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concurrence deloyale importation : L’Union européenne (UE) franchit une nouvelle étape dans sa démarche de protection de ses producteurs face aux pratiques commerciales jugées abusives. En approuvant de nouvelles règles de défense commerciale, l’UE entend désormais identifier et contrer plus efficacement les importations réalisées à des prix artificiellement bas, souvent le résultat de subventions publiques et d’allégements fiscaux accordés dans les pays d’origine. Ce règlement, effectif dès le 20 décembre, promet de rééquilibrer les conditions de concurrence sur le marché unique.
Urve Palo, ministre du Commerce de l’Estonie, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l’UE, a souligné l’importance de ces nouvelles dispositions : « Les nouvelles règles seront cruciales pour faire en sorte que tous nos partenaires commerciaux vendent leurs produits à des prix non biaisés et pour respecter la concurrence loyale sur le marché ». Cette déclaration met en lumière la préoccupation croissante de l’UE face à une distorsion potentielle de la concurrence qui pénalise ses propres industries.
Lutte contre la concurrence déloyale importation : un cadre juridique renforcé
Le nouveau cadre juridique mis en place par l’UE apporte des modifications significatives par rapport aux réglementations précédentes. Il vise à simplifier les procédures d’enquête en éliminant la distinction complexe entre les économies dites “de marché” et celles qui ne le sont pas. Désormais, le même niveau de protection sera accordé aux producteurs européens, quelle que soit la nature de l’économie du pays exportateur. Cette harmonisation est essentielle pour garantir une application plus uniforme et plus juste des mesures de défense commerciale.
Pour évaluer les distorsions de concurrence, l’UE prendra en compte une série de critères objectifs. Ces derniers incluent les politiques publiques mises en œuvre dans les pays d’origine, l’indépendance du secteur financier, et la présence d’entreprises publiques qui pourraient bénéficier d’avantages indus. Cette approche multidimensionnelle permet d’identifier plus finement les pratiques susceptibles de fausser la concurrence, allant au-delà de la simple constatation de prix de vente inférieurs aux coûts de production.
Un aspect particulièrement important de ce nouveau règlement concerne le renforcement de la législation contre les subventions. Désormais, si des subventions sont identifiées au cours d’une enquête en cours, des taxes à l’importation pourront être appliquées en plus des tarifs douaniers classiques. Cette mesure vise à dissuader les pratiques de subventionnement qui créent un avantage compétitif déloyal pour les entreprises étrangères.
La procédure de plainte reste similaire, reposant sur les entreprises européennes pour signaler les cas de concurrence déloyale importation. Ces entreprises pourront s’appuyer sur les rapports de la Commission européenne (CE) pour étayer leurs dossiers, rendant ainsi le processus d’enquête plus robuste et mieux documenté. Le texte officiel de ces nouvelles règles sera publié au Journal officiel de l’UE le 19 décembre, marquant ainsi une étape formelle dans leur entrée en vigueur.
Le Conseil a tenu à préciser que cette nouvelle législation s’inscrit en parfaite conformité avec les obligations internationales de l’Union européenne, notamment dans le cadre juridique de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette démarche vise à renforcer la crédibilité et la légitimité des actions de l’UE sur la scène commerciale mondiale.
Les pressions mondiales sur la concurrence déloyale importation
La décision de l’UE de renforcer ses mesures de défense commerciale s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une intensification de la concurrence. De nombreux pays, y compris ceux qui bénéficient de coûts de production plus bas, cherchent à accéder aux marchés européens. Cependant, lorsque cette concurrence repose sur des pratiques artificielles telles que les subventions cachées, les allégements fiscaux ciblés, ou le dumping, elle peut menacer la viabilité des filières agricoles et industrielles européennes. Le prix de vente de certains produits importés peut ainsi être artificiellement abaissé, rendant difficile pour les producteurs locaux de rivaliser, même avec une efficacité et une qualité supérieures. Cette situation affecte non seulement les marges des agriculteurs, mais aussi la pérennité de l’emploi et le maintien d’une production locale diversifiée. La surveillance de la concurrence deloyale importation est donc devenue une priorité stratégique pour garantir une économie européenne résiliente et compétitive.
Défis agronomiques et économiques de la concurrence déloyale importation
Au-delà des aspects purement commerciaux, la concurrence deloyale importation pose des défis agronomiques et économiques significatifs pour les producteurs européens. L’agriculture est un secteur intrinsèquement vulnérable aux variations des coûts de production. Les agriculteurs européens sont confrontés à des contraintes réglementaires strictes en matière environnementale, sanitaire et de bien-être animal, qui engendrent des coûts supplémentaires. De plus, l’approvisionnement en intrants tels que les engrais, les semences ou l’énergie peut être soumis à des fluctuations de prix importantes, exacerbées par des événements géopolitiques ou des politiques nationales dans les pays producteurs. Face à ces réalités, une concurrence deloyale importation, où les produits étrangers bénéficient d’aides indirectes ou directes, crée un désavantage compétitif criant. Les agriculteurs se retrouvent dans une situation où leurs efforts pour optimiser leurs exploitations et réduire leur stress hydrique ou leurs coûts énergétiques sont annihilés par des prix d’importation qui ne reflètent pas les coûts réels de production. La question du prix de revient devient alors centrale : quel est le coût réel de production d’un bien, et comment les subventions peuvent-elles le masquer ?
Comprendre la dynamique du “Coût Prix” face à la concurrence déloyale importation
La différence entre le coût de revient et le prix de vente est au cœur de la problématique de la concurrence deloyale importation. Le coût de revient, pour un producteur européen, englobe l’ensemble des dépenses nécessaires à la production : main-d’œuvre, semences, engrais, eau, énergie, amortissement du matériel, assurance, et respect des normes environnementales et sanitaires. Ce coût est souvent élevé en raison des standards européens. Le prix de vente est ensuite fixé en tenant compte de ce coût, des marges nécessaires pour assurer la pérennité de l’exploitation, et des conditions du marché. Dans le cas d’une concurrence deloyale importation, des entreprises étrangères peuvent vendre leurs produits à un prix inférieur au coût de revient de leurs concurrents européens, voire inférieur à leur propre coût de production réel, si elles bénéficient de subventions déguisées ou d’autres avantages économiques de la part de leur gouvernement. Cette stratégie, souvent qualifiée de dumping, vise à gagner des parts de marché à tout prix. Les nouvelles règles de l’UE visent précisément à identifier et à quantifier ces subventions pour pouvoir réagir de manière adéquate. Il ne s’agit pas d’empêcher les échanges commerciaux, mais de s’assurer que ces échanges se déroulent dans un cadre de concurrence loyale, où chaque acteur supporte les coûts réels de sa production. HortiTecNews suit de près ces évolutions.
Les alternatives pour les producteurs face à la pression du marché
Face à ces pressions concurrentielles, les producteurs européens explorent diverses stratégies pour renforcer leur compétitivité et leur résilience. L’innovation technologique joue un rôle clé, que ce soit dans l’optimisation de l’utilisation de l’eau et des intrants grâce à l’agriculture de précision, ou le développement de nouvelles variétés plus résistantes aux maladies et au stress climatique. La diversification des productions et des marchés est également une piste à explorer pour réduire la dépendance à un seul produit ou à une seule zone géographique. Le développement de circuits courts et la vente directe permettent aux producteurs de mieux maîtriser leurs prix et de créer un lien de confiance avec les consommateurs. La labellisation et la valorisation des signes de qualité (AOC, AOP, labels bio) aident à différencier les produits et à justifier un prix plus élevé, en mettant en avant l’origine, le savoir-faire et le respect des normes européennes. Enfin, une meilleure organisation collective au sein des organisations de producteurs permet de mutualiser des moyens, de négocier de meilleures conditions d’achat et de vente, et de défendre plus efficacement les intérêts des agriculteurs. Le soutien de politiques agricoles européennes et nationales qui prennent en compte ces enjeux est fondamental. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) œuvre pour un système alimentaire mondial plus juste et durable.
FAQ sur la crise actuelle
Pourquoi le prix de la concurrence déloyale importation semble-t-il si bas ?
Le prix de la concurrence deloyale importation est souvent artificiellement bas car les produits bénéficient de subventions publiques, d’allégements fiscaux ou d’autres aides dans leur pays d’origine. Ces avantages ne sont pas toujours reflétés dans le prix de vente final, créant un désavantage pour les producteurs qui doivent supporter l’intégralité de leurs coûts de production.
Quels types de pratiques sont considérés comme de la concurrence déloyale importation par l’UE ?
L’UE considère comme de la concurrence deloyale importation les pratiques telles que le dumping (vente à perte), le versement de subventions par les gouvernements étrangers qui faussent la concurrence, ou encore des politiques fiscales ou industrielles qui donnent un avantage indu aux exportateurs.
Comment les nouvelles règles de l’UE vont-elles aider les producteurs ?
Les nouvelles règles visent à identifier plus facilement et plus rapidement les pratiques de concurrence déloyale. Elles permettent d’appliquer des mesures correctives, comme des taxes à l’importation supplémentaires, afin de rééquilibrer les conditions de concurrence et de protéger les producteurs européens contre les importations à prix abusivement bas.
Les nouvelles règles de l’UE affectent-elles tous les pays importateurs ?
Non, les règles s’appliquent aux importations provenant de tous les pays tiers. L’UE cherche à garantir une concurrence loyale sur son marché, quel que soit le pays d’origine, en s’assurant que les prix de vente reflètent les coûts de production réels et les normes en vigueur.
Qu’est-ce que le dumping ?
Le dumping est une pratique commerciale consistant à vendre des produits sur un marché étranger à un prix inférieur à celui pratiqué sur le marché intérieur, ou inférieur au coût de production, dans le but de gagner des parts de marché.




