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Les tensions autour des tomates marocaines continuent d’alimenter le débat au sein de la filière européenne, notamment en France, où une partie des producteurs intensifie ses actions contre les importations en provenance du Maroc.
Une pression croissante des producteurs français
Depuis plusieurs mois, des organisations agricoles françaises, notamment dans le sud du pays, multiplient les initiatives pour dénoncer la concurrence des tomates marocaines. Des actions de sensibilisation, voire des opérations coup de poing en grande distribution, ont été menées pour alerter sur l’impact des importations sur la production locale.
Les producteurs français estiment que cette concurrence est difficilement soutenable, en particulier sur des segments à forte valeur comme la tomate cerise, très présente dans les rayons français.
Une compétitivité marocaine structurante
Face à ces critiques, la tomate marocaine continue de s’imposer sur le marché européen grâce à plusieurs facteurs clés :
- une disponibilité régulière tout au long de l’année,
- un positionnement prix compétitif,
- une logistique performante vers l’Europe,
- et une adaptation variétale aux attentes du marché.
Le Maroc s’est ainsi consolidé comme l’un des principaux fournisseurs de tomates de l’Union européenne, avec une demande soutenue, notamment en France.
Un débat récurrent sur la “concurrence déloyale”
Les critiques françaises portent principalement sur :
- les écarts de coûts de production (notamment la main-d’œuvre),
- les conditions sociales et environnementales,
- et l’application des accords commerciaux UE–Maroc.
Certains acteurs dénoncent une concurrence jugée “déloyale”, alimentée par des coûts nettement inférieurs, tandis que d’autres rappellent que les produits marocains respectent les normes européennes et font l’objet de contrôles rigoureux avant leur mise sur le marché.
Vers une coordination plutôt qu’une confrontation ?
Malgré ces tensions, des initiatives de dialogue émergent entre les organisations professionnelles des deux pays. L’objectif est de mieux coordonner les flux et de limiter les déséquilibres sur le marché, dans un contexte où la tomate reste un produit stratégique pour les deux filières.




