
Le Maroc et l’Italie conviennent de renforcer leur coopération en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire
23 October 2014
230.000 ha de terres agricoles seront équipées en micro-irrigation
23 October 2014
L’agriculture tunisienne, pilier économique et socle de la sécurité alimentaire nationale, se trouve à un carrefour critique face aux défis croissants posés par le changement climatique. Pour anticiper et atténuer ces impacts, un projet d’envergure a été lancé, marquant une étape significative dans la stratégie d’adaptation du secteur.
Tunisie : Lancement du projet d’adaptation de l’agriculture au changement climatique (ACCAGRIMAG)
Un atelier de lancement de la composante tunisienne du projet d’adaptation de l’agriculture au changement climatique au Maghreb (ACCAGRIMAG) a été organisé dernièrement à Tunis. Cet événement marque le début officiel d’une initiative visant à renforcer la résilience du secteur agricole tunisien face aux aléas climatiques, un enjeu d’autant plus crucial dans le contexte actuel de désertification croissante et de variabilité pluviométrique accrue.
Ce projet, qui bénéficie d’un soutien financier substantiel du Fonds Français de l’Environnement Mondial (FFEM) à travers un don de 415 000 euros, est une collaboration stratégique impliquant des acteurs clés du paysage agricole tunisien. La mise en œuvre est assurée conjointement par le Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, l’Institut National des Grandes Cultures (
Au cœur de cette démarche, une mesure pilote d’une importance capitale est envisagée : la mise en opérationnalisation d’un fonds de garantie contre la sécheresse. Cet outil financier innovant est conçu pour couvrir le plus grand nombre possible d’agriculteurs, particulièrement ceux évoluant dans les zones de production céréalière, qui sont les plus exposées aux déficits pluviométriques. L’implémentation réussie de ce fonds de garantie devrait permettre une amélioration substantielle de la sécurisation des revenus des agriculteurs. En offrant une protection contre le risque de sécheresse, il leur donnera la marge de manœuvre nécessaire pour maintenir leurs activités de production, investir sereinement à long terme et ainsi assurer la pérennité de leurs exploitations.
L’atelier de lancement a joué un rôle essentiel dans la diffusion de l’information et la mobilisation des parties prenantes. Il a permis d’éclairer les différents acteurs concernés par le projet sur ses enjeux, ses objectifs et ses mécanismes. Une sensibilisation accrue a été menée quant à l’importance de cette initiative pour l’avenir de l’agriculture en Tunisie. De plus, cet événement a offert une plateforme d’échange et de discussion, encourageant les participants à envisager le type d’appui technique qu’ils pourraient apporter pour garantir le bon fonctionnement et l’efficacité de cet outil. Ce dernier est appelé à devenir un levier majeur dans la lutte contre les effets du changement climatique sur le secteur agricole.
L’agriculture tunisienne fait face à des défis structurels exacerbés par les mutations climatiques. Les sécheresses récurrentes, l’élévation des températures, la salinisation des sols et la raréfaction des ressources en eau ont un impact direct sur les rendements, la qualité des productions et la viabilité économique des exploitations. La dépendance historique de nombreuses régions aux pluies pour les cultures de céréales rend le secteur particulièrement vulnérable. Cette situation affecte non seulement le revenu des agriculteurs, mais aussi la disponibilité des produits agricoles sur le marché intérieur et les capacités d’exportation, deux aspects cruciaux pour l’économie nationale. Pour plus d’informations sur les enjeux de la sécurité alimentaire et les politiques agricoles, consulter les ressources de la FAO ou de l’ONSSA.
Le projet ACCAGRIMAG s’inscrit dans une vision prospective visant à transformer ces défis en opportunités. Au-delà de la gestion des risques, il est essentiel d’intégrer des pratiques agricoles plus résilientes et durables. Cela passe par la promotion de cultures moins gourmandes en eau, le développement de techniques d’irrigation efficientes, l’amélioration de la gestion des sols pour lutter contre l’érosion et la dégradation, ainsi que par l’adoption de nouvelles variétés de cultures plus résistantes aux conditions climatiques extrêmes. Le partage des connaissances et des bonnes pratiques entre agriculteurs, chercheurs et professionnels du secteur est fondamental. Pour approfondir les aspects techniques et innovants de l’agriculture moderne, une plateforme comme HortiTecNews propose des éclairages pertinents.
La réussite de ce projet d’adaptation au changement climatique repose sur une approche collaborative et l’implication de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur agricole. Les institutions gouvernementales, les centres de recherche, les organisations professionnelles agricoles, le secteur privé et les agriculteurs eux-mêmes doivent travailler de concert. Le soutien du FFEM est un signal fort de la reconnaissance internationale des efforts de la Tunisie en matière de transition écologique et de développement agricole durable. Le Ministère de l’Agriculture tunisien, par son engagement, confirme sa volonté de moderniser et de sécuriser un secteur stratégique pour le pays. Plus d’informations sur les politiques agricoles tunisiennes sont disponibles sur le site du Ministère de l’Agriculture.
En conclusion, le lancement du projet ACCAGRIMAG est une initiative prometteuse pour l’agriculture tunisienne. En dotant les agriculteurs d’outils de gestion des risques et en encourageant l’adoption de pratiques résilientes, il contribue à bâtir un secteur agricole plus fort, plus durable et mieux préparé aux défis climatiques futurs. La synergie entre les partenaires nationaux et internationaux sera déterminante pour atteindre ces objectifs ambitieux et assurer la prospérité continue de l’agriculture en Tunisie.




