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chômage : L’agriculture marocaine, un moteur de création d’emplois et de lutte contre le chômage.
Les statistiques officielles révèlent une tendance encourageante pour le marché de l’emploi au Maroc. Durant les trois premiers mois de 2015, le taux de chômage a connu une baisse notable, passant de 9,9 % à 9,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette amélioration significative est largement attribuée à la dynamique positive du secteur agricole, forestier et de la pêche maritime, qui a su générer de nouvelles opportunités professionnelles. Le Haut-commissariat au Plan (HCP) a précisé que 14 000 emplois ont été créés dans ces secteurs clés, auxquels s’ajoutent 9 000 autres dans le secteur de l’industrie. Cette embellie a eu un impact direct sur les disparités régionales du chômage, avec une réduction du taux dans les villes (passant de 14,6 % à 14,3 %) et une baisse encore plus marquée dans les campagnes (de 5,1 % à 4,7 %).
Le secteur agricole comme rempart contre le chômage au Maroc
Face aux pressions mondiales qui exacerbent souvent le phénomène du chômage dans de nombreuses économies, le secteur agricole marocain se positionne comme un pilier essentiel de la stratégie nationale de lutte contre ce fléau. L’augmentation des opportunités d’emploi dans ce domaine n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’investissements ciblés, de politiques de soutien aux petits exploitants et d’une volonté affirmée de valoriser les ressources naturelles du pays. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne régulièrement l’importance des secteurs primaires pour la stabilité économique et sociale des nations, particulièrement dans les pays en développement. Le Maroc, en misant sur son agriculture, renforce ainsi son autonomie alimentaire tout en offrant des perspectives professionnelles concrètes à sa population, contribuant ainsi à réduire le chômage des jeunes et des adultes.
Cependant, le secteur agricole marocain ne manque pas de défis agronomiques qui, s’ils ne sont pas gérés avec expertise, pourraient entraver sa capacité à continuer à absorber la main-d’œuvre. Le stress hydrique, une préoccupation croissante dans la région, impose une gestion rigoureuse des ressources en eau et encourage l’adoption de techniques d’irrigation économes. Parallèlement, la volatilité des prix des intrants agricoles, tels que les engrais et les semences, représente une autre source de préoccupation pour les producteurs. Ces coûts de production élevés, lorsqu’ils ne sont pas compensés par des prix de vente adéquats, peuvent réduire les marges bénéficiaires et, par conséquent, la capacité des agriculteurs à investir et à maintenir, voire à accroître, leurs effectifs.
Analyse économique : La dynamique du coût de production face au prix de vente
La problématique du chômage dans le secteur agricole est intimement liée à la balance entre les coûts de production et les prix de vente des produits agricoles. Un producteur est confronté à une multitude de dépenses : l’achat de semences de qualité, les engrais pour enrichir le sol, l’eau pour l’irrigation, la main-d’œuvre pour les travaux des champs, l’entretien du matériel agricole, les coûts liés au transport et à la commercialisation. Lorsque ces coûts augmentent, le “coût prix” devient plus élevé. Si les prix de vente des produits sur le marché ne suivent pas cette augmentation, la marge bénéficiaire du producteur se rétrécit. Dans les cas extrêmes, cela peut mener à des pertes financières, obligeant l’agriculteur à réduire ses investissements, à diminuer sa production, voire à cesser son activité, entraînant inévitablement des suppressions d’emplois et une hausse du chômage.
La situation peut devenir encore plus critique si les prix de vente sont tirés vers le bas par des facteurs externes, tels que l’excès d’offre sur le marché, la concurrence internationale ou des négociations défavorables avec les intermédiaires et les grandes surfaces. Il est donc crucial d’établir des mécanismes qui assurent une rémunération juste et stable pour les agriculteurs, leur permettant de couvrir leurs coûts et de réaliser un bénéfice raisonnable. Ce cercle vertueux est essentiel pour encourager l’investissement, l’innovation et, par conséquent, la création d’emplois durables dans le secteur. Des initiatives comme celles promues par HortiTecNews visent à informer et à accompagner les professionnels pour mieux naviguer ces défis économiques complexes.
Le rôle des politiques publiques et de la modernisation
Pour consolider les acquis en matière de réduction du chômage, le Maroc continue de mettre en œuvre des politiques ambitieuses, telles que le Plan Maroc Vert, qui visent à moderniser l’agriculture, à améliorer la productivité et à diversifier les productions. L’accent est mis sur le développement de l’agriculture irriguée, l’adoption de techniques culturales plus performantes et la promotion des produits à forte valeur ajoutée. Le soutien aux coopératives et aux groupements de producteurs joue également un rôle clé en leur permettant de mieux négocier leurs produits et d’accéder à de nouveaux marchés. La collaboration avec des organisations internationales comme la FAO, et des entités comme le Ministère de l’Agriculture, lorsqu’il s’agit de partager des expertises et des bonnes pratiques agricoles, est fondamentale pour relever les défis communs.
La pêche maritime et l’exploitation forestière, bien que secondaires par rapport à l’agriculture en termes de création d’emplois directs selon ces statistiques, contribuent également de manière significative à l’économie locale et à la diversification des sources de revenus dans les zones côtières et rurales. La gestion durable de ces ressources est essentielle pour garantir leur pérennité et les bénéfices qu’elles apportent à l’emploi.
FAQ sur la baisse du chômage dans le secteur agricole marocain
Pourquoi le secteur agricole marocain est-il un créateur d’emplois important ?
Le secteur agricole marocain est un pourvoyeur d’emplois majeur en raison de sa nature intensive en main-d’œuvre, de la diversité de ses productions (cultures, élevage, pêche, foresterie) et des investissements continus réalisés dans sa modernisation et son développement, comme l’illustre le Plan Maroc Vert. Il permet d’offrir des opportunités dans des zones rurales où d’autres secteurs économiques sont moins présents.
Quels sont les principaux défis qui menacent la création d’emplois dans l’agriculture marocaine ?
Les principaux défis incluent le stress hydrique et la gestion de l’eau, la volatilité des prix des intrants agricoles (engrais, semences), les aléas climatiques, la fluctuation des prix de vente des produits sur les marchés nationaux et internationaux, et la nécessité d’une adaptation constante aux normes de qualité et de sécurité sanitaire.
Comment la hausse des coûts de production affecte-t-elle le secteur agricole et l’emploi ?
Une hausse des coûts de production (intrants, énergie, main-d’œuvre) sans une augmentation proportionnelle des prix de vente entraîne une érosion des marges bénéficiaires pour les agriculteurs. Cela peut les amener à réduire leurs investissements, à diminuer leurs surfaces cultivées ou à automatiser certaines tâches, ce qui peut potentiellement entraîner une stagnation, voire une baisse, de la création d’emplois.
Quel est le rôle des politiques publiques dans la lutte contre le chômage agricole ?
Les politiques publiques jouent un rôle crucial en soutenant les agriculteurs par des subventions, en facilitant l’accès au financement, en encourageant l’adoption de technologies innovantes et durables, en promouvant les filières agricoles à forte valeur ajoutée, en développant les infrastructures (irrigation, routes, stockage) et en aidant à la commercialisation des produits. Le Plan Maroc Vert en est un exemple concret.
Pourquoi le taux de chômage est-il plus bas dans les campagnes qu’en ville dans le contexte marocain ?
Traditionnellement, les campagnes sont plus dépendantes de l’agriculture et des activités connexes, qui sont des secteurs à forte densité d’emploi. L’agriculture offre souvent des emplois informels ou saisonniers qui, bien que parfois précaires, contribuent à maintenir un taux de chômage plus bas par rapport aux zones urbaines où la concurrence pour les emplois formels peut être plus intense et où d’autres secteurs peuvent être moins dynamiques ou en mutation.




