
L’Espagne est le pays qui vend le plus de melon à l’UE, mais moins cher que le Maroc
11 July 2018
Les exportations en tomates tunisiennes augmentent grâce à des serres géothermiques
11 July 2018
fraises egyptiennes UE : Une nouvelle ère s’ouvre pour les exportations égyptiennes après la levée des procédures d’examen supplémentaires par la Commission européenne. Cette décision, attendue par les producteurs et les exportateurs égyptiens, marque une étape importante vers une normalisation des échanges commerciaux et une reconnaissance accrue de la qualité des produits agricoles du pays. Le ministre égyptien de l’Agriculture, Ezz el Din Abu Steet, a confirmé que les fraises fraîches d’Égypte ne seront désormais plus soumises à des contrôles renforcés à leur arrivée sur le marché européen, suite à une évaluation approfondie des nouvelles procédures de quarantaine mises en place par l’Égypte.
Ces nouvelles procédures ont été conçues pour garantir que les produits agricoles égyptiens répondent aux normes les plus strictes en matière de sécurité alimentaire et de qualité, répondant ainsi aux exigences de plus en plus pointues des consommateurs européens. L’objectif est de présenter des produits non seulement conformes, mais aussi compétitifs sur la scène internationale. Abu Steet a souligné que le ministère de l’Agriculture travaille activement à promouvoir ces avancées auprès de divers pays, dans le but d’élargir les débouchés pour les fruits et légumes égyptiens, démontrant ainsi l’engagement du pays envers l’excellence agricole.
Les bénéfices de la levée des mesures sur les fraises égyptiennes UE
La levée des mesures d’examen supplémentaires par l’Union européenne représente une excellente nouvelle pour le secteur des fraises égyptiennes UE. Auparavant, ces contrôles additionnels entraînaient des délais supplémentaires, une complexité administrative accrue et, par conséquent, une augmentation des coûts pour les exportateurs. La suppression de ces barrières devrait se traduire par une fluidification des échanges, une réduction des pertes potentielles liées aux délais de transport et une amélioration de la compétitivité des fraises égyptiennes UE sur le marché européen. En 2017/18, les exportations de fraises de l’Égypte avaient atteint 28 000 tonnes, pour une valeur de 63 millions de dollars. Sur ce total, l’Union européenne représentait une part significative, avec 11 000 tonnes pour une valeur de 35 millions de dollars, selon Hamid el Demerdash, chef du Conseil des exportations agricoles. La fin des examens supplémentaires devrait permettre de renforcer cette position et potentiellement d’augmenter ces chiffres.
Cette décision européenne témoigne de la confiance renouvelée dans les systèmes de contrôle et de production mis en place par l’Égypte. Elle ouvre la voie à une collaboration plus étroite et à une relation commerciale plus sereine entre l’Égypte et l’UE, bénéficiant à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a toujours plaidé pour des standards élevés dans le commerce agricole international, et cette évolution en Égypte s’inscrit dans cette démarche.
Pression du marché mondial et défis agronomiques pour les fraises égyptiennes UE
Le marché mondial des fruits, et en particulier celui des baies comme la fraise, est caractérisé par une concurrence accrue et une sensibilité aux fluctuations des prix. Les producteurs de fraises égyptiennes UE font face à des défis constants pour maintenir leur compétitivité. La pression du marché mondial s’exerce à plusieurs niveaux. D’une part, l’émergence de nouveaux pays producteurs, ou le renforcement de ceux déjà établis, peut entraîner une surabondance de l’offre et tirer les prix vers le bas. D’autre part, les exigences des distributeurs et des consommateurs en matière de disponibilité tout au long de l’année et de prix abordables poussent les producteurs à optimiser leurs rendements et leurs coûts de production.
Les défis agronomiques sont également considérables. L’Égypte, comme de nombreuses régions agricoles, est confrontée au stress hydrique, une problématique environnementale majeure qui impacte directement la production agricole. La gestion de l’eau est donc primordiale, nécessitant l’adoption de techniques d’irrigation plus efficaces et économes. De plus, les coûts des intrants, tels que les engrais, les pesticides et la main-d’œuvre, peuvent être volatils et impacter significativement le coût de revient des fraises. Maintenir un équilibre entre la qualité requise pour les marchés d’exportation, notamment l’UE, et la maîtrise des coûts de production est un exercice délicat pour les producteurs de fraises égyptiennes UE.
La dynamique du Prix de Revient vs Prix de Vente pour les fraises égyptiennes UE
La compréhension de la dynamique entre le prix de revient et le prix de vente est fondamentale pour la pérennité économique des exploitations de fraises égyptiennes UE. Le prix de revient englobe l’ensemble des dépenses engagées pour produire la fraise, depuis la préparation du sol, l’achat des plants, l’irrigation, la fertilisation, la protection phytosanitaire, jusqu’à la main-d’œuvre pour la récolte et le conditionnement. Il faut également y ajouter les coûts liés à la certification, aux normes de qualité, et à la logistique d’exportation, y compris les emballages spécifiques requis pour le marché européen.
Le prix de vente, quant à lui, est déterminé par une multitude de facteurs du marché : l’offre et la demande, la qualité intrinsèque du produit (calibre, couleur, saveur, absence de défauts), la période de l’année (les prix sont souvent plus élevés en début et fin de saison), la concurrence des autres pays producteurs, et les marges des intermédiaires (importateurs, distributeurs). Pour que l’activité soit rentable, le prix de vente doit impérativement être supérieur au prix de revient, et ce, suffisamment pour dégager une marge bénéficiaire permettant d’investir dans l’amélioration des cultures et d’assurer la rémunération du travail. La levée des mesures d’examen supplémentaires sur les fraises égyptiennes UE devrait contribuer à réduire certains coûts (liés aux inspections) et à améliorer la compétitivité prix, rendant ainsi la marge plus attractive.
L’impact de la décision sur les autres marchés agricoles égyptiens
Si la nouvelle concerne spécifiquement les fraises, la démarche de l’Égypte pour améliorer ses procédures de quarantaine et de contrôle a des implications potentielles sur l’ensemble de ses exportations agricoles. En démontrant sa capacité à répondre aux exigences sanitaires et phytosanitaires des marchés les plus réglementés comme l’Union européenne, l’Égypte renforce son image de fournisseur fiable et de qualité. Cela pourrait ouvrir des portes pour d’autres produits, tels que les agrumes, les pommes de terre, ou encore les fruits et légumes de serre. Le ministère de l’Agriculture est déjà en dialogue avec plusieurs pays pour explorer de nouvelles opportunités, et les succès enregistrés avec les fraises serviront de vitrine pour d’autres filières. L’ambition est de diversifier les exportations et de réduire la dépendance à quelques marchés ou produits clés. Des pays comme la Tunisie, acteur majeur dans l’exportation de fruits et légumes vers l’Europe, suivent de près ces développements. Le Ministère de l’Agriculture de la Tunisie, par exemple, travaille constamment à l’adaptation de ses propres normes pour rester compétitif.
FAQ sur la crise actuelle et les fraises
Pourquoi le prix de la fraise a-t-il fluctué récemment ?
Les fluctuations de prix peuvent être dues à plusieurs facteurs, notamment les conditions météorologiques qui affectent les récoltes, les coûts des intrants (engrais, énergie, main-d’œuvre), la demande globale, et la concurrence d’autres pays producteurs. La levée des mesures d’examen sur les fraises égyptiennes UE pourrait à terme contribuer à stabiliser ou à baisser les prix en augmentant l’offre disponible de manière plus efficace.
Quelles sont les garanties de qualité pour les fraises égyptiennes exportées vers l’UE ?
L’Égypte a mis en place de nouvelles procédures de quarantaine et de contrôle de qualité qui ont été validées par la Commission européenne. Ces procédures visent à assurer que les fraises respectent les normes sanitaires et phytosanitaires européennes, garantissant ainsi un produit sûr pour le consommateur. HortiTecNews couvre régulièrement les avancées dans ce domaine.
La levée des mesures signifie-t-elle que les contrôles sont terminés ?
La décision concerne la suppression des “procédures d’examen supplémentaires”. Cela ne signifie pas la fin de tout contrôle. Les inspections de routine et le respect des normes européennes restent la règle. Cependant, le processus devient plus fluide et moins contraignant pour les exportateurs égyptiens.
L’Égypte est-elle le seul fournisseur de fraises pour l’UE ?
Non, l’Égypte est l’un des nombreux fournisseurs de fraises pour l’UE, aux côtés de pays comme l’Espagne, l’Italie, le Maroc, et d’autres. La compétitivité des fraises égyptiennes UE dépendra de sa capacité à offrir un bon rapport qualité-prix et à assurer une disponibilité constante.




