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tomates : Les exportations marocaines vers l’Union Européenne démontrent une vigueur nouvelle, enregistrant une augmentation notable durant la première moitié de décembre. Cette tendance, confirmée par l’Observatoire des prix et des marchés du ministère de l’Agriculture et de la Pêche Conseil de l’Andalousie (Espagne), signale un dynamisme accru du secteur maraîcher marocain sur le marché européen.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au cours de la semaine 50, qui s’étend du 7 au 13 décembre, le contingent de tomates marocaines expédiées vers l’UE a atteint 10,61 mille tonnes. Bien que ce volume soit comparable à celui de la semaine précédente, il marque une progression significative par rapport à la campagne 2014-15 durant la même période. Cette performance souligne la capacité du Maroc à maintenir et même à accroître sa part de marché face à une concurrence internationale souvent intense. La demande européenne pour les tomates reste forte, et le Maroc semble y répondre avec efficacité.
L’essor des exportations de tomates marocaines vers l’UE
La première quinzaine de décembre a vu le Maroc consommer 45 % de son contingent d’exportation de tomates destiné à l’UE. Cette proportion est remarquablement plus élevée que celle enregistrée lors de la campagne précédente, où seulement 29 % du contingent mensuel avait été atteint à la même période. Le contingent global disponible pour le mois de décembre s’élève à 43,5 mille tonnes, un volume qui témoigne de l’ambition marocaine dans ce secteur stratégique. Cette augmentation n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’efforts concertés en matière de production, de logistique et de respect des normes de qualité exigées par les marchés européens.
Au-delà des tomates, les courgettes marocaines connaissent également une dynamique positive. À la semaine 50, le contingent de courgettes exporté vers l’UE a atteint 2,74 mille tonnes, surpassant largement les chiffres de la campagne précédente. Il est vrai que la campagne antérieure avait été marquée par une chute significative des exportations de courgettes, conséquence directe des intempéries et des fortes pluies ayant affecté le pays fin novembre. Cette année, les conditions semblent plus favorables, permettant aux producteurs marocains de tirer pleinement parti de la demande européenne. Le quota total consommé par le Maroc pour les courgettes s’est élevé à 9 892 tonnes, contre 7 432 tonnes à la même date la saison dernière, confirmant cette reprise.
Pressions mondiales et défis agronomiques dans la production de tomates
Le marché mondial des tomates est soumis à des pressions constantes. La demande croissante, notamment dans les pays à forte densité de population et à revenus émergents, se heurte à des défis de production liés au changement climatique, à la disponibilité des ressources en eau et à l’augmentation des coûts des intrants. La concurrence entre les pays producteurs est acharnée, et des pays comme l’Espagne, l’Italie, la Turquie, mais aussi des pays d’Afrique du Nord, rivalisent pour capter les parts de marché les plus lucratives. Dans ce contexte, la capacité du Maroc à maintenir une production abondante et de qualité, tout en optimisant sa logistique, est un atout majeur. La fiabilité des approvisionnements est un facteur clé pour fidéliser les acheteurs européens. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) souligne régulièrement l’importance de ces marchés pour la sécurité alimentaire et le développement économique des nations productrices.
Les défis agronomiques sont également au cœur des préoccupations des producteurs de tomates. Le stress hydrique, de plus en plus prégnant dans de nombreuses régions agricoles, impose des stratégies de gestion de l’eau plus efficientes. L’adoption de techniques d’irrigation goutte à goutte, la sélection de variétés plus résistantes à la sécheresse et le recours à des serres qui limitent l’évaporation sont autant de solutions qui doivent être déployées. Parallèlement, l’augmentation des coûts des intrants – engrais, produits phytosanitaires, énergie pour le chauffage des serres – pèse lourdement sur les marges des agriculteurs. Ces facteurs augmentent le prix de revient de la tomate, rendant la gestion économique plus complexe. La recherche de variétés plus performantes et moins coûteuses en intrants est donc un enjeu majeur.
La dynamique économique : prix de revient vs. prix de vente des tomates
La relation entre le prix de revient et le prix de vente est un indicateur économique crucial pour les producteurs de tomates. Le prix de revient englobe l’ensemble des coûts engagés pour produire une tonne de tomates : semences, fertilisants, eau, énergie, main-d’œuvre, protection des cultures, emballage, et transport. Les fluctuations de ces coûts, notamment celles liées aux prix de l’énergie et des engrais, ont un impact direct sur le prix de revient final. En période de hausse des coûts de production, le prix de revient augmente mécaniquement.
Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par l’offre et la demande sur les marchés d’exportation. La concurrence intense, les volumes de production des autres pays concurrents, les quotas d’importation et la qualité des produits jouent tous un rôle dans la fixation du prix de vente. Lorsque le prix de vente est inférieur au prix de revient, les producteurs subissent des pertes. À l’inverse, un prix de vente supérieur permet de dégager une marge bénéficiaire. L’augmentation des exportations marocaines vers l’UE, comme observé en décembre, suggère que le prix de vente a été suffisamment attractif pour couvrir les coûts de production et assurer une marge raisonnable aux producteurs, tout en restant compétitif pour les consommateurs européens. La maîtrise des coûts de production, l’amélioration de la qualité et l’optimisation de la logistique sont donc essentielles pour naviguer dans cette dynamique complexe.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis économiques et climatiques, les producteurs de tomates explorent diverses alternatives pour pérenniser leur activité. La diversification des cultures peut réduire la dépendance à une seule production. L’investissement dans des technologies innovantes, telles que l’agriculture de précision ou l’hydroponie, peut permettre d’optimiser l’utilisation des ressources et d’améliorer les rendements. La recherche de nouveaux marchés d’exportation, au-delà de l’UE, est également une stratégie clé pour répartir les risques. L’établissement de contrats de partenariat à long terme avec les distributeurs peut garantir des débouchés et une meilleure visibilité sur les prix. Le partage des connaissances et des bonnes pratiques, par exemple via des plateformes comme HortiTecNews, est également fondamental pour l’adaptation et l’innovation du secteur.
Par ailleurs, il est crucial de considérer l’impact des accords commerciaux et des réglementations internationales. Les normes sanitaires et phytosanitaires imposées par les marchés d’exportation nécessitent des investissements constants pour leur respect. Des pays comme la Tunisie, bien que confrontés à leurs propres défis, s’efforcent également de dynamiser leur secteur agricole. Le ministère de l’Agriculture de la Tunisie (Ministère de l’Agriculture de la Tunisie) travaille à l’élaboration de stratégies pour soutenir les producteurs face aux fluctuations du marché mondial.
FAQ sur la crise actuelle des tomates
Pourquoi le prix de la tomate augmente-t-il ?
Le prix de la tomate peut augmenter pour plusieurs raisons : une hausse des coûts de production (engrais, énergie, main-d’œuvre), des conditions climatiques défavorables affectant les récoltes, une demande accrue sur le marché, ou encore des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement. Les fluctuations saisonnières jouent également un rôle important.
Comment le Maroc parvient-il à exporter autant de tomates vers l’UE ?
Le Maroc bénéficie de conditions climatiques favorables pour la culture des tomates une grande partie de l’année, d’une main-d’œuvre compétitive et d’une expertise reconnue dans les techniques de production sous serre. De plus, la proximité géographique avec l’Europe et des accords commerciaux facilitent les échanges.
Quels sont les principaux défis pour les producteurs de tomates marocains ?
Les principaux défis incluent la gestion de la rareté de l’eau, l’augmentation des coûts des intrants, la concurrence des autres pays producteurs, la nécessité de respecter des normes de qualité et de sécurité alimentaire de plus en plus strictes, et l’adaptation aux effets du changement climatique.
L’augmentation des exportations de tomates marocaines a-t-elle un impact sur les prix en Espagne ?
Oui, l’augmentation des exportations d’un pays comme le Maroc peut influencer les prix sur le marché européen, y compris en Espagne. Une offre plus abondante tend à stabiliser, voire à faire baisser, les prix, sauf si la demande est exceptionnellement forte ou si d’autres facteurs de production perturbent le marché.




