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lutte biologique : Les défis actuels concernant les ravageurs discutés au Borgeby Fältdagar
Biobest, Biobasiq Sverige AB et Borregaard Bioplant se sont réunis en juin pour exposer au Borgeby Fältdagar, le célèbre salon agricole suédois annuel devenu l’un des plus importants de la région. Cet événement complet et très dynamique combinant cultures, démonstrations de machines, séminaires et expositions commerciales, attire plus de 400 exposants suédois et internationaux et plus de 20 000 visiteurs de toute l’Europe du Nord. La production horticole en plein champ et sous tunnel est devenue un aspect important de ce salon de deux jours, initialement agricole. Au cœur de la vague de chaleur qui a frappé l’Europe du Nord cet été, Simon Foster de Biobest, Sven Göransson, Anna Pettersson et Linda-Marie Rännbäck de Biobasiq Sverige AB et Borregaard Bioplant ont gardé leur sang-froid en présentant notre portefeuille de produits de lutte biologique et de pollinisation en pleine expansion, tout en répondant aux demandes de renseignements concernant les défis actuels en matière de ravageurs. Ce salon est un baromètre essentiel pour comprendre les tendances émergentes et les préoccupations des producteurs, notamment en ce qui concerne l’adoption et l’efficacité de la lutte biologique.
L’impact des conditions climatiques extrêmes sur la lutte biologique
« En raison du temps chaud et sec, la lutte contre les thrips et celle contre les tétranyques se sont révélées être des sujets de discussion populaires », explique Simon Foster. « Ces deux ravageurs prospèrent fortement dans ces conditions, en particulier sous tunnel, ce qui génère une pression supplémentaire. Nous avons été inondés de questions de la part des producteurs sur la meilleure façon de surmonter ces pics soudains de pression des ravageurs. » La résistance des ravageurs aux méthodes de contrôle traditionnelles, combinée à des conditions environnementales de plus en plus imprévisibles, rend la lutte biologique plus cruciale que jamais. Les solutions biologiques, bien que souvent plus coûteuses à l’achat initial, offrent une alternative durable et respectueuse de l’environnement aux pesticides chimiques, dont l’usage est de plus en plus réglementé et dont la perception publique évolue. Le Borgeby Fältdagar a mis en lumière l’urgence pour les agriculteurs et les horticulteurs de diversifier leurs stratégies de gestion des ravageurs et d’intégrer des approches plus résilientes. La lutte biologique se positionne comme une réponse clé face à ces enjeux globaux.
Le salon a fourni une plate-forme idéale pour présenter une gamme de produits Biobest incluant les bourdons, les acariens prédateurs tels qu’Amblyseius andersoni et Phytoseiulus persimilis, ainsi qu’Aphidius colemani, Aphidoletes aphidimyza et Chrysoperla carnea. Ces agents de lutte biologique sont des outils précieux pour les producteurs cherchant à réduire leur dépendance aux produits chimiques. La demande croissante pour des fruits et légumes produits de manière plus durable, associée à une conscience écologique accrue des consommateurs, pousse le marché vers des solutions de lutte biologique plus sophistiquées et efficaces. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a d’ailleurs souligné l’importance stratégique de la gestion intégrée des ravageurs, incluant la lutte biologique, dans la sécurité alimentaire mondiale.
Pressions sur le marché mondial de la lutte biologique et défis agronomiques
Le marché mondial de la lutte biologique connaît une croissance exponentielle, stimulée par une demande accrue pour des pratiques agricoles durables et une réglementation environnementale plus stricte. Cependant, cette expansion n’est pas sans défis. L’augmentation de la demande s’accompagne d’une pression sur les coûts de production des agents de lutte biologique eux-mêmes. Les coûts de recherche et développement, la production spécialisée des macro-organismes, leur conditionnement et leur transport dans des conditions optimales représentent des investissements significatifs pour les entreprises comme Biobest. Parallèlement, les producteurs sont confrontés à une réalité économique complexe. La fluctuation des prix des intrants, qu’il s’agisse d’engrais, de pesticides conventionnels (lorsqu’ils sont encore utilisés) ou même des solutions de lutte biologique, impacte directement leur rentabilité. Le prix de revient de la lutte biologique peut sembler plus élevé à première vue, mais il est essentiel de considérer le coût total de la gestion des ravageurs sur le long terme, incluant les bénéfices environnementaux, la réduction des résidus de pesticides dans les récoltes, et la préservation de la biodiversité du sol et des auxiliaires naturels.
Sur le plan agronomique, les conditions climatiques extrêmes, comme la vague de chaleur observée cet été, exacerbent les problèmes liés aux ravageurs. Le stress hydrique et thermique affecte la vigueur des cultures, les rendant potentiellement plus vulnérables aux attaques. De plus, la gestion de l’eau devient un enjeu critique, impactant non seulement la croissance des plantes mais aussi l’efficacité de certains agents de lutte biologique qui nécessitent des conditions d’humidité spécifiques pour prospérer. Les producteurs doivent donc adapter leurs stratégies d’irrigation et de protection pour maintenir un équilibre fragile. L’augmentation des coûts de production, combinée à la pression des ravageurs et aux défis climatiques, crée un environnement où la recherche de solutions efficaces et économiquement viables est primordiale. La lutte biologique, bien que prometteuse, doit continuer à évoluer pour répondre à ces contraintes.
Coût de revient versus prix de vente : une analyse approfondie
La dynamique entre le coût de revient et le prix de vente est un facteur déterminant dans l’adoption de la lutte biologique par les producteurs. Contrairement aux produits chimiques synthétiques dont les procédés de fabrication sont souvent standardisés et à grande échelle, la production d’organismes vivants pour la lutte biologique implique des étapes complexes et coûteuses. L’élevage de prédateurs, parasitoïdes ou agents pathogènes nécessite un contrôle précis de l’environnement, une alimentation spécifique pour ces organismes, et des protocoles de qualité rigoureux pour garantir leur efficacité et leur innocuité. Ces éléments se répercutent sur le coût de revient unitaire. En outre, la durée de vie limitée de ces organismes et la nécessité d’une chaîne du froid pour leur transport ajoutent des coûts logistiques non négligeables. Face à ces coûts de production plus élevés, le prix de vente des solutions de lutte biologique peut paraître dissuasif pour certains producteurs, surtout dans des marchés où les marges sont déjà serrées.
Il est toutefois crucial d’adopter une perspective à long terme. Si le coût initial d’une intervention de lutte biologique peut être supérieur à celui d’un pesticide conventionnel, les bénéfices peuvent largement compenser cette différence. La lutte biologique contribue à la préservation des populations d’insectes auxiliaires naturels, qui participent eux-mêmes à la protection des cultures. Elle permet de réduire le risque de développement de résistances chez les ravageurs, évitant ainsi des traitements plus fréquents et plus coûteux à l’avenir. De plus, les récoltes obtenues avec des méthodes de lutte biologique répondent aux attentes des consommateurs et des distributeurs en matière de produits sains et respectueux de l’environnement, pouvant potentiellement aboutir à une valorisation accrue sur le marché. La recherche continue d’optimiser les coûts de production et de distribution, rendant la lutte biologique de plus en plus accessible et compétitive. L’intégration d’outils de lutte biologique dans une stratégie de gestion intégrée des ravageurs est une démarche économiquement pertinente sur le moyen et long terme. Pour des exemples concrets d’application et les perspectives d’avenir, consulter les actualités de HortiTecNews peut être très instructif.
Le rôle de la réglementation et des subventions
Les politiques gouvernementales et les dispositifs de soutien jouent un rôle déterminant dans l’essor de la lutte biologique. De nombreux pays encouragent l’adoption de pratiques agricoles durables par le biais de subventions, d’aides financières et de programmes de formation. Ces mesures visent à réduire le différentiel de coût entre la lutte biologique et les méthodes conventionnelles, et à sensibiliser les producteurs aux bénéfices écologiques et économiques de ces approches. La réglementation concernant l’usage des pesticides chimiques devient de plus en plus restrictive, poussant ainsi les agriculteurs à rechercher des alternatives plus sûres et respectueuses de l’environnement. Des pays comme la Tunisie, par exemple, travaillent activement à la promotion de pratiques agricoles durables et à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires.
FAQ sur la crise actuelle et la lutte biologique
Pourquoi le prix de la lutte biologique semble-t-il augmenter ?
L’augmentation du prix de la lutte biologique est multifactorielle. Elle est due à une demande accrue, des coûts de recherche et développement importants pour de nouvelles souches et techniques, une production spécialisée nécessitant des infrastructures coûteuses, et une logistique complexe pour garantir la viabilité des organismes. Les conditions climatiques extrêmes peuvent également perturber les cycles de production des agents de lutte biologique, entraînant une hausse temporaire des prix.
Comment la lutte biologique peut-elle aider face aux thrips et aux tétranyques dans des conditions chaudes et sèches ?
Des agents de lutte biologique spécifiques, tels que certains acariens prédateurs comme *Amblyseius andersoni* et *Phytoseiulus persimilis*, sont efficaces contre les tétranyques même dans des conditions de chaleur et de faible humidité. Pour les thrips, des prédateurs comme *Chrysoperla carnea* et des nématodes entomopathogènes peuvent être utilisés. Une bonne gestion de l’eau et une surveillance régulière sont essentielles pour optimiser leur action.
Quelle est la différence entre la lutte biologique et la gestion intégrée des ravageurs ?
La lutte biologique est une composante de la gestion intégrée des ravageurs (GIR). La GIR est une approche globale qui combine différentes méthodes de lutte (biologique, culturale, mécanique, chimique raisonnée) pour maintenir les populations de ravageurs en dessous d’un seuil de nuisibilité économique, tout en minimisant les risques pour la santé humaine et l’environnement. La lutte biologique utilise les ennemis naturels des ravageurs comme principal outil.
Pour plus d’information contactez Lise Verachtert (Lise.Verachtert@biobestgroup.com).




