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Production tomates : La Russie enregistre une augmentation spectaculaire de 48,5% de ses récoltes sous serre, atteignant 335 800 tonnes au 21 novembre 2018. Cette performance remarquable, qui dépasse largement les prévisions initiales, s’inscrit dans un contexte de forte demande mondiale et de pression croissante sur les coûts de production, imposant aux agriculteurs une gestion fine de leurs exploitations pour maintenir leur rentabilité.
Les facteurs clés derrière cette forte production tomates en Russie
Le ministère russe de l’Agriculture a révélé des chiffres impressionnants concernant le rendement brut des cultures de légumes de serre pour l’année 2018. Au 21 novembre, le total s’élevait à 875 700 tonnes, soit une hausse significative de 27,9% par rapport à la même période en 2017. Si les concombres ont vu leur production augmenter de 17,6% pour atteindre 526 400 tonnes, la véritable étoile de cette saison est incontestablement la tomate. L’augmentation de 48,5% de la production tomates, pour un volume de 335 800 tonnes, témoigne d’efforts soutenus et d’une optimisation des techniques culturales. Les autres cultures de serre n’ont pas été en reste, affichant une hausse de 25% pour un tonnage de 13 500 tonnes. Ces résultats promettent une récolte annuelle record, le ministère tablant sur 1 million de tonnes de légumes de serre, une hausse de 12,3% par rapport à l’année précédente. Cette dynamique s’explique par une combinaison de facteurs, incluant potentiellement des investissements dans des infrastructures modernes, l’adoption de variétés plus productives et résistantes, ainsi qu’une amélioration des conditions climatiques sous serre, permettant d’étendre la saison de production.
Pression sur le marché mondial et enjeux de la production tomates
Au-delà des chiffres russes, l’augmentation de la production tomates s’inscrit dans une tendance mondiale où la demande pour ce légume polyvalent ne cesse de croître. Que ce soit pour la consommation fraîche, la transformation en sauces, conserves ou jus, la tomate est un pilier de l’alimentation humaine. Cependant, cette dynamique de marché est loin d’être simple pour les producteurs. Ils sont confrontés à une pression constante liée à l’augmentation des coûts des intrants : engrais, énergie pour le chauffage et l’éclairage des serres, main-d’œuvre, sans oublier le coût des semences et des plants. Dans ce contexte, l’optimisation des rendements devient cruciale pour maintenir une marge bénéficiaire. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne régulièrement l’importance d’une production agricole durable et résiliente face aux défis climatiques et économiques mondiaux. Les avancées technologiques dans le domaine de l’agriculture de serre, comme celles suggérées par HortiTecNews, jouent un rôle déterminant pour aider les producteurs à relever ces défis et à améliorer la production tomates tout en maîtrisant leurs coûts.
Défis agronomiques et gestion des coûts dans la production tomates
La maîtrise de la production tomates sous serre implique de relever des défis agronomiques constants. L’un des principaux enjeux est la gestion de l’eau. Les tomates, bien que nécessitant une irrigation régulière, sont sensibles à l’excès comme à la pénurie d’eau, qui peuvent entraîner un stress hydrique néfaste pour la croissance et la qualité des fruits. Les systèmes d’irrigation goutte à goutte et le contrôle précis de l’humidité du sol sont donc essentiels. De même, le contrôle de la température et de l’hygrométrie à l’intérieur des serres est fondamental pour prévenir les maladies fongiques et assurer un développement optimal des plantes. Les coûts énergétiques associés au chauffage et à l’éclairage artificiel peuvent représenter une part substantielle du budget d’exploitation, poussant à la recherche de solutions plus efficaces et moins coûteuses. La lutte contre les ravageurs et les maladies, qu’elle soit conventionnelle ou biologique, demande une vigilance constante et des stratégies adaptées pour éviter des pertes de récolte importantes. Cette complexité agronomique, couplée à la volatilité des prix des intrants, rend la production tomates particulièrement exigeante.
L’équation économique : Coût de production versus Prix de vente
La rentabilité de la production tomates repose sur un équilibre délicat entre les coûts de production et le prix de vente. Le coût de production comprend toutes les dépenses engagées pour cultiver les tomates, de la préparation du sol à la récolte et à l’emballage. Cela inclut les semences, les plants, les engrais, les produits phytosanitaires, l’eau, l’énergie, la main-d’œuvre, l’amortissement du matériel et des serres, ainsi que les frais administratifs et financiers. Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par l’offre et la demande sur le marché, la qualité des tomates, leur calibre, leur origine et les périodes de commercialisation. Lorsque les coûts de production augmentent, comme c’est souvent le cas actuellement, et que les prix de vente stagnent ou diminuent, la marge bénéficiaire des producteurs se réduit, voire disparaît. Cette situation peut devenir intenable sur le long terme, menaçant la viabilité des exploitations. Pour pallier ces difficultés, certains producteurs cherchent à se différencier par la qualité, le label (bio, local, etc.), ou à intégrer la chaîne de valeur en transformant leurs produits. D’autres explorent des marchés de niche ou développent des circuits de vente directe. Une meilleure connaissance du marché et une anticipation des évolutions des coûts et des prix sont donc cruciales pour une production tomates pérenne.
Les alternatives pour les producteurs
Face aux défis économiques et agronomiques, les producteurs de tomates ne manquent pas d’ingéniosité pour sécuriser leurs revenus et optimiser leurs exploitations. L’une des pistes explorées est la diversification des cultures sous serre, afin de ne pas dépendre d’un seul produit et de mieux répartir les risques. L’association de la production de tomates avec d’autres légumes comme les poivrons, les concombres ou les aubergines peut permettre de valoriser les mêmes infrastructures et de répondre à des demandes de marché variées. L’adoption de pratiques culturales plus durables, telles que l’utilisation d’engrais organiques, la gestion raisonnée de l’eau via des systèmes de récupération et de recyclage, ou encore le recours à la lutte biologique intégrée, permet non seulement de réduire les coûts liés aux intrants chimiques et à l’eau, mais aussi de répondre à une demande croissante des consommateurs pour des produits respectueux de l’environnement. L’investissement dans des technologies de pointe, comme l’automatisation des serres, le pilotage climatique précis, ou les systèmes d’éclairage LED économes en énergie, peut sembler coûteux à court terme, mais s’avère rentable sur le long terme en améliorant l’efficacité et en réduisant les charges d’exploitation.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la production tomates augmente ?
Le prix de la production tomates augmente principalement en raison de la hausse des coûts de production. Cela inclut le coût de l’énergie (chauffage, éclairage), des engrais, des semences, de la main-d’œuvre, et des matériaux nécessaires à l’entretien des serres. De plus, les aléas climatiques peuvent affecter les rendements, entraînant une diminution de l’offre et donc une hausse des prix sur le marché.
Quels sont les principaux défis pour les producteurs de tomates ?
Les producteurs de tomates font face à plusieurs défis : la gestion des maladies et des ravageurs, l’optimisation de l’utilisation de l’eau et de l’énergie, la volatilité des prix des intrants et des produits finis, la concurrence sur les marchés nationaux et internationaux, et la nécessité de s’adapter aux réglementations environnementales de plus en plus strictes.
Comment les producteurs peuvent-ils améliorer leur rentabilité ?
Pour améliorer leur rentabilité, les producteurs peuvent diversifier leurs cultures, adopter des techniques de production plus économes en ressources (eau, énergie), investir dans des technologies innovantes, se spécialiser dans des variétés à haute valeur ajoutée, développer des circuits de vente directe ou courte, et obtenir des labels de qualité reconnus.
Quel est l’impact des changements climatiques sur la production de tomates ?
Les changements climatiques peuvent avoir un impact significatif sur la production tomates. Ils peuvent entraîner une augmentation des températures extrêmes, une modification des régimes de précipitations, et une prolifération de nouvelles maladies et ravageurs. Les producteurs doivent adapter leurs pratiques culturales et leurs infrastructures pour faire face à ces nouvelles conditions.
Quels sont les marchés d’exportation importants pour les tomates ?
Les marchés d’exportation pour les tomates varient selon les pays producteurs. L’Union Européenne est un marché majeur pour de nombreux pays. Des pays comme la Russie, avec sa demande croissante, peuvent également devenir des marchés d’exportation importants, notamment pour les pays voisins ou ceux disposant d’accords commerciaux favorables.




