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Campagne agricole : Face au retard des pluies, le ministère de l’Agriculture, sous la houlette de son ministre Aziz Akhannouch, a réaffirmé son engagement à travers un plan d’action visant à sécuriser la prochaine campagne agricole. Des mesures concrètes, axées sur la gestion de l’eau d’irrigation et la disponibilité des engrais, sont annoncées pour pallier les éventuelles difficultés. Si les précipitations venaient à faire défaut jusqu’en décembre, le ministre se veut confiant quant à la résilience du secteur, une assurance réitérée lors d’une intervention devant la Chambre des représentants.
Anticiper les défis pour une campagne agricole résiliente
Le ministère a mis en place une stratégie proactive pour accompagner les agriculteurs face aux aléas climatiques. Un investissement d’un milliard de dirhams est spécifiquement alloué au développement des équipements hydriques, essentiels pour une gestion optimisée des ressources en eau. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de soutenir l’ensemble de la filière agricole, dont la santé est vitale pour l’économie nationale. Le retard des pluies, bien que préoccupant, n’est pas une fatalité si des mesures d’adaptation sont rapidement déployées. La planification et l’anticipation sont les maîtres-mots pour préserver le potentiel de production et la stabilité des revenus des exploitants. L’importance de la campagne agricole ne saurait être sous-estimée, car elle constitue le socle de la sécurité alimentaire et un moteur d’emploi significatif.
Les mesures annoncées par le ministère couvrent un large spectre d’actions destinées à renforcer la viabilité de la campagne agricole :
- Le financement de projets agricoles innovants et durables.
- La subvention des engrais, afin de maîtriser les coûts de production pour les agriculteurs.
- La promotion de l’économie d’eau d’irrigation, par l’adoption de techniques plus efficientes.
- La garantie d’un approvisionnement régulier et suffisant en intrants agricoles essentiels.
- La poursuite et le renforcement du programme d’assurance agricole, qui s’étendra cette année à un million d’hectares, offrant une protection contre les risques climatiques et sanitaires.
- La mise en place de mécanismes de financement adaptés aux besoins spécifiques des agriculteurs, facilitant l’accès au crédit et aux investissements nécessaires.
Contexte mondial et pression sur la campagne agricole
La campagne agricole actuelle s’inscrit dans un contexte mondial marqué par des pressions croissantes. Les changements climatiques globaux entraînent une volatilité accrue des conditions météorologiques, rendant les productions agricoles plus fragiles. Les tensions géopolitiques peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales, affectant la disponibilité et le coût des intrants comme les engrais et les semences. Parallèlement, la demande alimentaire mondiale ne cesse d’augmenter, portée par la croissance démographique, ce qui accroît la nécessité de maintenir une production agricole robuste et efficace. Les défis liés à la gestion de l’eau sont exacerbés par une demande concurrente des autres secteurs et par la nécessité de préserver les écosystèmes. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne l’urgence d’adapter les systèmes agricoles pour répondre à ces défis multidimensionnels.
Défis agronomiques et coûts de production
Les défis agronomiques auxquels fait face la campagne agricole sont multiples. Le stress hydrique, directement lié au retard des pluies, impose des contraintes sévères sur le développement des cultures. Les agriculteurs doivent alors recourir à l’irrigation, ce qui augmente les coûts énergétiques et la consommation d’eau. La hausse des prix des engrais, des semences et des autres intrants agricoles représente une charge financière considérable. Cette augmentation des coûts de production crée un décalage entre le “prix de revient” d’une culture et le “prix de vente” potentiel sur les marchés. Si le prix de revient, qui englobe l’ensemble des dépenses engagées par l’agriculteur (semences, engrais, main-d’œuvre, carburant, amortissement du matériel, etc.), est trop élevé, et que le prix de vente ne permet pas de couvrir ces dépenses, la rentabilité de l’exploitation est mise à mal. Les agriculteurs se retrouvent alors dans une situation délicate, où ils peinent à dégager une marge bénéficiaire, menaçant ainsi la pérennité de leurs activités. Ces dynamiques économiques sont au cœur des préoccupations lorsqu’il s’agit d’assurer la stabilité de la production agricole.
Performances passées et perspectives d’avenir pour la campagne agricole
Il est important de rappeler les succès récents qui témoignent de la vitalité du secteur agricole. Durant la saison 2016-2017, la production d’agrumes a atteint un niveau record de 2,4 millions de tonnes, et celle des amandes a dépassé les 106 000 tonnes. La production d’olives de cette même saison était également attendue à un niveau record de 1,5 million de tonnes. Concernant les légumes, la production nationale a atteint 4,6 millions de tonnes pour les produits saisonniers et 2 millions de tonnes pour les primeurs, avec plus de 72 000 tonnes pour les cultures industrielles. Ces chiffres démontrent la capacité du secteur à performer et à innover. La production nationale de sucre a connu une nette amélioration, passant de 6,49 tonnes par hectare en 2008 à 65 tonnes en 2016. Dans le secteur de l’élevage, la production bovine est passée de 8,2 millions de têtes en 2008 à 3,3 millions en 2017 (chiffre semblant indiquer une baisse ou une révision des données), tandis que celle des moutons a progressé de 17 à 19,8 millions de têtes, et celle des chèvres de 5,1 à 5,6 millions de têtes. Ces réalisations passées servent de base pour aborder les défis actuels et futurs de la campagne agricole, en s’appuyant sur l’expérience et les acquis du secteur.
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces défis, les producteurs agricoles explorent diverses alternatives pour optimiser leur production et leur rentabilité. L’adoption de variétés de cultures plus résistantes à la sécheresse et aux maladies est une stratégie clé. L’agroécologie, qui vise à intégrer les principes écologiques dans la conception et la gestion des agroécosystèmes, offre des solutions pour améliorer la résilience des exploitations et réduire leur dépendance aux intrants chimiques. L’investissement dans des technologies d’irrigation de précision, telles que le goutte-à-goutte, permet de réduire la consommation d’eau tout en maintenant un rendement optimal. La diversification des cultures peut également atténuer les risques liés aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés. En outre, la valorisation des produits agricoles par la transformation et la commercialisation directe peut permettre aux producteurs de capter une plus grande part de la valeur ajoutée. La collaboration et le partage de bonnes pratiques au sein des coopératives agricoles, soutenus par des initiatives comme celles de HortiTecNews, sont également essentiels pour la diffusion de l’innovation et le renforcement de la compétitivité.
FAQ sur la crise actuelle de la campagne agricole
Pourquoi le prix de la campagne agricole augmente-t-il ?
L’augmentation des prix dans la campagne agricole est souvent due à une combinaison de facteurs : une demande croissante, des coûts de production plus élevés (engrais, énergie, main-d’œuvre), des conditions climatiques défavorables qui réduisent l’offre, des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, et des politiques agricoles qui influencent la production et les prix.
Quelles sont les principales mesures prises par le ministère de l’Agriculture face au retard des pluies ?
Le ministère se concentre sur des mesures telles que le soutien au financement de projets agricoles, la subvention des engrais, la promotion de l’économie d’eau d’irrigation, la sécurisation de l’approvisionnement en intrants, et le maintien du programme d’assurance agricole.
Comment les agriculteurs peuvent-ils se protéger contre les aléas climatiques ?
Ils peuvent adopter des cultures plus résistantes, diversifier leurs productions, investir dans des techniques d’irrigation économes en eau, pratiquer l’agroécologie et souscrire à des assurances agricoles.
Quel est l’impact du prix des engrais sur la campagne agricole ?
Le prix des engrais est un composant majeur du coût de production. Une hausse significative peut rendre certaines cultures non rentables pour les agriculteurs, réduisant ainsi leur capacité à produire et potentiellement impactant l’offre globale.
Où trouver des informations fiables sur l’agriculture et les campagnes agricoles ?
Pour des informations fiables, il est recommandé de consulter les sites officiels des ministères de l’Agriculture des pays concernés (par exemple, le site du Ministère de l’Agriculture, si l’on se réfère à un contexte tunisien, ou celui du Maroc), ainsi que des organisations internationales comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et des publications spécialisées comme HortiTecNews.




