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tomate : une crise inattendue frappe le Nigeria, menaçant l’approvisionnement et les moyens de subsistance.
Un véritable état d’urgence a été décrété dans le secteur de la tomate au Nigeria, suite à une attaque dévastatrice de la mineuse de la tomate, Tuta absoluta. Cette minuscule mais redoutable ravageuse a littéralement décimé les récoltes, provoquant une crise agricole majeure dans le pays. Selon les informations relayées par la British Broadcasting Corporation (BBC), les exploitations de tomate, particulièrement dans l’État septentrional de Kaduna, ont subi des pertes considérables. Cette situation a eu un impact direct sur le marché, entraînant une flambée des prix de ce légume staple et une suspension des activités de transformation en raison d’une pénurie d’approvisionnement dramatique.
Les défis agronomiques et l’impact de Tuta absoluta sur la production de tomate
La mineuse de la tomate, surnommée avec une certaine ironie « Ebola de la tomate », représente un fléau phytosanitaire d’envergure mondiale. Originaire d’Amérique du Sud, ce lépidoptère nocturne s’est rapidement propagé à travers le globe, causant des ravages considérables dans les cultures de Solanum lycopersicum. Sa capacité à se reproduire rapidement et à infester massivement les plants de tomate rend sa lutte particulièrement ardue. Les larves pénètrent dans les feuilles, les tiges et les fruits, créant des galeries qui affaiblissent la plante et rendent les fruits impropres à la consommation. Au Nigeria, l’ampleur des dégâts dépasse l’entendement. Le commissaire de l’agriculture de l’État de Kaduna, Daniel Manzo Maigar, a révélé à la BBC que près de 200 agriculteurs ont vu leurs revenus fondre comme neige au soleil, enregistrant des pertes d’au moins un milliard de naira, soit environ 4,4 millions d’euros, au cours du dernier mois. Ces chiffres illustrent la gravité de la situation et l’urgence d’une intervention ciblée.
Au-delà de l’infestation par Tuta absoluta, le secteur agricole nigérian fait face à des défis structurels qui exacerbent la crise. Le stress hydrique, de plus en plus prégnant en raison des changements climatiques, met à rude épreuve les cultures qui dépendent d’un apport en eau suffisant. De plus, la hausse des coûts des intrants agricoles, tels que les engrais, les pesticides et le carburant nécessaire à l’irrigation et au transport, réduit considérablement les marges de manœuvre des producteurs. La combinaison de ces facteurs rend la production de tomate particulièrement précaire et vulnérable aux aléas.
L’état d’urgence : une réponse gouvernementale face à la crise de la tomate
Face à cette catastrophe agricole, le gouvernement nigérian a pris des mesures drastiques en déclarant l’état d’urgence. Cette décision témoigne de la prise de conscience de l’ampleur des dommages et de la nécessité d’une action coordonnée. Dans le cadre de cette mobilisation, des fonctionnaires ont été dépêchés au Kenya, un pays reconnu pour son expertise dans la lutte contre les ravageurs agricoles. L’objectif est de rencontrer des experts et d’acquérir les connaissances et les stratégies nécessaires pour endiguer la prolifération de Tuta absoluta et protéger les futures récoltes de tomate. Cette démarche souligne l’importance de la coopération internationale dans la gestion des crises phytosanitaires qui dépassent les frontières nationales. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) joue un rôle crucial dans la diffusion de bonnes pratiques agricoles et le soutien aux pays confrontés à de tels défis.
Le marché nigérian de la tomate, particulièrement affecté, est loin d’être le seul dans cette situation. Les pressions mondiales sur la production alimentaire, exacerbées par des facteurs climatiques et géopolitiques, rendent la volatilité des prix des denrées agricoles une préoccupation constante. La dépendance à l’égard de cultures spécifiques et la vulnérabilité aux parasites et aux maladies peuvent rapidement déstabiliser des économies entières. Cette crise au Nigeria met en lumière la fragilité des chaînes d’approvisionnement alimentaire et la nécessité de renforcer la résilience des systèmes agricoles à l’échelle globale.
Les alternatives pour les producteurs
Face à la menace persistante de Tuta absoluta et aux difficultés croissantes de la culture de la tomate, les agriculteurs nigérians doivent explorer des stratégies alternatives. La diversification des cultures est une première étape essentielle pour réduire la dépendance à un seul produit et répartir les risques. L’introduction de variétés de tomate plus résistantes aux ravageurs, lorsque cela est possible, ou la mise en place de méthodes de lutte intégrée, combinant des approches biologiques et culturales, peuvent offrir des solutions durables. Le recours à des technologies innovantes, telles que la protection des cultures sous serre ou l’utilisation de pièges à phéromones, peut également constituer des options viables pour les producteurs qui en ont les moyens. Enfin, le partage des connaissances et le soutien mutuel au sein des communautés agricoles, via des plateformes comme HortiTecNews, sont indispensables pour surmonter collectivement ces défis.
FAQ sur la crise actuelle de la tomate
Pourquoi le prix de la tomate augmente-t-il au Nigeria ?
Le prix de la tomate a considérablement augmenté au Nigeria principalement en raison de la destruction massive des récoltes par la mineuse de la tomate, Tuta absoluta. Cette infestation a entraîné une pénurie d’offre, poussant mécaniquement les prix à la hausse sur les marchés.
Qu’est-ce que Tuta absoluta ?
Tuta absoluta est un insecte ravageur, un lépidoptère, originaire d’Amérique du Sud, qui s’attaque spécifiquement aux plants de tomate. Il est particulièrement destructeur car ses larves rongent les feuilles, les tiges et les fruits, rendant la récolte impropre à la consommation et affaiblissant gravement la plante.
Quelles sont les conséquences de cette crise pour les agriculteurs ?
Les agriculteurs nigérians subissent des pertes financières considérables, se chiffrant en millions d’euros. Ils voient leurs investissements réduits à néant et leurs moyens de subsistance menacés par la destruction de leurs cultures de tomate.
Quelles mesures le gouvernement nigérian prend-il ?
Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans le secteur de la tomate et a envoyé des délégations à l’étranger, notamment au Kenya, pour consulter des experts et acquérir des techniques de lutte contre le ravageur. Des aides et des programmes de soutien aux agriculteurs sont également envisagés.




