eau, constitue une menace majeure pour la production agricole. La dépendance à des intrants agricoles coûteux, tels que les engrais et les pesticides, dont les prix sont souvent indexés sur les marchés internationaux, pèse lourdement sur les marges des producteurs. Pour maintenir une croissance agriculture, il est essentiel de développer des pratiques agricoles plus durables, de promouvoir l’utilisation efficiente de l’eau, d’encourager l’adoption de variétés plus résistantes à la sécheresse et aux maladies, et de soutenir la recherche et le développement dans le domaine agronomique. Le Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture joue un rôle crucial dans l’accompagnement des pays dans ces démarches.
Le dilemme du “Coût de revient” face au “Prix de vente”
La dynamique entre le coût de revient des produits agricoles et leur prix de vente est un élément central de la viabilité économique des exploitations. Le coût de revient englobe toutes les dépenses engagées par un agriculteur pour produire ses denrées : achat de semences, d’engrais, de produits phytosanitaires, carburant pour les machines, main-d’œuvre, frais de location des terres, coûts d’irrigation, et amortissement du matériel. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par une multitude de facteurs, incluant l’offre et la demande sur les marchés locaux et internationaux, la qualité du produit, les coûts de transformation et de transport, ainsi que la marge des intermédiaires. Lorsque le prix de vente est inférieur au coût de revient, les agriculteurs réalisent des pertes, ce qui peut compromettre leur capacité à investir pour l’avenir et à maintenir leur activité. Cette situation peut freiner la croissance agriculture.
Dans ce contexte, l’intervention de l’État par le biais de subventions, de prix garantis ou de dispositifs d’aide est souvent nécessaire pour soutenir les agriculteurs et assurer la stabilité des approvisionnements. Cependant, ces mesures doivent être équilibrées afin de ne pas fausser la concurrence ou de décourager l’innovation. L’objectif est de parvenir à un équilibre où le prix de vente permet une rémunération juste des producteurs tout en restant accessible aux consommateurs, contribuant ainsi à une croissance agriculture saine et pérenne.
Les perspectives d’avenir et les stratégies de résilience
Face à ces défis, l’Algérie met en place plusieurs stratégies pour assurer l’avenir de son secteur agricole. L’investissement dans les infrastructures hydrauliques est primordial pour pallier le stress hydrique. Le développement de complexes industriels, comme celui d’Oued Keberit pour les engrais, vise à réduire la dépendance aux importations et à maîtriser les coûts des intrants. Parallèlement, le gouvernement encourage la diversification des cultures et le développement de filières à haute valeur ajoutée. Le recours à des technologies modernes et à des pratiques agricoles innovantes, soutenues par des institutions comme HortiTecNews, est également essentiel pour améliorer la productivité et la compétitivité. La croissance agriculture est un objectif national stratégique.
FAQ sur la croissance agriculture en Algérie
Pourquoi le taux de croissance de l’agriculture algérienne pourrait-il ralentir ?
Le ralentissement attendu est principalement lié à des conditions climatiques défavorables prévues pour le prochain quinquennat, ainsi qu’aux pressions du marché mondial et aux défis structurels du secteur.
Quelles mesures l’État algérien prend-il pour soutenir le secteur agricole ?
L’État investit massivement dans les infrastructures hydrauliques (20 milliards de dollars) et augmente le budget alloué à l’agriculture (3,5 milliards de dollars). Il soutient également le développement de complexes industriels pour la production d’engrais et encourage la diversification des filières.
Comment le “post-pétrole” impacte-t-il la stratégie agricole de l’Algérie ?
Dans le cadre de sa transition vers l’après-pétrole, l’Algérie souhaite faire de l’agriculture un pilier de son économie. Cela se traduit par des investissements accrus et une volonté de renforcer la sécurité alimentaire et l’autosuffisance.
Quel rôle jouent les conditions climatiques dans les prévisions de croissance agricole ?
Les conditions climatiques sont identifiées comme le facteur déterminant du recul prévu de la croissance. Les sécheresses, les variations de précipitations et autres phénomènes météorologiques extrêmes peuvent gravement affecter les rendements.
Comment l’Algérie compte-t-elle renforcer sa production d’engrais ?
Le pays prévoit de développer des infrastructures majeures, tel que le complexe de transformation du phosphate d’Oued Keberit, dont les travaux doivent débuter en 2015, afin d’accroître sa capacité de production d’engrais.




