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GlobalGAP enregistre une croissance significative de ses certifications à travers le monde, témoignant d’une prise de conscience accrue des bonnes pratiques agricoles et de la demande mondiale pour des produits sûrs et durables. Une annonce récente fait état d’une augmentation mensuelle record, avec l’intégration de 10 000 nouveaux producteurs, principalement originaires du Kenya et de l’Inde. Ces nouveaux adhérents portent le total des agriculteurs certifiés GlobalGAP à 150 000 à l’échelle mondiale. Cette dynamique positive s’inscrit dans un contexte de pressions croissantes sur les marchés agricoles internationaux, où la traçabilité, la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale ne sont plus des options mais des impératifs pour accéder à de nombreux marchés. La certification GlobalGAP devient ainsi un gage de qualité et de conformité, ouvrant les portes des distributeurs internationaux les plus exigeants.
L’impact du programme de frais d’inscription pour les petits exploitants sur la croissance de GlobalGAP
Kristian Möller, le PDG de GlobalGAP, a souligné que cette augmentation substantielle est largement attribuable à l’introduction d’un système de frais d’inscription adapté aux petits exploitants agricoles. Ce programme novateur a rendu la certification GlobalGAP plus accessible à des exploitations de plus petite taille, qui représentaient auparavant une part minoritaire des détenteurs de certificats. En abaissant les barrières financières, GlobalGAP encourage une adoption plus large de ses normes, favorisant ainsi l’amélioration des pratiques sur un plus grand nombre de fermes. L’essor des petites exploitations certifiées est une excellente nouvelle pour la diversité et la résilience des systèmes agricoles mondiaux, tout en garantissant une qualité constante aux consommateurs. De plus, la reconnaissance des éléments de contrat valables pour les exploitations optant pour l’option 2 de la norme a également contribué à cette croissance, offrant plus de flexibilité aux producteurs dans leur démarche de certification.
Les perspectives d’avenir : LocalGAP et l’évolution des normes GlobalGAP
L’enthousiasme de Kristian Möller ne s’arrête pas là. Il anticipe une poursuite de cette tendance haussière grâce au programme GlobalGAP LocalGAP, récemment lancé par un membre au Botswana, pays d’Afrique australe. Le concept de LocalGAP est de promouvoir les bonnes pratiques agricoles à une échelle locale, en offrant une solution économique qui permet aux producteurs d’obtenir une reconnaissance progressive. Ce système de certification par étapes est particulièrement pertinent pour les pays en développement, où les ressources peuvent être limitées, mais où la volonté d’améliorer la qualité et la sécurité des produits agricoles est forte. Ce programme vise à combler le fossé entre les pratiques traditionnelles et les exigences strictes des normes internationales, créant ainsi un chemin clair vers l’excellence pour les agriculteurs. Parallèlement, GlobalGAP se prépare à l’adoption de sa nouvelle version, la version 5. Ce processus impliquera une révision approfondie des 1500 commentaires reçus lors des périodes de consultation publique par les comités techniques, avant d’être soumis à l’approbation du conseil d’administration. Cette évolution constante des normes GlobalGAP reflète l’engagement de l’organisation à s’adapter aux défis émergents et aux attentes toujours plus élevées des marchés mondiaux.
Les défis agronomiques et économiques à l’ère de la certification GlobalGAP
L’obtention et le maintien d’une certification GlobalGAP ne sont pas sans défis pour les producteurs. Ils doivent composer avec une série de contraintes agronomiques et économiques qui peuvent peser sur leur rentabilité. Le stress hydrique, exacerbé par le changement climatique, impose une gestion plus rigoureuse de l’irrigation et le recours à des variétés plus résistantes. Les coûts des intrants, qu’il s’agisse d’engrais, de produits phytosanitaires ou de carburant, connaissent des fluctuations importantes et représentent une part conséquente des dépenses d’exploitation. La pression pour réduire l’utilisation de produits chimiques et adopter des méthodes plus respectueuses de l’environnement, tout en maintenant des rendements élevés, demande une expertise technique et des investissements constants. Dans ce contexte, le prix de vente des produits agricoles est un facteur déterminant. La dynamique entre le “coût de revient” et le “prix de vente” est au cœur de la viabilité des exploitations certifiées GlobalGAP. Un coût de revient élevé, lié aux exigences de la certification (contrôles, certifications, améliorations des infrastructures) et aux défis agronomiques, nécessite un prix de vente qui permette de couvrir ces dépenses tout en assurant une marge bénéficiaire raisonnable. Lorsque le prix de vente est trop bas par rapport au coût de revient, la rentabilité s’effrite, mettant en péril la pérennité de l’exploitation et la capacité à maintenir les normes GlobalGAP. C’est une équation complexe que de nombreux producteurs doivent résoudre quotidiennement, d’où l’importance des programmes comme LocalGAP, qui visent à rendre la certification plus abordable et à aider les producteurs à négocier de meilleurs prix en valorisant la qualité et la traçabilité de leurs produits.
Les alternatives et les soutiens pour les producteurs
Face aux exigences croissantes et aux défis économiques, les producteurs certifiés ou aspirants à la certification GlobalGAP peuvent explorer plusieurs pistes. Outre le programme LocalGAP, il existe d’autres initiatives visant à soutenir les agriculteurs dans leur démarche. Des organisations comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) proposent des ressources et des programmes d’assistance technique pour améliorer les pratiques agricoles durables. Le lien Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture offre un accès à une mine d’informations et à des projets visant à renforcer la sécurité alimentaire et le développement rural. Dans certains pays, les ministères de l’Agriculture jouent un rôle crucial en offrant des subventions, des formations et un accompagnement personnalisé. Par exemple, le Ministère de l’Agriculture de [Insérer ici le nom du pays si pertinent, sinon supprimer ou adapter], via son site web Ministère de l’Agriculture, met à disposition des informations précieuses pour les producteurs locaux. La collaboration entre producteurs, via des coopératives, peut également permettre de mutualiser les coûts de certification, de partager les bonnes pratiques et de renforcer le pouvoir de négociation face aux acheteurs. De plus, des plateformes d’information spécialisées comme HortiTecNews fournissent des actualités, des analyses et des conseils pertinents pour le secteur horticole, aidant ainsi les acteurs à rester informés des évolutions du marché et des réglementations.
FAQ sur la certification GlobalGAP
Pourquoi le prix de la certification GlobalGAP peut-il sembler élevé ?
Le coût de la certification GlobalGAP peut sembler conséquent, mais il reflète les investissements nécessaires pour garantir des standards élevés en matière de sécurité alimentaire, de traçabilité, de bien-être animal et de respect de l’environnement. Ces coûts couvrent les audits, les formations, les éventuelles améliorations des infrastructures et les processus de gestion rigoureux requis par la norme.
Comment les petites exploitations peuvent-elles accéder à la certification GlobalGAP ?
GlobalGAP a mis en place des programmes spécifiques, comme le système de frais d’inscription adapté aux petits exploitants et le programme LocalGAP. Ces initiatives visent à rendre la certification plus abordable et progressive pour les petites exploitations, leur permettant ainsi de bénéficier des avantages de la certification.
Quels sont les principaux avantages de la certification GlobalGAP pour un producteur ?
Les avantages sont multiples : accès facilité aux marchés internationaux et aux grands distributeurs, amélioration de la qualité et de la sécurité des produits, renforcement de la confiance des consommateurs, meilleure gestion des risques et, potentiellement, une meilleure valorisation des produits sur le marché. La certification GlobalGAP est souvent une condition sine qua non pour exporter.
La certification GlobalGAP est-elle adaptée à tous les types de productions agricoles ?
Oui, GlobalGAP propose différentes normes adaptées à une large gamme de productions, incluant les fruits et légumes, la production animale (bovins, volailles, porcs), l’aquaculture, et même la production de fleurs et de plantes ornementales. Le choix de la norme dépend de la production spécifique de l’agriculteur.
Comment GlobalGAP évolue-t-il pour répondre aux nouvelles préoccupations environnementales ?
GlobalGAP intègre de manière croissante les exigences environnementales dans ses normes, telles que la gestion durable de l’eau, la réduction de l’utilisation des pesticides, la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. L’évolution constante des normes, comme la future version 5, témoigne de cet engagement.




