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agriculture biologique : le royaume saoudien se tourne vers un avenir plus vert et durable.
Le vice-ministre de l’agriculture de l’Arabie Saoudite a récemment affirmé le soutien gouvernemental inconditionnel au développement de l’agriculture biologique dans le royaume. Cette annonce, faite lors de la semaine du festival d’Agriculture à Riyad, augure une période de croissance soutenue pour ce secteur prometteur, bénéficiant de l’impulsion donnée par le ministère et de l’engagement du secteur privé.
L’essor de l’agriculture biologique en Arabie Saoudite
Selon Khlaid Al-Fuhaid, l’heure est à une véritable transformation pour l’agriculture biologique en Arabie Saoudite. Ce dynamisme s’explique par un cadre de soutien gouvernemental renforcé et une volonté accrue des acteurs privés d’investir dans des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement et de la santé. Une étude récente révèle que les fermes certifiées biologiques devraient représenter environ 5% de la superficie agricole totale du royaume d’ici 2017. Actuellement, le pays recense déjà plus de 130 exploitations dédiées à l’agriculture biologique, s’étendant sur une surface d’environ 35 000 hectares. Cette expansion témoigne d’une prise de conscience croissante quant aux bénéfices d’une agriculture plus durable, tant sur le plan écologique qu’économique.
Le contexte mondial actuel met d’ailleurs une pression considérable sur les modèles agricoles traditionnels. Les inquiétudes grandissantes concernant le changement climatique, la dégradation des sols, la perte de biodiversité et l’impact des pesticides sur la santé humaine poussent de plus en plus de consommateurs et de gouvernements à privilégier les produits issus de l’agriculture biologique. Les certifications bio, bien que parfois perçues comme coûteuses, deviennent un gage de qualité et de confiance pour les consommateurs avertis. L’Arabie Saoudite, en se positionnant favorablement sur ce marché en pleine expansion, cherche à diversifier son économie et à assurer une meilleure sécurité alimentaire à long terme.
Défis agronomiques et gestion des ressources
Parallèlement à cette orientation vers le bio, le vice-ministre a souligné la nécessité impérieuse de réévaluer la production des cultures fortement consommatrices d’eau, telles que le blé, le soja et le fourrage. Face à la raréfaction des ressources hydriques, une réorientation stratégique s’impose pour limiter l’impact de ces cultures sur les réserves d’eau du royaume. Cette problématique est d’autant plus critique pour l’agriculture biologique, qui, bien que privilégiant des pratiques économes en eau, peut également être confrontée à des défis d’irrigation dans des contextes arides. Les défis agronomiques pour l’agriculture biologique dans des régions comme l’Arabie Saoudite sont multiples : gestion de la sécheresse, adaptation des cultures aux sols souvent pauvres, lutte contre les ravageurs et maladies sans recours aux pesticides de synthèse, et optimisation de l’utilisation des nutriments. L’innovation en matière de techniques d’irrigation, de sélection variétale et de gestion de la fertilité des sols est donc essentielle.
L’événement, organisé dans un hypermarché Lulu, a mis en lumière une offre diversifiée d’environ 100 variétés de fruits et légumes, dont une majorité issue de productions locales (Al-Qassim, Al-Hasa, Jizan, Qatif, Al-Kharj), souvent proposées à des prix promotionnels durant la semaine de l’événement. Cela démontre une volonté de rendre les produits bio plus accessibles au consommateur saoudien, tout en soutenant les producteurs locaux. La collaboration entre les distributeurs et les producteurs est une pierre angulaire du succès de l’agriculture biologique.
Le dynamisme du marché : Prix et perspectives
Le dynamisme du secteur de l’agriculture biologique ne se limite pas à la production, il concerne également les aspects économiques et commerciaux. La relation entre le coût de production et le prix de vente est un facteur déterminant pour la viabilité des exploitations bio. Les coûts de production dans l’agriculture biologique peuvent être supérieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle en raison de plusieurs facteurs : l’absence d’intrants chimiques de synthèse, l’utilisation de techniques culturales plus exigeantes en main-d’œuvre, les coûts liés à la certification, et parfois des rendements plus faibles à l’hectare, surtout lors de la conversion des terres. Ces coûts supérieurs se répercutent naturellement sur le prix de vente au consommateur. Cependant, la valeur ajoutée perçue par le consommateur pour des produits plus sains et plus respectueux de l’environnement justifie souvent cette différence de prix.
De plus, le soutien gouvernemental, comme celui annoncé en Arabie Saoudite, joue un rôle crucial dans la réduction des disparités de prix et l’encouragement des producteurs à adopter des pratiques biologiques. Des subventions, des aides à la conversion, des programmes de formation et de recherche, ainsi que des campagnes de sensibilisation auprès du public, contribuent à équilibrer les forces du marché. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) promeut activement des systèmes agroalimentaires durables, y compris le développement de l’agriculture biologique, à travers des politiques et des programmes d’accompagnement internationaux. Les initiatives visant à réduire le gaspillage alimentaire et à favoriser les circuits courts renforcent également la compétitivité des produits bio.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis de l’eau et aux pressions économiques, les producteurs saoudiens, qu’ils soient en agriculture conventionnelle ou biologique, explorent de nouvelles voies. L’optimisation de l’irrigation, le recours à des variétés moins gourmandes en eau, la diversification des cultures, et l’adoption de technologies agricoles intelligentes (agriculture de précision, drones, capteurs) sont autant de solutions pour améliorer l’efficience et la résilience des exploitations. Pour les producteurs souhaitant s’orienter vers l’agriculture biologique, des accompagnements spécifiques sont nécessaires. Le HortiTecNews, par exemple, est une source d’information précieuse sur les innovations et les bonnes pratiques dans le domaine de l’horticulture et de l’agriculture durable. L’Arabie Saoudite, à l’instar d’autres pays, dispose d’un Ministère de l’Agriculture (par exemple, le Ministère de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources Hydrauliques dans d’autres contextes régionaux) qui peut fournir des informations et des orientations stratégiques pour soutenir la transition vers des pratiques plus durables.
FAQ sur l’agriculture biologique
Pourquoi le prix de l’agriculture biologique est-il plus élevé ?
Le prix plus élevé de l’agriculture biologique est principalement dû à des coûts de production supérieurs. Cela inclut l’absence d’engrais et pesticides chimiques de synthèse, qui sont moins chers et plus efficaces pour augmenter les rendements à court terme. Les méthodes biologiques nécessitent souvent plus de main-d’œuvre pour la gestion des mauvaises herbes et des parasites, et les processus de certification ont également un coût. De plus, les rendements peuvent être légèrement inférieurs, surtout pendant la phase de conversion.
Quels sont les bénéfices de l’agriculture biologique pour l’environnement ?
L’agriculture biologique contribue à la préservation de l’environnement de plusieurs manières : elle protège la qualité des sols et de l’eau en interdisant les produits chimiques nocifs, elle favorise la biodiversité en créant des habitats pour les insectes pollinisateurs et autres animaux, elle réduit l’empreinte carbone grâce à des pratiques qui séquestrent le carbone dans les sols, et elle limite la pollution générée par la production et le transport des intrants agricoles.
L’agriculture biologique est-elle adaptée aux régions arides comme l’Arabie Saoudite ?
L’agriculture biologique peut être adaptée aux régions arides, mais elle présente des défis spécifiques, notamment en matière de gestion de l’eau. Cependant, les principes de l’agriculture biologique encouragent l’utilisation efficiente de l’eau grâce à des techniques comme le paillage, le compostage et la sélection de cultures résistantes à la sécheresse. L’innovation technologique, comme l’irrigation goutte à goutte, joue également un rôle crucial. Le soutien gouvernemental à l’adoption de ces technologies et pratiques est essentiel pour le succès de l’agriculture biologique dans ces régions.




