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Firmes internationales controle le marché à l’export des fruits rouges marocains, une réalité grandissante qui suscite des interrogations chez les producteurs locaux. Bien que le Maroc affiche une croissance exponentielle de ses exportations de framboises et de myrtilles, ces productions à forte valeur ajoutée sont en grande partie captées par des sociétés étrangères et leurs filiales, opérant en étroite collaboration avec des partenaires marocains. Cette dynamique soulève des questions cruciales quant à la répartition de la valeur créée et à l’autonomie des acteurs locaux dans une filière en plein essor.
Firmes internationales controle : une emprise croissante sur les marchés d’exportation
La filière des fruits rouges au Maroc connaît une véritable révolution ces dernières années. Les framboises et les myrtilles, en particulier, sont devenues des produits phares de l’exportation marocaine, attirant l’attention pour leur rentabilité et leur forte demande sur les marchés internationaux. Comme l’annonce Mohammed Ammouri, président de l’Association marocaine des conditionneurs et exportateurs de fruits rouges (AMCEF), ces cultures “connaissent une évolution exponentielle”. Au cours de la campagne précédente, le Maroc a exporté environ 12 700 tonnes de framboises et 15 000 tonnes de myrtilles. La superficie consacrée à la framboise est passée de 200 hectares il y a quelques années à près de 2 200 hectares actuellement. Si les régions du nord, comme Larache et Moulay Bousselham, demeurent des pôles de production importants, la région du Souss s’est affirmée comme un acteur majeur, accaparant 50% de la production nationale de framboise, soit environ 7 000 tonnes. Elle contribue également à hauteur de 10% pour la fraise et 15% pour la myrtille, avec environ 500 tonnes exportées depuis Agadir.
Cette performance, malgré une superficie totale de plus de 3 000 hectares dédiés à ces cultures, ne se traduit pas toujours par une augmentation proportionnelle de la valeur pour les producteurs locaux. La raison principale réside dans la forte implication des firmes internationales controle. Ces multinationales, grâce à leur expertise logistique, leur accès aux marchés de distribution majeurs en Europe et leur capacité d’investissement, dictent en grande partie les conditions de marché. Elles établissent les cahiers des charges, fixent les prix et orientent les volumes, laissant parfois peu de marge de manœuvre aux coopératives et aux producteurs individuels marocains. La pression concurrentielle mondiale, accentuée par la recherche constante de produits de qualité supérieure à des prix compétitifs, renforce la position de ces firmes internationales controle qui disposent d’une vision globale des marchés et des chaînes d’approvisionnement.
Firmes internationales controle et les défis agronomiques : un cercle vicieux
L’essor des exportations de fruits rouges ne se fait pas sans heurts pour les producteurs marocains. Les défis agronomiques sont nombreux et viennent complexifier davantage la relation avec les firmes internationales controle. La culture des framboises et des myrtilles est particulièrement exigeante en eau, une ressource de plus en plus précieuse dans un contexte de stress hydrique marqué au Maroc. L’irrigation goutte-à-goutte, bien que répandue, nécessite des investissements conséquents et une gestion rigoureuse. De plus, le coût des intrants – engrais, produits phytosanitaires, plants de qualité – est en constante augmentation, impactant directement la rentabilité des exploitations. Les exigences strictes des marchés européens en matière de résidus de pesticides et de normes sanitaires obligent les producteurs à adopter des pratiques culturales coûteuses, souvent sous la pression des cahiers des charges imposés par les firmes internationales controle.
Ces contraintes techniques et économiques créent un déséquilibre structurel. Les producteurs marocains, malgré leur savoir-faire et leur dévouement, se retrouvent souvent dans une position de dépendance. Ils doivent investir pour répondre aux normes et aux volumes demandés, mais sans avoir toujours le pouvoir de négociation suffisant pour garantir une rémunération juste de leurs efforts et de leurs investissements. Le modèle économique repose alors sur un équilibre précaire entre le “cost price” – le coût de production, incluant tous les facteurs mentionnés – et le “selling price”, le prix de vente fixé, en grande partie, par les acheteurs internationaux, souvent représentés par ces firmes internationales controle.
Les alternatives pour les producteurs
Face à cette domination des firmes internationales controle, il est essentiel pour les producteurs marocains d’explorer des stratégies visant à renforcer leur position. Le développement de coopératives plus structurées et solidaires pourrait permettre une mutualisation des moyens, une meilleure négociation des prix d’achat des intrants et une force de frappe commerciale accrue. La diversification des marchés d’exportation, en ciblant de nouveaux pays ou en renforçant la présence sur des marchés moins saturés, pourrait également réduire la dépendance vis-à-vis des circuits traditionnels contrôlés par les grandes multinationales. Investir dans la recherche et le développement de variétés plus résistantes au stress hydrique et aux maladies, ou encore dans des techniques culturales plus durables et moins coûteuses, est une autre piste prometteuse. Enfin, la mise en place de labels de qualité spécifiques au Maroc, valorisant le savoir-faire local et des pratiques de production respectueuses de l’environnement, pourrait permettre de se différencier et de capter une partie de la valeur ajoutée.
Il est crucial de souligner l’importance du soutien institutionnel. Des politiques publiques ciblées, visant à accompagner les producteurs dans l’accès aux financements, la formation aux nouvelles technologies et la promotion des produits marocains à l’international, sont indispensables. Des structures comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) peuvent jouer un rôle consultatif et d’accompagnement dans l’amélioration des pratiques agricoles et la connexion aux marchés mondiaux. Pour une vision plus globale des marchés agricoles et des dynamiques d’exportation, consulter des plateformes d’actualités spécialisées telles que HortiTecNews est également pertinent. De plus, s’informer sur les politiques agricoles d’autres pays producteurs, par exemple en consultant le site du Ministère de l’Agriculture tunisien, peut offrir des perspectives intéressantes sur les stratégies adoptées face aux défis communs.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la framboise et de la myrtille semble-t-il peu rémunérateur malgré la demande internationale ?
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. D’une part, la forte présence des firmes internationales controle leur confère un pouvoir de négociation important. Elles fixent en grande partie les prix d’achat en fonction de leurs coûts logistiques, de leurs marges et de la concurrence sur les marchés de destination. D’autre part, les coûts de production au Maroc, notamment liés à l’eau, aux intrants et à la main-d’œuvre, peuvent être élevés. Enfin, la qualité et la régularité de l’approvisionnement sont des critères déterminants, et les investissements nécessaires pour y répondre grèvent le prix de revient.
Comment les producteurs marocains peuvent-ils améliorer leur pouvoir de négociation ?
Le renforcement des organisations professionnelles, la création de nouvelles coopératives plus performantes, la signature de contrats pluriannuels avec des garanties de prix, et la diversification des acheteurs sont des leviers essentiels. L’investissement dans la traçabilité et la certification peut également ouvrir les portes à des marchés plus rémunérateurs et à des clients moins sensibles au prix.
Quel est l’impact des exigences environnementales sur les coûts de production ?
Les exigences croissantes en matière de réduction des résidus de pesticides, de gestion de l’eau et de protection de la biodiversité impliquent des investissements dans de nouvelles techniques agricoles, des contrôles plus fréquents et parfois l’utilisation de produits plus coûteux mais plus respectueux de l’environnement. Ces coûts supplémentaires, s’ils ne sont pas répercutés sur le prix de vente, réduisent la marge des producteurs.
Les firmes internationales contrôle sont-elles toujours un frein au développement ?
Pas nécessairement. Les firmes internationales controle apportent souvent un savoir-faire technique, un accès aux marchés et une logistique performante. Le défi pour les producteurs marocains est de négocier des partenariats équilibrés, où la valeur ajoutée est mieux répartie, et où ils conservent une plus grande autonomie dans la gestion de leurs exploitations.





1 Comment
très bon article . comment echapper à la main mise des ces 2 groupes qui dominent la filière des f rouges