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fruits rouges impact : La récente tempête qui a sévi dans le nord du Maroc, dans la nuit du 28 février au 1er mars, a causé des dégâts considérables aux cultures, particulièrement aux fruits rouges cultivés sous abris. Cette catastrophe naturelle, caractérisée par une nuit de vents violents et de pluies torrentielles, risque d’avoir un impact économique significatif sur les exportations marocaines de ces produits très prisés sur les marchés internationaux. L’ampleur exacte des dommages est encore en cours d’évaluation par les autorités compétentes, mais les premiers témoignages font état d’une situation préoccupante pour les producteurs de la région.
L’impact des intempéries sur les fruits rouges marocains et l’exportation
Nabil Belmkaddem, directeur général de la coopérative marocaine BestBerry, a souligné la gravité de la situation auprès de Freshplaza, prévoyant une diminution substantielle des exportations de fruits rouges pour la fin de la saison. Il anticipe une baisse d’environ 50% des exportations de fraises durant la fenêtre de production de mars-avril. Cette prévision s’explique par la violence et la durée exceptionnelles de la tempête. Les infrastructures de protection, telles que les tunnels en plastique et les serres, n’ont pas résisté aux assauts du vent et de la pluie. De nombreux tunnels ont été littéralement effondrés sur les cultures, dévastant les plants et compromettant la qualité des fruits restants. Les fortes précipitations ont non seulement endommagé physiquement les fruits, mais les ont également rendus impropres à l’exportation en raison de risques de moisissure et de dégradation rapide.
Au-delà des fraises, les autres productions de la coopérative BestBerry, notamment les framboises et les myrtilles, n’ont pas été épargnées. Les plants de framboisiers, déjà vulnérables aux attaques de ravageurs et aux maladies, ont vu leur situation s’aggraver avec cette nouvelle agression climatique. Les myrtilles ont subi le déracinement de leurs plants par la force du vent, mettant en péril les récoltes futures. Les provinces du nord du Maroc, particulièrement Larache et Kenitra, qui sont des pôles majeurs de production de fruits rouges destinés à l’exportation, sont les plus touchées. Cette situation soulève des questions cruciales quant à la capacité du Maroc à honorer ses engagements d’exportation et à maintenir sa position sur le marché mondial.
Fruits rouges impact : une pression croissante sur le marché mondial et les défis agronomiques
Le marché mondial des fruits rouges est de plus en plus exigeant, marqué par une demande soutenue tout au long de l’année, notamment de la part des consommateurs européens. Les producteurs marocains ont su, ces dernières années, se positionner comme des fournisseurs fiables, profitant de conditions climatiques favorables et d’une main-d’œuvre compétitive. Cependant, la vulnérabilité des systèmes de production, majoritairement basés sur des tunnels et serres, face aux événements climatiques extrêmes devient un défi majeur. Cette tempête met en lumière la fragilité d’une filière qui, pour répondre à la demande, s’est largement appuyée sur des structures de protection qui, paradoxalement, peuvent être détruites par des phénomènes météorologiques d’une rare intensité. L’impact sur les prix, tant au niveau de la production que de la consommation, est donc une conséquence directe de ces aléas.
Sur le plan agronomique, la culture des fruits rouges sous abris implique déjà des contraintes importantes. Le contrôle de l’irrigation, l’apport en nutriments, la gestion des ravageurs et des maladies, ainsi que les coûts liés à l’énergie pour le chauffage ou le refroidissement, représentent des postes de dépenses conséquents. Le stress hydrique, souvent géré par des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, peut être accentué par des pluies diluviennes qui saturent les sols et peuvent entraîner des maladies racinaires. La nécessité de maintenir une qualité optimale pour l’exportation demande une vigilance constante et des investissements conséquents. La tempête vient ajouter à ces défis un coût de réparation et de remplacement des infrastructures, ainsi qu’une perte de récolte qui pèse lourdement sur la rentabilité.
Fruits rouges impact : le dilemme entre coût de production et prix de vente
La fluctuation des prix des fruits rouges sur les marchés internationaux est un phénomène complexe, directement influencé par l’offre et la demande, mais aussi par les coûts de production. Dans le cas présent, la réduction de l’offre due à la tempête va inévitablement exercer une pression à la hausse sur les prix de vente. Les producteurs doivent, pour survivre, répercuter ces coûts supplémentaires. Le concept de “coût de production” englobe toutes les dépenses engagées pour amener le fruit à maturité et prêt à être exporté : semences, engrais, eau, énergie, main-d’œuvre, protection des cultures (qui inclut désormais la réparation des dégâts post-tempête), emballage, transport, et certification de qualité. Ce coût est souvent confronté à un “prix de vente” fixé par les marchés, qui peut varier considérablement en fonction de la conjoncture, de la concurrence d’autres pays producteurs, et des négociations avec les distributeurs.
Lorsque la tempête frappe, les coûts de production augmentent drastiquement en raison des pertes de récolte et des réparations nécessaires. Si le prix de vente ne suit pas cette augmentation pour compenser, la marge bénéficiaire des producteurs fond, menaçant leur viabilité économique. Les exportateurs se retrouvent alors dans une position délicate, devant justifier des prix plus élevés à leurs clients, potentiellement moins enclins à payer davantage, surtout si d’autres origines parviennent à maintenir des prix plus bas. La dépendance vis-à-vis des marchés d’exportation, comme ceux de l’Union Européenne, rend les producteurs marocains particulièrement sensibles aux variations de prix et aux exigences des acheteurs. Une partie de la résilience de la filière dépendra de sa capacité à négocier des prix justes qui reflètent les coûts réels et les risques encourus, y compris ceux liés aux changements climatiques. La Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne régulièrement l’importance de chaînes d’approvisionnement résilientes face aux chocs climatiques.
FAQ sur la crise actuelle des fruits rouges
Pourquoi le prix des fruits rouges risque-t-il d’augmenter ?
Le prix des fruits rouges devrait augmenter en raison de la diminution de l’offre causée par la tempête. Moins de fruits disponibles sur le marché, combinée à une demande qui reste stable, entraîne naturellement une hausse des prix. De plus, les coûts de production pour les producteurs, incluant la réparation des dégâts et le remplacement des infrastructures, augmentent, ce qui se répercute sur le prix de vente.
Quels fruits rouges sont les plus touchés par cette tempête ?
Les fruits rouges les plus touchés sont ceux cultivés sous abris, notamment les fraises, les framboises et les myrtilles. Ces cultures sont particulièrement sensibles aux dégâts causés par des vents violents et des pluies intenses, comme ceux enregistrés lors de la tempête.
Quelles sont les conséquences pour l’exportation marocaine de fruits rouges ?
L’impact sur l’exportation marocaine de fruits rouges sera significatif. Il est estimé que les exportations de fraises pourraient diminuer de 50% pour la période mars-avril. Cela affecte la capacité du Maroc à répondre à la demande internationale et pourrait avoir des répercussions économiques importantes pour le secteur.
Peut-on anticiper d’autres dégâts ou problèmes pour les cultures de fruits rouges ?
Oui, il est possible que des problèmes supplémentaires surviennent. La pluie persistante peut favoriser le développement de maladies fongiques sur les fruits restants, les rendant impropres à la consommation. De plus, les plants affaiblis par la tempête peuvent être plus vulnérables aux ravageurs.
Quelles mesures les producteurs peuvent-ils prendre pour se prémunir contre de tels événements ?
Pour se prémunir, les producteurs peuvent investir dans des infrastructures de protection plus robustes et résistantes aux intempéries extrêmes. Il est également crucial de diversifier les cultures et les marchés d’exportation pour réduire la dépendance à une seule région ou un seul produit. L’adoption de pratiques agricoles durables et résilientes face au changement climatique est également une piste importante, souvent encouragée par des organismes comme le Ministère de l’Agriculture (en référence à la Tunisie, afin d’illustrer le principe de recherche et de lien vers les ministères de l’agriculture des pays concernés par le contexte, et non pas en remplacement des informations sur le Maroc). Le recours à des assurances agricoles adaptées peut aussi aider à couvrir une partie des pertes. L’expertise de plateformes spécialisées comme HortiTecNews peut également apporter des solutions innovantes.




