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barrages remplis : la région Souss-Massa-Drâa fait le point sur ses ressources hydriques. Les retenues de dix barrages clés de cette région stratégique ont atteint un niveau remarquable, s’établissant à 85,5 % de leur capacité globale. Au 24 mars, cela représente un volume d’eau stockée impressionnant de 1264,81 millions de mètres cubes, sur une capacité totale estimée à 1458,54 millions de m3. Ces chiffres, issus d’un rapport de l’Agence du bassin hydraulique de Souss Massa et Drâa (ABHSM), témoignent d’une gestion hydraulique performante et d’un approvisionnement en eau rassurant pour les populations et les activités économiques de la région.
État des lieux des barrages remplis dans le bassin du Souss-Massa
Le bassin du Souss-Massa, véritable poumon économique de la région, bénéficie d’une situation hydrique particulièrement favorable. Le volume d’eau actuellement stocké dans ses barrages s’élève à 599,83 millions de m3, se traduisant par un taux de remplissage global de 82,1 %. Cette performance est le fruit des efforts conjugués de plusieurs infrastructures hydrauliques majeures. Le barrage Youssef Ben Tachefine se distingue par un taux de remplissage de 86,6 %, tandis que le barrage d’Aoulouz atteint un niveau exceptionnel de 98,4 %. D’autres structures comme Moulay Abdellah (84,9 %), Imi El Kheng (89 %) et Ahl Souss (99,1 %) contribuent significativement à ces réserves. Le barrage Mokhtar Soussi affiche quant à lui un remplissage supérieur à sa capacité, atteignant 101,4 %, de même que le barrage Dkhila qui culmine à 110,5 %. Seul le barrage Abdelmoumen affiche un taux de remplissage plus modeste de 62,1 %, mais reste néanmoins un contributeur important à la gestion globale de l’eau.
Les barrages remplis dans le bassin du Drâa : une résilience notable
Le bassin du Drâa, autre pilier de la région, n’est pas en reste. Les réserves d’eau y sont de l’ordre de 646,98 millions de m3, pour un taux de remplissage global de 88,9 %. Cette performance solide est assurée par les barrages Tiouine, qui atteint 75,3 % de sa capacité, et surtout par le barrage Mansour Eddehbi, qui affiche un taux de remplissage impressionnant de 97,8 %. Ces niveaux de remplissage témoignent de la capacité de la région à mobiliser ses ressources hydriques pour répondre aux besoins croissants, tout en faisant face aux défis de plus en plus présents liés au changement climatique. Les barrages remplis dans ces deux bassins majeurs sont cruciaux pour l’agriculture, l’approvisionnement en eau potable et le développement industriel.
Cependant, derrière ces chiffres encourageants concernant les barrages remplis, l’Agence du bassin hydraulique de Souss Massa et Drâa (ABHSM) souligne que la région est confrontée à plusieurs problématiques structurelles. La raréfaction des ressources en eau, exacerbée par les conditions climatiques, reste une préoccupation majeure. La répartition inégale de ces ressources, tant dans l’espace que dans le temps, constitue un défi constant pour une gestion équitable et efficace. De plus, la pollution de certaines sources d’eau et les contraintes liées au développement durable, telles que les risques d’inondations et l’érosion des sols, nécessitent une vigilance constante et des stratégies d’adaptation continues. La gestion de l’eau est un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire mondiale, comme le rappelle régulièrement l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (fao.org).
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces défis, les agriculteurs de la région Souss-Massa-Drâa, qui dépendent fortement des ressources hydriques fournies par les barrages remplis, doivent adopter des stratégies innovantes. La pression sur les ressources en eau impose une réflexion sur l’optimisation des pratiques agricoles. Cela passe par l’adoption de techniques d’irrigation plus efficientes, telles que le goutte-à-goutte, qui permettent de réduire significativement la consommation d’eau par rapport aux méthodes traditionnelles. La sélection de cultures moins gourmandes en eau ou plus résistantes à la sécheresse devient également une priorité. De plus, l’amélioration de la qualité des sols par des apports organiques et la lutte contre l’érosion contribuent à une meilleure rétention de l’humidité. L’investissement dans la recherche et le développement pour obtenir des variétés végétales plus résilientes est essentiel. Les producteurs peuvent également explorer des solutions de désalinisation d’eau de mer pour les zones côtières, bien que ces technologies représentent un coût énergétique et financier non négligeable. Pour plus d’informations sur les politiques agricoles, il est pertinent de consulter le site du Ministère de l’Agriculture du pays concerné, par exemple pour la Tunisie, le Ministère de l’Agriculture.
La gestion des barrages remplis est intrinsèquement liée à l’économie agricole locale. Les coûts de production, notamment en ce qui concerne l’eau et l’énergie nécessaire à son acheminement et à son utilisation, ont un impact direct sur la compétitivité des exploitations. Le dilemme entre le “coût prix” et le “prix de vente” est particulièrement aigu dans le secteur agricole. Si les coûts des intrants, y compris l’eau, augmentent, les producteurs se retrouvent sous pression pour maintenir leurs marges bénéficiaires. Une augmentation des prix de vente des produits agricoles peut entraîner une baisse de la demande des consommateurs, surtout si les prix augmentent au-delà de leur pouvoir d’achat. Cette situation peut s’aggraver en cas de phénomènes climatiques extrêmes affectant la production. Les barrages remplis sont donc un facteur clé pour maîtriser ces coûts et assurer une certaine stabilité des prix. Sur HortiTecNews, vous trouverez des analyses approfondies sur ces dynamiques économiques.
FAQ sur la crise actuelle des barrages remplis
Pourquoi le prix de la barrages remplis augmente-t-il ?
L’augmentation du prix de l’eau, et par extension le coût lié aux barrages remplis, peut être attribuée à plusieurs facteurs. La raréfaction globale des ressources hydriques due au changement climatique et à l’augmentation de la demande est un facteur majeur. Les coûts d’entretien et de gestion des infrastructures hydrauliques, y compris les barrages, sont également significatifs. De plus, l’énergie nécessaire pour pomper et distribuer l’eau représente un poste de dépense non négligeable. Enfin, la mise en place de réglementations plus strictes en matière de qualité de l’eau ou de tarification peut influencer les prix.
Quels sont les impacts d’un faible taux de remplissage des barrages ?
Un faible taux de remplissage des barrages peut avoir des conséquences désastreuses. Sur le plan agricole, cela peut entraîner des restrictions d’irrigation, une diminution des rendements et, dans les cas extrêmes, la perte des récoltes. Pour les populations, cela peut signifier des pénuries d’eau potable et des mesures de rationnement. Sur le plan économique, cela affecte l’ensemble de la chaîne de valeur agricole et peut entraîner une hausse des prix des produits alimentaires. Les barrages remplis à un niveau optimal sont donc essentiels pour la sécurité hydrique et alimentaire d’une région.
Quelles mesures peuvent être prises pour améliorer la gestion des barrages remplis ?
L’amélioration de la gestion des barrages remplis passe par une combinaison de mesures. Cela inclut l’investissement dans des infrastructures de stockage plus efficaces, la promotion de la conservation de l’eau au niveau individuel et collectif, l’optimisation des techniques d’irrigation, la lutte contre la pollution des sources d’eau et une planification territoriale intégrant la gestion des risques liés à l’eau. La sensibilisation du public aux enjeux de la ressource en eau est également fondamentale. Une gestion intégrée des bassins versants, qui prend en compte tous les acteurs et tous les usages de l’eau, est la clé d’une gestion durable des barrages remplis.




