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myrtilles : La campagne argentine de myrtilles se termine sur une note amère, marquée par un net recul des exportations. Les prévisions annoncent un volume d’environ 14 000 tonnes, soit une baisse significative de 16% par rapport aux 16 232 tonnes produites lors de la saison précédente. Cette dernière expédition, partie de Tucumán le 22 novembre dernier, transportait 70 tonnes de ce fruit prisé vers le marché américain, symbolisant la fin d’une saison compromise par des facteurs climatiques défavorables. L’impact du phénomène El Niño, caractérisé par un printemps froid et humide, est pointé du doigt par le Comité Argentin de Myrtilles (ABC) comme le principal responsable de cette contre-performance. Les marchés clés, à savoir les États-Unis, l’Europe et le Canada, ont vu leurs approvisionnements diminuer, reflétant les difficultés rencontrées par les producteurs argentins. Face à ces défis, le secteur s’active pour diversifier ses débouchés et explorer de nouveaux horizons, notamment la Chine, avec des négociations avancées pour l’établissement d’un protocole d’importation. Un accord de coopération récent entre l’Institut National de Technologie pour l’Agriculture et la Pêche (INTA) argentin et l’Académie des Sciences du Shandong en Chine témoigne de cette volonté d’élargir les partenariats et de renforcer la recherche et les échanges commerciaux dans le domaine agricole.
Impact d’El Niño sur les récoltes de myrtilles
Le phénomène El Niño a jeté une ombre sur la campagne de production de myrtilles en Argentine, entraînant une diminution notable des exportations. Le printemps argentin, d’ordinaire propice au développement de ces petits fruits, a été perturbé par des conditions météorologiques anormalement froides et humides. Ces conditions ont eu des répercussions directes sur la floraison, la fructification et la qualité des myrtilles, limitant le rendement et la taille des fruits. La baisse de 16% des exportations, soit environ 2 232 tonnes en moins par rapport à l’année précédente, est une illustration concrète de la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques. Le marché américain, principal débouché pour les myrtilles argentines, a importé 9 200 tonnes cette saison, tandis que l’Europe en a reçu 4 100 tonnes et le Canada 500 tonnes. Ces chiffres traduisent une contraction générale de l’offre argentine sur la scène internationale, obligeant les producteurs à revoir leurs stratégies de commercialisation et leurs prévisions de revenus.
Pressions mondiales sur le marché des myrtilles
Le marché mondial des myrtilles est soumis à une pression croissante, exacerbée par les changements climatiques et la demande internationale en constante évolution. Les producteurs du monde entier, qu’ils soient en Argentine, au Pérou, au Chili ou en Amérique du Nord, font face à des défis similaires liés à la production et à la commercialisation. La saisonnalité des récoltes, les coûts de production élevés (main-d’œuvre, intrants, logistique) et la concurrence accrue entre les pays producteurs rendent le marché particulièrement volatil. La recherche de nouveaux marchés et la diversification des cultures deviennent donc des impératifs pour assurer la pérennité du secteur. La signature d’accords de coopération internationaux, comme celui entre l’Argentine et la Chine, est une démarche stratégique pour ouvrir de nouvelles perspectives et réduire la dépendance vis-à-vis des marchés traditionnels. Cette collaboration pourrait permettre un transfert de technologies, une optimisation des pratiques agricoles et une meilleure compréhension des exigences des consommateurs chinois, contribuant ainsi à l’expansion future du marché des myrtilles.
Défis agronomiques et coûts de production
Au-delà des aléas climatiques directs, la production de myrtilles est confrontée à des défis agronomiques complexes. L’irrigation, par exemple, est cruciale pour obtenir des fruits de qualité, mais la gestion de l’eau, surtout dans un contexte de changement climatique, représente un enjeu majeur. Les coûts liés à la protection des cultures contre les maladies et les ravageurs, ainsi que l’utilisation d’intrants tels que les engrais et les produits phytosanitaires, pèsent lourdement sur les marges des producteurs. Ces coûts sont d’autant plus sensibles lorsque les rendements sont affectés par des conditions météorologiques défavorables, comme ce fut le cas cette saison. La recherche et le développement de variétés plus résistantes aux maladies et aux conditions environnementales extrêmes, ainsi que l’adoption de pratiques agricoles durables et économes en ressources, sont essentiels pour améliorer la résilience et la rentabilité de la filière.
Dynamique des prix : Coût de revient versus Prix de vente
La rentabilité de la production de myrtilles repose sur un équilibre délicat entre le coût de revient et le prix de vente. Le coût de revient englobe toutes les dépenses engagées pour produire les fruits : achat des plants, préparation des sols, irrigation, fertilisation, protection phytosanitaire, main-d’œuvre pour la culture et la récolte, emballage, transport et frais administratifs. La récolte des myrtilles, notamment, nécessite une main-d’œuvre qualifiée et disponible, dont le coût représente une part significative du budget. Les fluctuations des prix des intrants (engrais, carburant, emballages) peuvent également impacter le coût de revient. D’un autre côté, le prix de vente est déterminé par l’offre et la demande sur les marchés nationaux et internationaux. Lorsque l’offre est abondante, les prix tendent à baisser, tandis qu’une offre limitée, due à des conditions climatiques difficiles ou à une baisse de production, peut permettre de maintenir, voire d’augmenter les prix. Cependant, une augmentation des prix n’est pas toujours suffisante pour compenser une forte baisse des volumes produits. La marge bénéficiaire se situe dans la différence entre le prix de vente et le coût de revient. Si le coût de revient est supérieur au prix de vente, la production devient non rentable. Le défi pour les producteurs est donc de maîtriser leurs coûts tout en étant compétitifs sur le marché, et de trouver des stratégies pour sécuriser des prix de vente qui garantissent leur viabilité économique. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) joue un rôle important en fournissant des données et des analyses sur les marchés agricoles mondiaux, aidant ainsi les producteurs à mieux appréhender ces dynamiques. Pour des informations complémentaires sur les marchés agricoles internationaux, consultez le site de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux difficultés rencontrées avec la culture des myrtilles, les producteurs argentins explorent diverses stratégies pour diversifier leurs activités et minimiser les risques. L’une des pistes consiste à cultiver d’autres variétés de baies, potentiellement moins sensibles aux conditions climatiques ou bénéficiant d’une demande plus stable. La diversification peut également passer par l’intégration verticale, en développant des activités de transformation des fruits (confitures, jus, surgelés) pour ajouter de la valeur et accéder à de nouveaux marchés. La recherche de nouveaux marchés d’exportation, comme évoqué avec la Chine, est également une stratégie clé. Par ailleurs, l’adoption de technologies agricoles innovantes, telles que l’agriculture de précision, l’utilisation de serres ou de tunnels de protection, peut aider à mieux contrôler l’environnement de culture et à atténuer l’impact des aléas climatiques. L’accompagnement par des organismes de recherche et de développement, tels que l’Institut National de Technologie pour l’Agriculture et la Pêche (INTA), est fondamental pour aider les producteurs à adapter leurs pratiques et à investir dans des solutions durables. Le site HortiTecNews propose régulièrement des informations sur les innovations et les bonnes pratiques dans le secteur horticole.
FAQ sur la crise actuelle des myrtilles
Pourquoi le prix de la myrtille a-t-il augmenté ?
Le prix de la myrtille peut augmenter pour plusieurs raisons : une baisse de la production due à des conditions climatiques défavorables (comme El Niño), une augmentation des coûts de production (intrants, main-d’œuvre), une demande accrue sur les marchés internationaux, ou encore des difficultés logistiques qui limitent l’offre disponible. Dans le cas de la campagne argentine, la diminution de la production a eu un impact direct sur la disponibilité des fruits, ce qui tend à faire monter les prix pour les consommateurs si l’offre ne parvient pas à satisfaire la demande.
Quelles sont les conséquences d’El Niño sur l’agriculture ?
El Niño est un phénomène climatique naturel qui provoque des perturbations importantes dans les régimes météorologiques à l’échelle mondiale. Ses conséquences sur l’agriculture sont multiples : il peut entraîner des sécheresses dans certaines régions, des inondations dans d’autres, des températures plus élevées ou plus basses que la normale, et des changements dans les régimes de précipitations. Ces variations climatiques affectent directement les cultures, les rendements, la qualité des produits agricoles et peuvent favoriser l’apparition de maladies et de ravageurs. Pour les cultures sensibles comme les myrtilles, l’impact peut être particulièrement dévastateur.
Quels sont les principaux marchés d’exportation pour les myrtilles argentines ?
Historiquement, les principaux marchés d’exportation pour les myrtilles argentines sont les États-Unis, l’Europe et le Canada. La campagne actuelle a vu ces marchés recevoir des volumes réduits par rapport aux années précédentes, illustrant la baisse globale de la production argentine. L’Argentine cherche activement à diversifier ses débouchés, avec des négociations en cours pour accéder au marché chinois.




