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serres maroc : une croissance exponentielle qui redessine le paysage agricole. La superficie équipée en serres au Maroc a connu une augmentation spectaculaire de 171,4% au cours des quinze dernières années, passant de 11 975 hectares en 2002 à plus de 32 500 hectares en 2017. Ces chiffres, émanant d’un rapport du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et du Développement rural, en collaboration avec des institutions internationales, témoignent d’une dynamique de modernisation et d’intensification sans précédent dans le secteur agricole marocain. L’adoption de techniques de culture sous serre, autrefois cantonnée à des exploitations de niche, s’est généralisée, transformant profondément les méthodes de production et la compétitivité des agriculteurs. Cette expansion rapide des serres maroc s’inscrit dans un contexte mondial de pression accrue sur les marchés agricoles, où la capacité à produire des denrées de qualité, toute l’année et en quantité suffisante, est devenue un facteur clé de succès.
L’expansion des serres maroc : un phénomène géographique et stratégique
L’étude met en lumière une répartition géographique de cette croissance qui n’est pas uniforme. Si les régions de Souss-Mass-Draá demeurent un pôle majeur, les zones du Gharb-Chrarda-Beni Hssen et de Tanger-Tétouan ont également vu leur infrastructure sous serre se développer significativement. L’analyse du journaliste almérien, Antonio Fernandez, souligne un point crucial : les plus fortes croissances s’observent dans le nord du pays. Cette observation n’est pas anodine ; elle est directement liée à la proximité des ports stratégiques, facilitant ainsi les expéditions de légumes produits dans les serres maroc vers les marchés internationaux, notamment européens. Cette localisation géographique optimisée permet de réduire les coûts logistiques et les délais de transport, offrant un avantage concurrentiel indéniable pour les producteurs marocains face à d’autres origines. La capacité des serres maroc à répondre aux exigences de qualité et de quantité des marchés d’exportation explique en grande partie cette expansion accélérée.
Cette tendance s’inscrit dans une stratégie globale visant à moderniser l’agriculture marocaine et à renforcer sa position sur les marchés mondiaux. L’objectif est de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de marché, capable de générer des revenus stables pour les agriculteurs et de contribuer significativement à l’économie nationale. Le développement des serres maroc est donc un levier essentiel de cette transformation, permettant de pallier les aléas climatiques et d’améliorer le rendement des cultures.
Défis agronomiques et économiques des serres maroc
Si la croissance de la superficie sous serre est une réussite indéniable, elle soulève également des défis agronomiques et économiques importants. L’intensification de la production sous serre implique une consommation d’eau plus importante, un enjeu majeur dans un pays comme le Maroc, souvent confronté au stress hydrique. L’optimisation des systèmes d’irrigation, l’utilisation de techniques d’économie d’eau comme le goutte-à-goutte, et le recours à des variétés de plantes plus résistantes à la sécheresse deviennent donc primordiaux. De plus, le coût des intrants, tels que les fertilisants, les produits phytosanitaires et l’énergie nécessaire au fonctionnement des serres (chauffage, ventilation), représente une charge financière non négligeable pour les producteurs. Maintenir la rentabilité dans ce contexte exige une gestion rigoureuse des coûts et une recherche constante d’efficacité. La dynamique entre le “coût de production” et le “prix de vente” est au cœur de la viabilité économique des exploitations en serres maroc. Une hausse des coûts de production, qu’elle soit due à l’augmentation du prix de l’énergie, des fertilisants ou de la main-d’œuvre, peut rapidement éroder les marges des producteurs si elle n’est pas répercutée sur le prix de vente, ce qui est souvent difficile compte tenu de la concurrence internationale. Il est donc essentiel pour les agriculteurs de maîtriser leurs coûts, d’optimiser leurs rendements et de négocier au mieux les prix de vente de leurs productions.
La maîtrise de la qualité est également un impératif. Les marchés internationaux, en particulier en Europe, imposent des normes sanitaires et qualitatives très strictes. Les producteurs de serres maroc doivent donc investir dans des systèmes de suivi et de contrôle pour garantir la conformité de leurs produits. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) joue un rôle important dans l’accompagnement des pays comme le Maroc pour développer des pratiques agricoles durables et conformes aux standards internationaux. Le travail de la FAO, accessible sur Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, contribue à l’amélioration des connaissances et des pratiques agricoles à l’échelle mondiale.
Les alternatives pour les producteurs
Face à ces défis, les producteurs marocains explorent diverses stratégies pour maintenir leur compétitivité. Le recours à des technologies innovantes est une voie privilégiée. L’agriculture de précision, l’utilisation de drones pour le suivi des cultures, ou encore les systèmes d’irrigation intelligents permettent d’optimiser l’utilisation des ressources et de réduire les coûts. L’agrotourisme est également une piste de diversification pour certaines exploitations, permettant de créer une valeur ajoutée supplémentaire. La formation continue et le partage des bonnes pratiques entre agriculteurs sont également essentiels. Des plateformes comme HortiTecNews jouent un rôle de catalyseur en diffusant des informations techniques et des analyses de marché pertinentes pour le secteur.
Par ailleurs, la diversification des cultures est une stratégie clé pour réduire la dépendance à un seul type de production et pour mieux répondre aux fluctuations du marché. L’exploration de nouvelles variétés de fruits et légumes, plus résistantes ou plus demandées, est un axe de développement important pour les serres maroc.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la serres maroc augmente-t-il ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer une augmentation des prix liés aux serres maroc. L’augmentation des coûts des intrants (engrais, énergie, main-d’œuvre), les contraintes logistiques accrues, et la forte demande sur les marchés internationaux peuvent tous contribuer à une hausse des prix. La qualité supérieure et la disponibilité constante des produits issus des serres justifient également une partie de cette tendance.
Quels sont les principaux légumes produits sous serre au Maroc ?
Les principaux légumes produits sous serre au Maroc comprennent les tomates, les poivrons, les courgettes, les concombres, et les haricots verts, qui sont majoritairement destinés à l’exportation. La production de fruits rouges, comme les fraises, est également en forte croissance.
Comment le Maroc assure-t-il la durabilité de ses serres ?
Le Maroc s’efforce d’améliorer la durabilité de ses serres en investissant dans des technologies d’irrigation économes en eau, en favorisant l’utilisation d’énergies renouvelables, et en promouvant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. L’accompagnement par des organisations comme le Ministère de l’Agriculture est essentiel pour atteindre ces objectifs.
Quelle est la concurrence pour les serres maroc ?
Les serres maroc sont en concurrence avec d’autres pays producteurs, notamment en Europe (Espagne, Italie), en Afrique du Nord, et dans d’autres régions du monde. La capacité à maintenir une qualité constante, des prix compétitifs et une logistique efficace est cruciale pour rester compétitif.
L’expansion des serres maroc a-t-elle un impact environnemental ?
L’expansion des serres peut avoir des impacts environnementaux, notamment en termes de consommation d’eau et d’utilisation de plastiques. Cependant, des efforts sont faits pour minimiser ces impacts par l’adoption de technologies plus durables et la gestion optimisée des ressources.




