Le marché des pesticides va croitre de 16 pour cent en trois ans

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La demande croissante de nourriture d’une population mondiale en pleine expansion accélère le développement du marché des pesticides en Amérique du Nord et en Europe occidentale. 

Le secteur connaît une phase de transition et passe à un secteur  chimique plus développé et plus coûteux qui offre de meilleures solutions pour la résistance aux ravageurs et plus de revenus pour les entreprises productrices des produits phytosanitaires.

Une nouvelle analyse du marché des pesticides en Amérique du Nord et en Europe occidentale, faite par Frost & Sullivan (cabinet de conseil en stratégie), estime que le marché a généré plus de  24,75 milliards de dollars en 2014 et que cette valeur va atteindre 28,76 milliards d’euros en 2018. L’étude porte sur les produits chimiques de protection des cultures (herbicides, insecticides et fongicides) ainsi que les bio-pesticides.

« Les grandes enseignes de production des produits de protection des cultures investissent agressivement dans la R & D, les nouvelles matières actives qui ont de meilleures performances et des applications plus étendues sont régulièrement pompées dans le marché des pesticides en Amérique du Nord et en Europe occidentale, augmentant ainsi les prix moyens et les revenues des entreprises », a déclaré Frost & Sullivan dans un communiqué. « La grande conscience des risques sur l’environnement et la nécessité de contourner les problèmes de résistance aux pesticides ont particulièrement accéléré le développement des bio-pesticides. »

En outre, l’impact de la maîtrise des maladies fongiques sur la qualité et le rendement des produits accélère l’adoption des fongicides. Cependant, l’utilisation continue de ces pesticides chimiques soulève des préoccupations environnementales et de santé. Les autorités de réglementation sont de plus en plus exigeantes de point de vue  toxicité, risque sur l’environnement, activité cancérigène, et sur les effets néfastes sur d’autres espèces biologiques telles que les insectes et les organismes aquatiques.

Les consommateurs sont également de plus en plus conscients de la présence des résidus de pesticides dans les produits alimentaires, en particulier dans les fruits et légumes frais. Les supermarchés sont à la recherchent des fruits et légumes sans résidus ce qui pousse les agriculteurs à réduire l’utilisation des pesticides sur leurs cultures pour répondre à la demande du marché.

Selon le communiqué, il y’a un grand effort qui se déploie pour sensibiliser les producteurs et l’opinion publique aux avantages de la lutte biologique à savoir la sécurité des aliments, la protection de l’environnement et la gestion de la résistance. Les pays doivent adapter les techniques de production de la lutte biologique en fonction des conditions climatiques et des spécificités de chaque pays.

Source : agprofessional.com

 

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