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concombre : La campagne 2015/2016 marque une période particulièrement difficile pour les producteurs espagnols de concombre, se positionnant comme l’une des pires décennies. Les prix obtenus par les agriculteurs ont atteint des niveaux encore plus bas que lors de la crise de la bactérie E. coli en Allemagne, un événement qui avait déjà sévèrement impacté le secteur. Cette analyse, basée sur les données de l’Observatoire des prix et des marchés de l’Andalousie, examine les prix à l’origine, c’est-à-dire ceux effectivement versés aux producteurs pour le produit de classe I. La situation actuelle du marché du concombre met en lumière des défis économiques majeurs pour ceux qui cultivent ce légume pourtant essentiel à notre alimentation.
Les facteurs derrière la chute des prix du concombre
Bien que le volume de production pour la campagne 2015/2016 ait montré une légère augmentation, passant de 425,21 millions de kilos à 438,87 millions de kilos par rapport à la saison précédente, le revenu total généré pour les producteurs a chuté de manière significative. Ils ont vu leurs recettes baisser de 11,6 millions d’euros, passant de 195,92 millions d’euros à 184,32 millions d’euros. Cette baisse illustre une dynamique économique complexe où une augmentation de la production ne se traduit pas nécessairement par une hausse des revenus, soulignant une pression accrue sur les prix de vente du concombre. Cette situation est une préoccupation majeure pour la viabilité économique des exploitations agricoles spécialisées dans la production de concombre.
En analysant les prix par variété de concombre, les données de l’Observatoire révèlent des chutes notables. Les concombres longs, également connus sous les noms d’Almeria ou de concombres néerlandais, ont vu leur prix moyen chuter de 4,44 %, passant de 0,45 € par kilo la saison précédente à 0,43 € pour la campagne 2015/2016. Parallèlement, le concombre français a subi une dépréciation encore plus marquée, avec un prix moyen tombant de 0,55 €/kilo l’année précédente à 0,39 € durant la campagne actuelle, soit une baisse spectaculaire de 29,09 %. Enfin, les concombres courts n’ont pas été épargnés, leur prix moyen dégringolant de 0,53 € par kilo lors de la campagne 2014/2015 à 0,36 €/kg pour la saison 2015/2016, enregistrant une baisse de 32,07 %. Ces chiffres mettent en évidence une crise généralisée des prix pour toutes les catégories de concombre.
La pression sur les prix du concombre s’inscrit dans un contexte de marché mondial de plus en plus concurrentiel. L’offre abondante, conjuguée à une demande parfois fluctuante et à des coûts de production en hausse, fragilise la position des producteurs. Les aléas climatiques, la volatilité des marchés internationaux et la concurrence d’autres bassins de production peuvent rapidement entraîner une surabondance de l’offre, poussant les prix à la baisse. Les grandes plateformes de distribution, bien que nécessaires, peuvent également exercer une pression sur les prix, cherchant à maximiser leurs marges, ce qui se répercute directement sur la rémunération des agriculteurs. L’organisation du marché du concombre, notamment par le biais d’interprofessions et de coopératives, joue un rôle crucial dans la recherche d’un équilibre plus stable. Des organismes comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture œuvrent à l’échelle mondiale pour améliorer la sécurité alimentaire et les revenus agricoles, bien que les défis spécifiques au marché du concombre demeurent.
Les défis agronomiques et économiques du concombre
Les défis auxquels sont confrontés les producteurs de concombre ne sont pas uniquement d’ordre commercial. Sur le plan agronomique, la culture du concombre, bien que potentiellement lucrative, est sensible à de nombreux facteurs. La gestion de l’eau est primordiale, surtout dans les régions sujettes à la sécheresse. Le stress hydrique peut affecter la qualité et le rendement des fruits, impactant directement leur valeur marchande. De plus, les coûts des intrants, tels que les engrais, les produits phytosanitaires, l’énergie pour le chauffage des serres (lorsque nécessaire) et la main-d’œuvre, ont une incidence directe sur le coût de production. Lorsque les prix de vente du concombre ne couvrent pas ces coûts, la marge bénéficiaire s’érode, mettant en péril la rentabilité des exploitations. La nécessité d’investir dans des technologies agricoles plus efficientes, telles que l’irrigation goutte-à-goutte ou les systèmes de gestion automatisée des serres, représente un investissement initial conséquent pour les agriculteurs.
La dynamique entre le coût de production et le prix de vente est au cœur de la crise que traversent actuellement les producteurs de concombre. Le coût de production représente l’ensemble des dépenses engagées pour cultiver et récolter le concombre : semences, fertilisants, eau, énergie, main-d’œuvre, entretien du matériel, amortissement des infrastructures, etc. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par les forces du marché : l’offre et la demande, la concurrence des autres producteurs et des pays exportateurs, les coûts de transport et de distribution, ainsi que les marges des intermédiaires et des distributeurs. Dans le cas présent, il est évident que les prix payés aux producteurs pour leur concombre ne suffisent plus à couvrir leurs coûts de production, entraînant des pertes financières. Cette situation oblige les agriculteurs à chercher des moyens de réduire leurs coûts, d’améliorer leur efficacité, ou de se diversifier pour assurer la pérennité de leurs exploitations. L’analyse des données de HortiTecNews, par exemple, permet de suivre les tendances de marché et d’identifier les facteurs influençant ces prix.
Les alternatives et l’avenir de la production de concombre
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces conditions difficiles, les producteurs de concombre explorent diverses stratégies pour atténuer les impacts négatifs et assurer la rentabilité de leurs exploitations. La diversification des cultures est l’une des approches les plus courantes. En cultivant d’autres légumes ou fruits, les agriculteurs peuvent réduire leur dépendance au marché unique du concombre et lisser les fluctuations de revenus. Une autre piste consiste à valoriser leurs produits en développant des circuits de vente directe, tels que les marchés de producteurs, les paniers de légumes ou la vente en ligne. Ces circuits permettent de supprimer les intermédiaires, d’augmenter la marge bénéficiaire et de créer un lien plus fort avec les consommateurs. L’agriculture biologique ou raisonnée peut également offrir une voie de différenciation, permettant d’atteindre des prix plus élevés grâce à une demande croissante pour des produits plus respectueux de l’environnement et de la santé. L’amélioration de la qualité et la recherche de variétés de concombre plus résistantes aux maladies et aux conditions climatiques peuvent également jouer un rôle dans l’optimisation des coûts et l’amélioration de la valeur du produit.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix du concombre a-t-il chuté drastiquement en Espagne durant la campagne 2015/2016 ?
La chute des prix du concombre est due à une combinaison de facteurs, notamment une offre excédentaire sur le marché, une demande fluctuante, une concurrence accrue d’autres pays producteurs, et potentiellement des coûts de production élevés qui n’ont pas été compensés par les prix de vente. Les prix étaient même inférieurs à ceux observés lors de la crise de la bactérie E. coli.
Quel a été l’impact sur les revenus des producteurs de concombre ?
Malgré une légère augmentation du volume de production, les revenus totaux des producteurs ont diminué. Ils ont gagné 11,6 millions d’euros de moins que lors de la campagne précédente, passant de 195,92 millions d’euros à 184,32 millions d’euros.
Quelles sont les variétés de concombre les plus touchées par la baisse des prix ?
Toutes les variétés ont été touchées, mais les concombres courts ont subi la plus forte baisse en pourcentage (-32,07%), suivis par les concombres français (-29,09%). Les concombres longs ont également vu leurs prix baisser, mais dans une moindre mesure (-4,44%).
Comment les producteurs de concombre peuvent-ils faire face à cette crise ?
Les producteurs peuvent explorer des stratégies telles que la diversification des cultures, le développement de circuits de vente directe, l’adoption de pratiques agricoles biologiques ou raisonnées, et l’amélioration de la qualité de leurs produits. Des organisations comme le Ministère de l’Agriculture de Tunisie (si le contexte le permettait, en guise d’exemple de lien vers un ministère) cherchent à soutenir le secteur agricole par diverses mesures.




