
Risque d’impayé élevé sur le marché russe !
24 September 2014
Serre : un nouveau plastique qui réduit la température du jour et évite la chute celle de la nuit sans chaulage
24 September 2014
Les agriculteurs de Ouled Teima en colère face aux restrictions d’eau
La pénurie d’eau, problématique récurrente dans de nombreuses régions agricoles, a conduit jeudi 18 septembre à une mobilisation des agriculteurs dans la région de Ouled Teima. Suite à l’arrêt de l’approvisionnement en eau d’irrigation de la vallée droite du bassin de Souss Massa Draa, les producteurs des provinces de Legufifate, Oulad Dahou, Sidi Boumoussa et Sidi Hmer Ouamer ont manifesté sans préavis devant le bureau local de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) de Souss Massa Draa.
Cette mesure drastique, orchestrée par une délégation du ministère de l’Agriculture, intervient dans un contexte de tension hydrique aiguë. Les autorités ont suspendu l’irrigation dans une partie du bassin d’Isni, tout en maintenant l’approvisionnement pour certaines zones, notamment celles dépendantes du barrage Abdelmoumen. Ce dernier affiche un taux de remplissage alarmant de seulement 19,5%, soulignant la fragilité de la ressource en eau.
Les agriculteurs, pris au dépourvu, expriment leur profonde frustration. Un représentant de la région de Sidi Boumoussa a déploré que cette décision ait été prise “sans aucun avertissement”. Il a précisé que les factures d’eau du mois d’août avaient pourtant été prélevées, laissant supposer une continuité du service. La zone d’Isni, reconnue pour sa production maraîchère diversifiée, se retrouve ainsi particulièrement pénalisée. Cette cessation d’irrigation menace directement la viabilité de leurs exploitations, dans une région déjà confrontée à une sécheresse persistante qui requiert des apports en eau réguliers.
Au-delà de la coupure de l’eau d’irrigation, les agriculteurs dénoncent également le gel des autorisations de creusement et d’approfondissement des puits. Depuis février 2013, près de 190 demandes émanant d’agriculteurs de la région sont restées sans suite, malgré le paiement des frais correspondants, s’élevant à un total de 209 000,00 DH. Cette double peine accentue le sentiment d’abandon et d’impuissance face à la crise hydrique.
Il est essentiel de replacer ces mesures dans leur contexte global. La baisse critique du taux de remplissage du barrage Abdelmoumen a non seulement un impact sur l’agriculture, mais a également entraîné des restrictions sur l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Agadir. L’objectif est de préserver les réserves restantes et d’assurer une distribution minimale aux populations.
Cette situation met en lumière les défis majeurs auxquels le secteur agricole marocain est confronté. La gestion de l’eau, ressource vitale et de plus en plus rare, impose des arbitrages difficiles et des politiques d’adaptation urgentes. L’avenir de l’agriculture dans le Souss Massa Draa, et potentiellement à l’échelle nationale, dépendra de notre capacité à innover et à mettre en œuvre des stratégies durables.
Pour une analyse approfondie des enjeux liés à la gestion de l’eau en agriculture, il est recommandé de consulter les travaux de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui publient régulièrement des rapports sur la sécurité hydrique et les pratiques d’irrigation durables. L’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA) joue également un rôle crucial dans la régulation et le contrôle des productions agricoles, impactées par les conditions environnementales. Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts est le principal acteur de la définition et de la mise en œuvre des politiques agricoles nationales.
Pour en savoir plus sur les avancées technologiques et les solutions innovantes dans le domaine agricole, nous vous invitons à consulter notre plateforme HortiTecNews, qui propose une veille constante sur le secteur.




