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Biostimulants : Une solution prometteuse pour améliorer les rendements commercialisables dans l’horticulture.
L’équipe Sylvar s’apprête à faire découvrir le biostimulant RhizoVital H42 à la Conférence canadienne sur les serres. Loin d’augmenter directement le tonnage brut, ce produit innovant se concentre sur l’optimisation du rendement commercialisable, une distinction cruciale pour les producteurs soucieux de maximiser leurs profits. Les biostimulants, en général, gagnent du terrain dans le secteur horticole. Ils répondent à un besoin croissant de renforcer la résilience des plantes tout en réduisant la dépendance aux intrants chimiques traditionnels. En s’appuyant sur des mécanismes biologiques, notamment des hormones et des enzymes bactériennes, ces produits favorisent la mobilisation des nutriments et stimulent la croissance des plantes. Sylvar, filiale canadienne d’Andermatt, est déterminée à présenter ce produit novateur sur le marché canadien, soulignant son potentiel à transformer les pratiques culturales.
Comprendre le potentiel des biostimulants pour des rendements optimisés
Colin Smith, agronome chez Sylvar, met en avant les observations faites lors des essais terrain. « Nous constatons comment ce produit améliore la santé générale des plantes en développant un système racinaire particulièrement vigoureux », explique-t-il. Cette vigueur racinaire n’est pas anodine. Pour des cultures comme les pommes de terre, elle peut ne pas se traduire par une augmentation du poids total récolté, mais elle élève significativement la proportion de tubercules répondant aux critères de qualité marchande. En d’autres termes, moins de pommes de terre déformées, abîmées ou de calibre insuffisant, et donc une marge bénéficiaire accrue. Au-delà de la qualité, le RhizoVital H42 semble également améliorer la tolérance des plantes aux stress abiotiques. Ces stress, tels que le manque d’eau, la salinité du sol, ou même la pression de certaines maladies, sont autant de défis auxquels les producteurs sont confrontés quotidiennement. La capacité d’une plante à mieux y résister est un atout majeur pour la stabilité des récoltes.
Le marché mondial des biostimulants est en pleine expansion, alimenté par une prise de conscience accrue des enjeux environnementaux et sanitaires, ainsi que par une pression réglementaire croissante sur l’utilisation des pesticides et des engrais de synthèse. Les producteurs recherchent activement des solutions alternatives qui respectent l’environnement tout en maintenant, voire en améliorant, leur productivité. Les biostimulants, de par leur nature et leur mode d’action, se positionnent comme une réponse idoine à ces préoccupations. Ils représentent une approche plus holistique de la gestion des cultures, visant à améliorer la vigueur intrinsèque des plantes plutôt qu’à pallier des carences ou à combattre des ravageurs de manière curative. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a d’ailleurs reconnu l’importance de ces intrants dans le développement de systèmes agricoles durables.
Sur le plan agronomique, les défis sont nombreux pour les producteurs. La gestion de l’eau, ressource de plus en plus précieuse et coûteuse, demande une optimisation constante des pratiques d’irrigation. Les coûts des intrants, qu’il s’agisse d’engrais minéraux ou de produits de protection des cultures, ne cessent d’augmenter, pesant sur la rentabilité des exploitations. Dans ce contexte, des produits comme RhizoVital H42, qui améliorent l’efficacité d’absorption des nutriments par la plante et renforcent sa résilience face aux stress, deviennent des outils stratégiques. Ils contribuent à réduire la dépendance à certains intrants coûteux et à sécuriser les récoltes face aux aléas climatiques et environnementaux.
Application des biostimulants en cultures sous serre et en hydroponie
L’efficacité de ce type de biostimulant ne se limite pas aux cultures de plein champ. Le produit trouve également son utilité dans les systèmes de production hors-sol, comme l’hydroponie, où la gestion précise de la nutrition et de la santé racinaire est primordiale. Colin Smith souligne que « les variétés de plantes ayant tendance à avoir des racines plus petites ont pu obtenir un système racinaire plus large, améliorant ainsi l’absorption des nutriments ». C’est particulièrement le cas pour des cultures emblématiques de l’horticulture sous serre telles que les tomates et les concombres. Un système racinaire plus dense et plus étendu permet une meilleure exploration du substrat nutritif, garantissant que la plante dispose de tous les éléments nécessaires à son développement optimal. « Pour l’instant, nous constatons le plus grand avantage dans les variétés à petite racine », ajoute M. Smith, indiquant un axe de développement et de recherche pour cibler au mieux les besoins des différentes espèces végétales.
Ce nouveau biostimulant vient enrichir le portefeuille de Sylvar. L’entreprise s’engage dans une démarche d’élargissement de son offre, ajoutant « deux ou trois produits chaque année ». Cette stratégie témoigne de leur volonté d’accompagner les producteurs avec des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement. Il est d’ailleurs « important pour nous de faire connaître nos produits et de sensibiliser les producteurs aux produits biologiques afin qu’ils voient comment ils fonctionnent et ce qu’ils peuvent faire pour eux ». Cette démarche de communication et d’éducation est essentielle pour démocratiser l’usage des biostimulants et permettre aux agriculteurs de bénéficier pleinement de leurs avantages. L’adoption de ces nouvelles technologies nécessite une compréhension claire de leurs mécanismes et de leurs bénéfices concrets sur le terrain. C’est dans cette optique que des plateformes comme HortiTecNews jouent un rôle crucial en relayant ces informations.
Considérations économiques : Prix de revient et prix de vente
La dynamique entre le coût des intrants et le prix de vente des produits finis est au cœur des préoccupations de tout producteur. L’investissement dans un biostimulant comme RhizoVital H42 doit être justifié par un retour sur investissement clair. Ce retour ne se mesure pas uniquement en termes de volume, mais surtout en termes de valeur. Si le prix d’achat du biostimulant représente une dépense supplémentaire, l’amélioration du rendement commercialisable, comme observé avec ce produit, se traduit directement par une augmentation des revenus. Moins de pertes dues à des défauts qualitatifs signifie que plus de la récolte peut être vendue au prix fort. Cela impacte positivement la marge bénéficiaire nette. Par exemple, si un coût supplémentaire de 100 unités monétaires est engagé pour l’achat du biostimulant, mais que cela permet de vendre 200 unités monétaires de produits supplémentaires grâce à une meilleure qualité et à une réduction des pertes, l’opération est économiquement viable. Les biostimulants ne sont donc pas seulement une dépense, mais un investissement stratégique dans la qualité et la rentabilité.
FAQ sur la crise actuelle et les biostimulants
Pourquoi les prix des biostimulants peuvent-ils augmenter ?
Plusieurs facteurs peuvent influencer le prix des biostimulants. L’augmentation des coûts des matières premières nécessaires à leur fabrication, la recherche et développement continus pour de nouvelles formulations plus performantes, ainsi que les coûts logistiques et réglementaires peuvent entraîner une hausse des prix. De plus, une demande croissante pour ces produits, poussée par la recherche de solutions durables, peut également avoir un impact sur leur valorisation sur le marché. Des événements mondiaux affectant les chaînes d’approvisionnement peuvent aussi créer des tensions sur les prix.
Les biostimulants sont-ils compatibles avec les produits de protection des cultures conventionnels ?
Dans la plupart des cas, oui. Les biostimulants sont conçus pour agir en synergie avec les plantes, en améliorant leur physiologie et leur résistance. Ils sont généralement compatibles avec les programmes de traitement phytosanitaire conventionnels. Cependant, il est toujours recommandé de vérifier les recommandations spécifiques du fabricant et de réaliser des essais à petite échelle si une combinaison particulière de produits est envisagée. L’objectif étant de ne pas compromettre l’efficacité de l’un ou l’autre des produits.
Quel est le délai d’action d’un biostimulant ?
Le délai d’action d’un biostimulant peut varier en fonction du produit, de la culture, des conditions environnementales et de la méthode d’application. Certains effets, comme l’amélioration de la vigueur racinaire, peuvent être observés relativement rapidement, tandis que d’autres bénéfices, tels que l’amélioration de la résistance aux maladies ou l’augmentation du rendement commercialisable, peuvent nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs cycles de culture. Les biostimulants agissent souvent en renforçant les processus naturels de la plante, ce qui demande un peu de temps pour se manifester pleinement.




