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accord UE-Mercosur : Une bouffée d’oxygène pour le secteur de la myrtille argentine.
Le récent accord conclu entre l’Union Européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) suscite un engouement certain, particulièrement au sein du secteur de la myrtille en Argentine. Cet accord, dont l’objectif principal est l’élimination progressive des droits de douane entre les deux blocs économiques, représente une évolution majeure pour les exportateurs argentins qui voient ainsi une perspective d’amélioration significative de leur compétitivité sur le marché européen. Actuellement, les myrtilles argentines sont soumises à des droits de douane fluctuant entre 3% et 9% selon la destination européenne. L’entrée en vigueur de l’accord UE-Mercosur devrait permettre une réduction drastique, voire une suppression totale de ces taxes pour la majorité des pays membres de l’UE, ouvrant ainsi de nouvelles portes et renforçant la position de l’Argentine en tant que fournisseur clé.
L’impact de l’accord UE-Mercosur sur la compétitivité des exportations de myrtilles
L’optimisme qui règne dans le secteur de la myrtille argentine est largement justifié par les retombées potentielles de cet accord historique. L’Argentine, consciente des enjeux économiques mondiaux et de la pression concurrentielle croissante, voit dans cet accord une opportunité stratégique pour consolider et développer sa production nationale. Les investissements dans les infrastructures, la recherche agronomique et les techniques de culture sont déjà conséquents, et la perspective d’un accès facilité au marché européen vient valider ces efforts. L’accord UE-Mercosur n’est pas seulement une affaire de tarifs douaniers ; il s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération économique et commerciale, visant à dynamiser les échanges et à créer un environnement plus favorable aux entreprises. Les estimations actuelles suggèrent que l’accord pourrait entrer en vigueur dans un délai de deux ans, avec des effets palpables attendus dès la récolte 2021/2022. Cette perspective temporelle permet aux producteurs d’anticiper et d’ajuster leurs stratégies pour maximiser les bénéfices de cette nouvelle donne commerciale. Pour les consommateurs européens, cela pourrait se traduire par une offre plus diversifiée et potentiellement à des prix plus stables, compte tenu de la réduction des coûts logistiques et administratifs liés aux droits de douane. L’accord UE-Mercosur est donc une nouvelle étape dans l’intégration des marchés agricoles mondiaux.
Les défis agronomiques auxquels sont confrontés les producteurs de myrtilles, bien que non explicitement mentionnés dans la source originale, sont omniprésents et leur gestion est cruciale pour la pérennité de ce secteur. La culture de la myrtille, particulièrement sensible, nécessite une gestion rigoureuse de l’eau, surtout dans un contexte de stress hydrique croissant dû aux changements climatiques. Les coûts des intrants, tels que les fertilisants et les produits phytosanitaires, représentent également une part significative du coût de production. L’optimisation de leur utilisation, couplée à des pratiques culturales durables, est essentielle pour maintenir la rentabilité. La recherche agronomique joue un rôle clé dans l’amélioration de la résistance des variétés aux maladies et aux stress environnementaux, ainsi que dans le développement de techniques d’irrigation plus efficaces. L’accord UE-Mercosur, en améliorant la marge de manœuvre économique des producteurs, pourrait leur permettre d’investir davantage dans ces domaines cruciaux, renforçant ainsi la résilience de la filière face aux aléas climatiques et économiques.
Analyse économique : Coût de production versus prix de vente dans le contexte de l’accord UE-Mercosur
La dynamique entre le coût de production et le prix de vente est au cœur de la rentabilité de toute activité agricole, et le secteur de la myrtille ne fait pas exception. Pour les producteurs argentins, le coût de production englobe une multitude de facteurs : l’achat des terres, la préparation du sol, l’irrigation, la fertilisation, la lutte contre les ravageurs et maladies, la main-d’œuvre pour la récolte (qui est souvent la plus coûteuse en raison de la délicatesse du fruit), le conditionnement, le transport jusqu’au port, et enfin les frais liés à l’exportation, incluant les droits de douane et les assurances. Chaque maillon de cette chaîne a un impact direct sur le coût final du produit. Parallèlement, le prix de vente est déterminé par une multitude de facteurs exogènes : l’offre et la demande sur les marchés internationaux, la qualité et la taille des fruits, la saisonnalité, les stratégies de prix des concurrents, et bien sûr, les politiques commerciales comme l’accord UE-Mercosur. L’élimination ou la réduction des droits de douane grâce à cet accord permet de diminuer le coût final pour l’importateur européen, ouvrant la voie à une augmentation du prix de vente pour le producteur argentin ou, à tout le moins, à une amélioration de sa marge bénéficiaire. Si le coût de production reste stable ou augmente modérément, une réduction significative des taxes à l’exportation se traduit directement par une meilleure compétitivité prix pour la myrtille argentine sur le marché européen, lui permettant de rivaliser plus efficacement avec d’autres origines. Cet accord est donc un levier économique majeur pour le secteur.
Deuxième regard sur l’accord UE-Mercosur : Défis et perspectives
Au-delà des avantages immédiats liés à la suppression des droits de douane, l’accord UE-Mercosur soulève également des questions et des défis importants pour l’ensemble de la filière agricole, y compris la myrtille. La nécessité de respecter les normes sanitaires, phytosanitaires et environnementales de l’Union Européenne implique des ajustements, voire des investissements supplémentaires pour les producteurs argentins. La traçabilité des produits, la gestion des résidus de pesticides et les pratiques agricoles durables deviennent des prérequis essentiels pour accéder au marché européen. Cet accord pourrait donc agir comme un catalyseur pour une modernisation et une professionnalisation accrues du secteur. En outre, la concurrence interne au sein du Mercosur pourrait également s’intensifier, obligeant les acteurs à innover et à se différencier. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne l’importance de ces accords dans la promotion du développement agricole durable et de la sécurité alimentaire mondiale, un aspect fondamental à considérer dans le cadre de l’accord UE-Mercosur. Il est également important de noter que des pays comme la Tunisie, bien que n’appartenant pas au Mercosur, sont des acteurs importants sur le marché des fruits et légumes, et leurs stratégies commerciales sont influencées par de tels accords bilatéraux. Le site du Ministère de l’Agriculture de la Tunisie, par exemple, offre des informations sur les politiques agricoles du pays qui peuvent être comparées aux dynamiques créées par cet accord. Le succès de l’accord UE-Mercosur dépendra finalement de la capacité des deux blocs à naviguer ces complexités et à capitaliser sur les synergies créées, au bénéfice de leurs économies et de leurs citoyens.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux fluctuations du marché et aux exigences croissantes, les producteurs de myrtilles, tout comme les acteurs d’autres filières agricoles, cherchent constamment à diversifier leurs débouchés et à optimiser leurs coûts. L’accord UE-Mercosur offre une opportunité significative, mais il est toujours judicieux de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. L’exploration de nouveaux marchés, au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord, peut offrir des perspectives intéressantes. Par exemple, le marché asiatique, avec sa classe moyenne en expansion, représente un potentiel de croissance considérable pour les produits agricoles de qualité. Les plateformes de vente en ligne et la vente directe aux consommateurs, via HortiTecNews par exemple, permettent également de mieux maîtriser la chaîne de valeur et de capter une plus grande part des revenus. L’investissement dans la transformation des fruits (confitures, purées, produits surgelés) peut aussi offrir une valeur ajoutée et une stabilité des revenus, en moins dépendante des fluctuations du marché du fruit frais. Ces stratégies complémentaires permettent de construire une activité plus résiliente et moins vulnérable aux chocs extérieurs, y compris ceux liés à des accords commerciaux majeurs comme l’accord UE-Mercosur.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la myrtille argentine sur le marché européen pourrait-il évoluer suite à l’accord UE-Mercosur ?
L’accord UE-Mercosur vise à réduire voire supprimer les droits de douane sur les importations de produits agricoles. Cette diminution des taxes à l’importation devrait se traduire par une baisse du coût total pour les importateurs européens, ce qui peut potentiellement permettre une augmentation des prix reçus par les producteurs argentins ou une amélioration de leur marge bénéficiaire, tout en maintenant un prix compétitif pour les consommateurs.
Quels sont les principaux enjeux pour l’Argentine suite à cet accord ?
Les principaux enjeux pour l’Argentine incluent l’augmentation de sa compétitivité sur le marché européen, le développement de sa production nationale, la nécessité de se conformer aux normes européennes (sanitaires, environnementales, qualité) et la gestion de la concurrence accrue au sein du Mercosur.
Quand peut-on s’attendre à voir les effets de l’accord UE-Mercosur sur le secteur de la myrtille ?
Selon les estimations, l’accord UE-Mercosur pourrait entrer en vigueur dans un délai d’environ deux ans, avec des effets potentiels sur la récolte 2021/2022. Cependant, les négociations et les processus de ratification peuvent influencer ce calendrier.
Comment l’accord UE-Mercosur s’inscrit-il dans le contexte agricole mondial ?
L’accord UE-Mercosur est un exemple significatif de la tendance à la libéralisation des échanges commerciaux et à l’intégration des marchés agricoles. Il reflète une volonté de dynamiser les relations économiques entre de grands blocs commerciaux et peut influencer les stratégies agricoles et commerciales d’autres pays et régions.




