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Greening : la Floride, pilier mondial de la production d’agrumes, est frappée de plein fouet par cette maladie dévastatrice. Une récente enquête menée par des chercheurs de l’Université des sciences alimentaires et agricoles de Floride révèle une situation alarmante : 80% des vergers d’agrumes de l’État sont infectés par le Huanglongbing (HLB), plus communément appelé Greening. Cette maladie bactérienne a des conséquences désastreuses sur la production, la qualité des fruits et la survie même des arbres, mettant en péril toute une filière économique qui a fait la renommée de la Floride. Adam Putnam, de la commission d’agriculture, a souligné la gravité de la situation, qualifiant ces découvertes de “preuve supplémentaire de la sévérité de la maladie du Greening des agrumes en Floride”.
L’ampleur dévastatrice du Greening sur la production d’agrumes en Floride
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que le département américain de l’agriculture (USDA) publiait ses prévisions de récolte d’oranges pour la saison en cours, estimées à environ 76 millions de caisses (de 40 kg), il s’avère que cette saison pourrait bien être l’une des pires des cinquante dernières années pour le secteur agrumicole floridien. Depuis la détection de la maladie du Greening en 2005, la superficie dédiée à la culture des oranges en Floride a chuté de 26%, tandis que le rendement par hectare a subi une baisse encore plus spectaculaire de 42%. En 2014, la production d’oranges était tombée de 242 millions de caisses à seulement 104,6 millions de caisses. L’année précédente (2014-2015), les producteurs n’avaient récolté que 96,94 millions de caisses. Ces données illustrent un déclin continu et inquiétant, directement attribué à l’impact du Greening. La maladie provoque le jaunissement des feuilles, une croissance ralentie des fruits, leur déformation, et un goût amer, rendant les récoltes invendables et les arbres improductifs avant de les mener à la mort.
L’impact du Greening ne se limite pas à la diminution des volumes de production. La maladie affecte également la qualité intrinsèque des fruits. Les oranges touchées par le Greening sont plus petites, leur couleur est moins vive, et leur saveur est altérée, perdant cette fraîcheur et cette teneur en sucre caractéristiques des agrumes de Floride. Cette dégradation de la qualité rend les fruits moins attractifs pour les consommateurs et les transformateurs, ajoutant une pression supplémentaire sur des producteurs déjà sous l’eau. Le taux de mortalité élevé des arbres infectés par le Greening oblige les agriculteurs à replanter constamment, engendrant des coûts supplémentaires et une incertitude quant à la viabilité à long terme de leurs exploitations. Face à cette crise, le gouverneur Rick Scott a récemment apporté son soutien à un groupe de producteurs demandant une réduction des taxes imposées par le ministère des agrumes, témoignant de la détresse du secteur.
Greening : un défi économique et agronomique mondial
Le Greening n’est pas un problème isolé à la Floride. Il s’agit d’une maladie bactérienne endémique qui affecte les vergers d’agrumes dans le monde entier, posant un défi majeur pour la sécurité alimentaire et l’économie de nombreux pays producteurs. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a maintes fois alerté sur l’impact dévastateur du Greening sur les économies dépendantes de la production d’agrumes. En Tunisie, par exemple, le secteur des agrumes, bien que moins important qu’en Floride, est également touché par cette menace. Les autorités agricoles, telles que le Ministère de l’Agriculture, travaillent activement à la mise en place de stratégies de lutte, mais le chemin est encore long pour éradiquer complètement le Greening.
Sur le plan agronomique, la lutte contre le Greening est d’autant plus complexe que la maladie est propagée par un insecte vecteur, le psylle asiatique des agrumes (Diaphorina citri). Les traitements phytosanitaires conventionnels se révèlent souvent inefficaces face à la prolifération rapide de la bactérie et de son vecteur. De plus, les producteurs se retrouvent confrontés à une augmentation des coûts de production. Les intrants nécessaires pour tenter de contenir la maladie, les traitements répétitifs, et le remplacement des arbres malades pèsent lourdement sur la rentabilité. La gestion de l’eau devient également plus critique, car les arbres affaiblis par le Greening sont plus vulnérables au stress hydrique, aggravant encore leur état de santé. L’ensemble de ces facteurs contribue à un cercle vicieux où les coûts augmentent tandis que les rendements diminuent.
Le dilemme du prix : Coût de production versus Prix de vente
La crise du Greening a exacerbé la tension entre le coût de production et le prix de vente des agrumes. Les producteurs se retrouvent pris au piège : d’une part, ils doivent investir massivement dans des stratégies de lutte contre la maladie, des traitements coûteux et le remplacement d’arbres, ce qui fait grimper leurs coûts de production. D’autre part, la diminution de la quantité et de la qualité des fruits sur le marché, couplée à une demande qui peut fluctuer, ne permet pas toujours de répercuter ces augmentations sur le prix de vente. Le résultat est une marge bénéficiaire qui s’amenuise, voire devient négative pour certains producteurs. L’idée de réduire les taxes, comme le suggère la demande des producteurs floridiens, vise à soulager un peu cette pression financière, mais cela ne résout pas le problème de fond de la maladie du Greening elle-même.
Dans ce contexte, les alternatives pour les producteurs deviennent cruciales. Certains explorent des variétés d’agrumes plus résistantes au Greening, bien que leur développement prenne du temps. D’autres se tournent vers des méthodes de lutte biologique ou des approches agroécologiques pour réduire leur dépendance aux pesticides et tenter d’améliorer la résilience de leurs vergers. L’innovation et la recherche sont donc primordiales pour trouver des solutions durables. Le travail de recherche mené par des institutions comme HortiTecNews est essentiel pour partager les connaissances et les meilleures pratiques, aidant ainsi les producteurs à naviguer dans cette crise.
FAQ sur la crise actuelle du Greening
Pourquoi le prix de la Greening augmente-t-il ?
Le terme “prix de la Greening” fait référence au coût engendré par la maladie elle-même pour les producteurs, et non au prix d’une marchandise appelée “Greening”. L’augmentation des coûts de production due à la lutte contre la maladie (traitements, remplacement des arbres), combinée à la diminution de l’offre de fruits de qualité, peut entraîner une hausse des prix pour le consommateur final, dans la mesure où les producteurs tentent de couvrir leurs dépenses accrues.
Quelles sont les conséquences concrètes du Greening pour le consommateur ?
Le consommateur peut constater une diminution de la disponibilité des agrumes, une augmentation des prix, et une qualité des fruits parfois inférieure (taille plus petite, goût moins sucré, jaunissement prématuré).
Existe-t-il des remèdes efficaces contre le Greening ?
À ce jour, il n’existe pas de remède curatif contre le Greening. Les stratégies actuelles se concentrent sur la gestion de la maladie, la lutte contre l’insecte vecteur, et le développement de variétés plus résistantes. La recherche continue activement pour trouver des solutions plus efficaces.
Comment les producteurs peuvent-ils se protéger face au Greening ?
Les producteurs peuvent adopter des pratiques de gestion intégrée, incluant la surveillance régulière des vergers, l’utilisation d’insecticides ciblés pour contrôler le psylle asiatique, la replantation avec des porte-greffes plus tolérants, et l’adoption de pratiques culturales qui renforcent la santé globale des arbres.




