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tomate : une croissance notable des exportations marocaines vers l’Union Européenne pour cette campagne.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon l’Observatoire des prix et des marchés de l’Andalousie, les exportations de tomate marocaine ont enregistré une augmentation de trois pour cent par rapport à la campagne précédente. Cette performance souligne la position dynamique du Maroc sur le marché européen des fruits et légumes. Au 10 avril, le contingent total des exportations de tomate marocaines vers l’UE s’est élevé à 224,97 millions de kilos. Ce volume représente déjà 80% de la quantité totale autorisée dans le cadre de l’accord d’association Maroc-UE, un accord qui couvre la période d’octobre à mai.
Les dynamiques du marché de la tomate et les défis agricoles
L’augmentation des exportations de tomate du Maroc vers l’UE s’inscrit dans un contexte de marché global très concurrentiel. L’Union Européenne est un consommateur majeur de fruits et légumes, et plusieurs pays méditerranéens, dont l’Espagne, la Turquie et de plus en plus les pays d’Afrique du Nord, rivalisent pour capter une part de ce marché lucratif. La qualité des produits marocains, associée à des coûts de production parfois plus avantageux, permet au Maroc de maintenir et même d’accroître sa présence. Cependant, cette performance n’est pas sans défis. Les producteurs de tomate sont confrontés à des pressions croissantes, notamment en matière de gestion de l’eau, une ressource de plus en plus précieuse dans de nombreuses régions agricoles du Maroc. Les coûts des intrants, tels que les engrais et l’énergie, ont également connu une hausse significative, impactant directement la rentabilité. Ces facteurs agronomiques et économiques exigent une adaptation constante des pratiques culturales et une optimisation des processus de production pour rester compétitif. Les producteurs doivent naviguer entre les exigences de qualité des marchés internationaux et les réalités économiques locales, tout en faisant face aux aléas climatiques et à la raréfaction des ressources.
Parallèlement, les exportations de courgettes marocaines montrent également une tendance positive. Durant la semaine 14, le contingent exporté a atteint 0,7 million de kilos. Pour la campagne 2015-16, le Maroc avait déjà exporté 48,12 millions de kilos de courgettes, soit 88% du quota autorisé jusqu’au 20 avril. Les prix des produits marocains ont fluctué entre 0,87 et 0,94 euro le kilo, une tendance à la baisse observée en début de semaine, suivie d’une légère reprise en fin de période.
Le dilemme du coût de production face au prix de vente de la tomate
La relation entre le coût de production et le prix de vente est au cœur des préoccupations des agriculteurs, qu’ils soient producteurs de tomate ou d’autres légumes. Pour la tomate, en particulier, les coûts de production peuvent être élevés. Ils incluent les dépenses liées aux semences de qualité, aux fertilisants, à la protection des cultures contre les maladies et les ravageurs, à l’irrigation – un poste de dépense de plus en plus lourd compte tenu de la raréfaction de l’eau et de la nécessité d’adopter des techniques d’irrigation plus sophistiquées comme le goutte-à-goutte – ainsi qu’à la main-d’œuvre, indispensable pour la culture, la récolte et le conditionnement. Les coûts énergétiques pour le chauffage des serres dans certaines régions, ainsi que le transport jusqu’aux centres de conditionnement et d’exportation, s’ajoutent à cette liste. Face à ces dépenses substantielles, le prix de vente de la tomate sur les marchés internationaux est soumis à une multitude de facteurs. La loi de l’offre et de la demande joue un rôle prépondérant. Une surproduction, que ce soit au Maroc ou chez les concurrents, peut faire chuter les prix, rendant la marge bénéficiaire des producteurs très mince, voire inexistante. Les accords commerciaux, les quotas d’importation et les droits de douane influencent également les prix finaux. La fluctuation des taux de change peut aussi avoir un impact. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) suit de près ces dynamiques mondiales pour aider à comprendre les enjeux économiques du secteur agricole. Les producteurs marocains doivent donc constamment optimiser leurs coûts et négocier au mieux les prix de vente pour assurer la pérennité de leurs exploitations.
Les alternatives et l’avenir pour les producteurs de tomate
Face aux défis économiques et environnementaux, les producteurs de tomate explorent diverses stratégies pour assurer leur avenir. La diversification des cultures est une voie privilégiée. En ne misant pas uniquement sur la tomate, les agriculteurs peuvent réduire leur dépendance à un marché unique et répartir les risques. L’exploration de variétés de tomate plus résistantes aux maladies et à la sécheresse, ainsi que celles offrant des caractéristiques gustatives ou nutritionnelles distinctes, peut également ouvrir de nouveaux débouchés et permettre de justifier des prix plus élevés. L’adoption de technologies agricoles innovantes, telles que l’agriculture de précision, l’utilisation de serres intelligentes équipées de systèmes de contrôle climatique et d’irrigation automatisés, et le recours à des intrants plus durables, contribuent à améliorer l’efficacité et à réduire l’empreinte écologique. Par ailleurs, la valorisation des produits par des labels de qualité ou des certifications environnementales peut renforcer l’image de marque et la compétitivité sur les marchés européens. La collaboration au sein de coopératives ou d’organisations professionnelles peut également permettre aux producteurs de mutualiser leurs ressources, de mieux négocier les prix d’achat et de vente, et d’accéder à des financements ou à des formations plus facilement. Le développement de l’agro-industrie locale, en transformant une partie de la production en conserves, sauces ou autres produits dérivés, peut aussi offrir une sécurité supplémentaire. L’accès à des informations fiables sur les tendances du marché et les évolutions réglementaires, par exemple via des plateformes comme HortiTecNews, est crucial pour prendre des décisions éclairées. Dans le cas de la Tunisie, par exemple, le Ministère de l’Agriculture joue un rôle clé dans le soutien aux producteurs.
FAQ sur la crise actuelle de la tomate
Pourquoi le prix de la tomate augmente-t-il ?
Le prix de la tomate peut augmenter pour plusieurs raisons, notamment une demande accrue, une offre réduite due à des conditions météorologiques défavorables (sécheresse, gel), une augmentation des coûts de production (énergie, engrais, main-d’œuvre), ou encore des tensions géopolitiques impactant les chaînes d’approvisionnement. Les politiques commerciales et les accords internationaux peuvent également influencer les prix sur les marchés d’exportation.
Quels sont les principaux marchés d’exportation de la tomate marocaine ?
L’Union Européenne est le principal marché d’exportation pour la tomate marocaine, représentant une part très importante des volumes exportés. D’autres marchés peuvent également être ciblés, en fonction des opportunités commerciales et des accords bilatéraux.
Comment les producteurs peuvent-ils améliorer leur rentabilité ?
Les producteurs peuvent améliorer leur rentabilité en optimisant leurs coûts de production, en adoptant des techniques agricoles durables et innovantes, en diversifiant leurs cultures, en se concentrant sur des variétés à plus forte valeur ajoutée, et en s’associant pour mieux négocier.
Quel est l’impact du changement climatique sur la production de tomate ?
Le changement climatique peut avoir des impacts significatifs, tels que des épisodes de sécheresse plus fréquents et intenses, des températures extrêmes affectant la floraison et la fructification, ou encore une recrudescence de certaines maladies et ravageurs. Ces facteurs obligent à adapter les pratiques culturales et à investir dans des infrastructures plus résilientes.




