
Maroc : un fournisseur clé du marché espagnol du concombre
10 April 2026
Export myrtille : pourquoi la qualité prime désormais sur le volume
10 April 2026
Le marché mondial de la fraise traverse une phase d’ajustement marquée par une baisse des surfaces dans certaines régions, une pression accrue sur les prix et des conditions climatiques de plus en plus contraignantes.
Contrairement à d’autres fruits rouges, la croissance ne repose pas uniquement sur la demande, mais sur la capacité des producteurs à maintenir leur rentabilité.
Recul des surfaces dans certaines zones
Dans plusieurs pays producteurs, on observe une réduction des surfaces cultivées, liée à une rentabilité en baisse et à une concurrence accrue.
Au Maroc, la tendance est nette : les superficies sont passées d’environ 3 700 hectares en 2022 à 2 300 hectares en 2025.
Cette évolution s’explique principalement par :
- une pression sur les prix à l’export,
- une concurrence plus compétitive (notamment Égypte),
- et un basculement vers des cultures plus rentables comme la myrtille ou l’avocat.
Un marché très dépendant des conditions climatiques
La production de fraises reste fortement exposée aux aléas climatiques.
Dans plusieurs régions européennes, les épisodes de chaleur et la pression parasitaire ont impacté les rendements et la qualité, entraînant une baisse de production et une tension sur l’offre.
Aux États-Unis et au Mexique, les conditions météorologiques (pluie, baisse de luminosité) influencent directement la qualité des fruits et le rythme de récolte.
Résultat : un marché très volatil, avec des variations rapides entre surplus et manque d’offre.
Une pression concurrentielle de plus en plus forte
Le marché mondial de la fraise devient de plus en plus compétitif.
Certains pays gagnent en importance grâce à :
- des coûts de production plus faibles,
- une capacité à produire en contre-saison,
- et une amélioration progressive de la qualité.
C’est notamment le cas de l’Égypte, qui renforce sa présence sur les marchés européens et du Moyen-Orient.
Une croissance tirée par la demande… mais sous contrainte
À l’échelle mondiale, la demande reste solide, avec une croissance estimée autour de 5 % par an sur le long terme.
Cependant, cette croissance ne se traduit pas automatiquement par une amélioration des marges pour les producteurs.
Les contraintes principales restent :
- la hausse des coûts de production,
- la sensibilité du produit (périssabilité élevée),
- et la pression constante sur les prix de vente.




