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La mouche blanche, ce petit ravageur tenace, pose des défis considérables aux producteurs de tomates sous serre, notamment dans la région de Murcie. Heureusement, des innovations prometteuses émergent. L’Institut Murcien pour la Recherche et le Développement Agricole (Imida) a mené avec succès un essai novateur utilisant la citrouille pèlerine comme plante piège dans les fermes d’hiver. Cette approche, bien qu’elle ne vise pas une éradication complète, s’avère être un complément précieux aux méthodes de lutte intégrée existantes. Les résultats des tests de l’Imida ont révélé une “nette diminution des populations d’aleurodes”, comparativement aux serres où cette stratégie n’a pas été déployée. Ces découvertes seront officiellement présentées au XIVe Congrès du groupe de travail international «Lutte intégrée contre les cultures protégées, climat méditerranéen», qui se tiendra au Portugal, offrant ainsi une nouvelle option culturelle aux entrepreneurs et horticulteurs de Murcie.
Impacts de la mouche blanche sur les cultures de tomates
La prolifération de la mouche blanche dans les cultures de tomates sous serre constitue une menace économique sérieuse. Ces insectes, appartenant à la famille des Aleyrodidae, se nourrissent de la sève des plantes, affaiblissant ainsi leur croissance et réduisant le rendement. Leur action affaiblit la plante, la rendant plus vulnérable aux maladies. De plus, la mouche blanche est un vecteur efficace de virus, capables de causer des dommages irréversibles aux cultures. Les larves et les adultes sécrètent un miellat sucré, qui favorise le développement de fumagine, un champignon noir qui recouvre les feuilles, limitant la photosynthèse. La gestion de ce ravageur est d’autant plus complexe qu’il développe rapidement des résistances aux insecticides chimiques, poussant les agriculteurs à rechercher des solutions alternatives durables et respectueuses de l’environnement. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) souligne régulièrement l’importance de la recherche et du développement de méthodes de lutte qui minimisent l’usage des pesticides, afin de garantir la sécurité alimentaire et la protection de l’écosystème.
La citrouille pèlerine : une alliée inattendue contre la mouche blanche
L’initiative de l’Imida met en lumière le potentiel agronomique de la citrouille pèlerine (Cucurbita ficifolia) dans la lutte contre la mouche blanche. En plaçant cette plante sur les côtés des serres, les producteurs créent une zone d’attraction pour les mouches blanches, les détournant ainsi des plants de tomates. Cette stratégie repose sur le principe du “plante piège”, où une espèce végétale est utilisée pour attirer et piéger un ravageur ciblé. Les tests ont démontré une réduction significative de la population de mouches blanches, constituant ainsi une solution complémentaire efficace. Cette méthode s’inscrit dans une démarche de lutte intégrée, combinant diverses stratégies pour un contrôle optimal des ravageurs, tout en réduisant la dépendance aux produits phytosanitaires. Cette approche innovante, validée par des organismes de recherche reconnus, est encouragée par les ministères de l’Agriculture, comme celui de la région de Murcie, qui voit dans cette pratique une mesure culturale pertinente pour les professionnels du secteur. L’échange de bonnes pratiques et la diffusion de ces connaissances, notamment lors de conférences internationales, sont essentiels pour leur adoption à plus grande échelle.
Les défis agronomiques et économiques pour les producteurs
Les défis auxquels sont confrontés les producteurs de tomates sont multiples et vont bien au-delà de la simple lutte contre la mouche blanche. Les contraintes agronomiques, telles que la gestion de l’eau dans des régions souvent sujettes à la sécheresse, la qualité des sols, et l’optimisation des conditions de culture sous serre (température, humidité, luminosité), nécessitent une expertise et un investissement constants. À cela s’ajoutent la volatilité des coûts des intrants : engrais, matériaux de construction des serres, dispositifs de protection, et bien sûr, les produits de lutte phytosanitaire. La pression du marché est également intense. Les prix de vente fluctuent en fonction de l’offre et de la demande, des saisons, et de la concurrence internationale. Il est crucial de maintenir un équilibre délicat entre le coût de production et le prix de vente pour assurer la rentabilité de l’exploitation. Une saison de production coûteuse, combinée à des prix de vente faibles, peut mettre en péril la viabilité économique des exploitations. L’innovation, comme l’utilisation de la citrouille pèlerine, vise à réduire certains de ces coûts, notamment ceux liés à la lutte contre les ravageurs, tout en améliorant la qualité et le rendement, afin d’optimiser la marge bénéficiaire.
La recherche de solutions durables et rentables
Face à la complexité de la gestion des ravageurs comme la mouche blanche et à la pression économique croissante, les professionnels de l’agriculture sont constamment à la recherche de solutions durables et rentables. L’approche de l’Imida, axée sur des méthodes culturales innovantes, s’aligne parfaitement avec les nouvelles exigences environnementales et les attentes des consommateurs en matière de produits plus sains et cultivés de manière responsable. Le Ministère de l’Agriculture de la région de Murcie, en promouvant activement ces techniques, reconnaît leur potentiel à améliorer la compétitivité du secteur. L’intégration de la citrouille pèlerine dans les exploitations de tomates ne se fait pas en vase clos. Elle peut être combinée avec d’autres stratégies de lutte biologique, comme l’introduction d’ennemis naturels de la mouche blanche, ou des pratiques culturales préventives visant à renforcer la résistance des plantes. La collaboration entre les instituts de recherche, les autorités agricoles et les agriculteurs est primordiale pour le succès et l’adoption généralisée de ces pratiques bénéfiques.
FAQ sur la gestion de la mouche blanche
Pourquoi la mouche blanche est-elle si difficile à éradiquer ?
La mouche blanche est un ravageur résistant qui se reproduit rapidement. Elle développe également une résistance aux insecticides chimiques, ce qui rend les traitements moins efficaces au fil du temps. De plus, ses différents stades de développement (œufs, larves, nymphes, adultes) peuvent être présents simultanément sur la plante, compliquant le ciblage.
Quels sont les risques économiques associés à une infestation de mouche blanche ?
Une infestation sévère peut entraîner une réduction significative du rendement des cultures, une détérioration de la qualité des fruits (malformations, retard de maturité), et des coûts supplémentaires liés aux traitements phytosanitaires. Dans les cas extrêmes, elle peut rendre la récolte non viable économiquement.
Comment la citrouille pèlerine aide-t-elle à contrôler la mouche blanche ?
La citrouille pèlerine agit comme une plante piège. Elle attire la mouche blanche, la détournant ainsi des cultures principales de tomates. Cela permet de concentrer le ravageur sur la citrouille, facilitant ainsi son contrôle par d’autres méthodes ou le capturant avant qu’elle n’atteigne un niveau d’infestation problématique.
La citrouille pèlerine remplace-t-elle complètement les insecticides ?
Non, la citrouille pèlerine est généralement considérée comme une mesure complémentaire dans le cadre d’une stratégie de lutte intégrée. Elle réduit la pression du ravageur, mais d’autres méthodes, biologiques ou chimiques si nécessaire, peuvent être utilisées pour un contrôle optimal.
Où puis-je trouver plus d’informations sur la lutte contre la mouche blanche ?
Vous pouvez consulter les publications de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), les ressources des ministères de l’Agriculture de votre région, ou des sites spécialisés comme HortiTecNews.





1 Comment
Bonjour
Je voudrai savoir si c’est possible la date du congrès de groupe de travail qui aura lieu au Portugal sur la lutte intégrée
Cordialement
Bonjour M. Hanich,
Si vous parlez celui-là “Pest control in Mediterranean greenhouses under the pressure of climate change and invasive species”
04-07 September 2018 in Lisbon, Portugal, comme vous pouvez le voir il est déjà passé. Merci